Eklablog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Publicité

♪ Light up the sky – yellow card ♪

 

Soudain, et alors que les deux amoureux se préparaient à échanger un tendre et langoureux baiser, Wilfrid pénètre timidement, mais brusquement, dans la chambre de son ami musicien, après avoir toqué un simple et rapide petit coup sur la porte de celui-ci.

— Tu pourrais attendre qu'on te dise d'entrer ! Le gronde immédiatement Eva en le fusillant aussitôt du regard, frustrée.

- 1024 -

— Hey ! Salut, Raph' se contente d'hausser les épaules Wilfrid en se fichant complètement de ce qui vient de lui être sermonné ; non, mais pour qui se prend-elle, cette idiote, à oser hausser le ton ainsi sur lui ? Comme s'il n'y avait qu'elle qui avait le droit de prendre ses aises dans la chambre du TroubleMaker malade ! Non, mais où peut bien aller le monde, diantre, qu'il pourrait grogner, tant sa lassitude est grande.

- 1024 -

— Salut Wil, soupire Raphaël en retour et à son ami, un peu gêné par l'ambiance désagréable et glaciale qui est en train de dégringoler dans la pièce.

- 1024 -

— Ça va mieux ? Reprend Wilfrid en se rapprochant du lit de son comparse, — tu sors quand ? Il faut vraiment que tu viennes aux répétitions, le prochain festival approche à grands pas et on y aura peut-être un passage. Bon, rien n'est encore sûr, mais Erwan a pu nous arranger un peu l'affaire avant de se faire shooter, alors on a une petite chance de...

- 1024 -

— AVANT DE SE FAIRE QUOI ?!! bondit immédiatement Eva de son siège, furibonde et choquée d'entendre le guitariste parler ainsi de son beau-père actuellement entre la vie et la mort, — tu parles pas comme ça de lui, pauvre con ! Je vais t'apprendre à le respecter un peu, moi !

— Mais ferme ta gueule, Eva, d'où tu me causes, d'abord ? Renvoie Wilfrid à la jeune femme, l'air dédaigneux, — je suis venu voir Raph ', alors t'es mignonne et tu t'assoies dans un coin de la pièce pour faire du tricot et tu te fais oublier, thanks !

— Oh, tu te calmes Wil, intervient calmement Raphaël, mais avec cependant une pointe de sévérité, — tu te prends pour qui de lui parler comme ça ?!

- 1024 -

— Sérieusement, tu pourras sortir quand, tu penses ? Redemande encore Wilfrid, ignorant complètement le sujet « Eva », — ce deuxième festival serait l'apothéose pour le grou...

« Your making choice to live like this, And all of the noise, I Am Silence.»

« Tu as fait le choix de vivre ainsi, parmi tout ce bruit, ces gens indifférents, je suis la personne qui observe en ne disant généralement rien. »

- 1024 -

 — DEGAAAAAGE ! Crie brusquement Eva pour interrompre la tirade de Wilfrid, avant de fondre telle une furie sur le jeune brun pour l'attraper avec fermeté par ses vêtements afin de le pousser violemment vers l'extérieur de la chambre de son petit ami, le tout en l'incendiant avec haine,

« We already know how it ends tonight, You run in the dark through a firefight.

And I would explode just to save your life »

« Et on savait tous comme cela se terminerait un jour, tu cours dans l'obscurité, esquivant les balles. Mais je te sauverais »

- 1024 -

— Dégage ! Dégage d'ici tout de suite, casse toi, connard !!

« Yeah I would explode. »

— Eva ?! Arrête! Qu'est-ce qu'il te prend?!! Tente de tempérer Raphaël de son lit et d'une petite voix faible,

- 1024 -

— Tu vas t'en prendre une Eva, fais bien attention, menace froidement Wilfrid après s'être fait pousser dans le couloir par la concernée qui continue de le gronder, l'insulter,

 « Let me light up the sky, Light it up for you. »

« Laisse-moi illuminer le ciel, je l'illuminerais pour toi .»

— Oubliez-le un peu ! Vous n'êtes vraiment qu'une bande d'incapables bons qu'à l'exploiter, tous autant que vous êtes ! Tu ne vois pas qu'il est malade, vraiment MALADE ?! Alors, foutez-lui la paix ! OUBLIEZ LE MER... continue de grogner Eva avant de se stopper brusquement pour avoir un mouvement de recul devant la main de son interlocuteur qui vient de se lever subitement en l'air,

« Let me tell you why, I would die for you. Let me light up the sky. »

« Laisse-moi te dire pourquoi, je pourrais mourir pour toi. Laisse-moi te montrer comment j'illumine le ciel pour toi. »

— Quoi ? Tu veux me frapper ? C'est ça ? Qu'elle provoque alors, fixant furieusement son interlocuteur, tout en le poussant une nouvelle fois en arrière — alors, viens, vas-y, frappe-moi ! J'ai pas peur de toi, alors viens, viens te battre, viens! Viens ! Je t'attends ! Viens, tocard !

— Je m'en tape de toi, réplique Wilfrid, en proie à une profonde frustration de se faire provoquer ainsi, — je ne suis venu que pour parler à mon pote, qu'il rappelle d'une voix glaciale, — alors pousse toi un peu connasse, ou je vais vraiment devoir te décalquer contre le mur ! qu'il termine par menacer, les poings serrés, et avec nervosité.

« I just wanna be where you are tonight. I run in the dark looking for some light »

« Tout ce que je veux, c'est être avec toi, ce soir. Je cours dans l'obscurité, à la recherche d'un peu de lumière »

— Vas-y alors ! Parce qu'avant de l'approcher, tu devras me passer sur le corps ! C'est fini désormais Wilfrid, si tu ne l'avais pas encore compris! Je ne le laisserai plus jamais pourrir avec vous ! Il est à MOI ! Et avec MOI !

« Let me light up the sky, Light it up for you. Let me tell you why, I would die for you. »

— Raph...? Marmonne Wilfrid suffisamment fort pour que le concerné l'entende de son lit ; facile, la porte de sa chambre est grande ouverte et l'esclandre des deux compères se répand lentement dans le couloir de l'hôpital et dans les chambres avoisinantes ; les jeunes de nos jours ne savent plus se tenir, décidément, et Wilfrid espère que son ami malade prenne désormais sa défense face à sa furie hystérique de petite amie qui est en train de le traiter publiquement, comme un moins que rien, un vulgaire déchet qui aurait moins sa place ici qu'elle. Il en déglutit d'agacement et de douleur de s'imaginer moins important qu'une fille.

— Au revoir, Wil, soupire Raphaël pour unique réponse à son ami, tout en se renfonçant dans son lit pour souffler avec lassitude et dégoût — quand je sortirais d'ici, on te préviendra, si Eva le désire, qu'il termine sans gentillesse pour enfoncer dans le crâne de l'un de ses meilleurs amis que lui aussi, désormais, a choisi ses priorités.

C'est donc sans un mot de plus que Wilfrid tourne les talons pour s'enfuir de l'hôpital, plus furieux et humilié que jamais. Il n'en revient pas, de la manière dont « elle » l'a traité, et dont « lui », a laissé faire et c'est à ce moment-là qu'il se souvient des paroles de son frère ainé, que ce ne sont pas les hommes qui dirigent le monde, mais bel et bien les femmes qu'ils ont derrière eux ; ces vipères impitoyables...

Publicité
Tag(s) : #sooner or later
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :