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*

 

Peu après, Jun est de retour dans le hall menant à sa chambre ; Keichi l’a laissé pour retourner vaquer à ses occupations de souverain. Ils iront voir les armées le lendemain, « — rien ne presse, de toute façon », lui a fait le blondinet avec un sourire.

Evaï est allongée sur le lit du couple, lorsque Jun pénètre dans leur chambre ; vivement, elle ferme le livre qu’elle était en train de dévorer en attendant son retour, en s’exclamant ; — Aaaah enfin !! Je commençais à m’inquiéter moi, tu sais !!

 — Faut pas, mon cœur, lui sourit le jeune homme en la regardant s’extirper du lit, pour venir a sa rencontre.

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— Tu as l’air fatigué, s’étonne la jeune fille en dévisageant son petit ami avec suspicion, — ça va toi ? Tu étais où ?

 Il va devoir mentir, vu que Keichi lui a formellement interdit de lui parler du « secret d’Octavia ».

— Ça fait quelques nuits que je dors mal, trouve-t-il rapidement comme excuse.

 — Allonge-toi alors, lui sourit Evaï avec compréhension — moi je vais chercher la salle de bain, j’ai besoin de faire un brin de toilette !

 — Étage en dessous, lui apprend aussitôt Jun — porte du milieu à ta gauche quand tu descends !

— Oh, mais c’est que tu connais ce palais comme ta poche dis moi, sourit Evaï avant de se mettre en chemin, pendant qu’il s’assoit sur leur lit, en lui souriant ; — reviens vite !! Tu me manques déjà et j’ai besoin d’un câlin...

 — J’en ai même pas pour dix minutes !! lui affirme-t-elle tout sourire, en disparaissant enfin dans le hall.

 

Et c’est vrai.

 Il ne lui faudrait normalement pas plus de dix minutes pour descendre dans la salle d’eau afin de faire un brin de toilette.

 À condition bien sûre que rien ne la freine...

Sur le coup, elle ne sait pas trop quoi penser de sa présence devant elle. Keichi est planté devant le téléporteur qui sert d'ascenseur pour joindre cet étage et celui d’en haut.

À croire qu’il était en train d’attendre quelqu’un.

Elle ?

Aucun mot, aucun murmure ne s’échappent de sa bouche et son silence pétrifie rapidement la jeune fille. 

 Décidément, elle ne supporte pas cette espèce de roi manipulateur et vicelard.

Elle prépare ses mots pour lui cingler une ou deux répliques afin de lui faire comprendre qu’il faut qu’il se pousse de son chemin, et vite... Il va comprendre à qui il a affaire, cet empaffé.

 Mais tout se passe si vite, sûrement pendant moins de dix secondes ; les mains de Keichi s’illuminent étrangement...

Evaï n’a vraiment pas le temps de remarquer quoi que ce soit que le tout ce qui l’entoure s’obscurcit déjà...

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 Un coup.... Non, une violente attaque.

  Son corps est lourd, soudain très lourd.

Il semble vouloir chuter sur le sol ; elle veut l’en empêcher en ordonnant à ses jambes de rester droites... En vain, elle est déjà à genoux sur le carrelage de ce hall glacé, devant cet être impitoyable.

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Péniblement, elle lève la tête en clignant des yeux, pour dévisager avec mépris son ennemi, cette espèce de fourbe... Il est le mal incarné, elle le savait...

 

 

*

 

 

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Pendant ce temps, Jun se prélasse devant la télévision de sa chambre en attendant impatiemment le retour de sa petite amie ; qui est partie depuis maintenant plus de vingt minutes.

 s’ordonne-t-il en pensées.

Mais il n’aura pas à se déplacer vu qu’il entend soudain la porte de la chambre s’ouvrir, poussée par sa rouquine préférée.

Rapidement il tourne la tête vers elle pour lui offrir un doux sourire, tout en agitant les mains dans sa direction pour lui faire comprendre qu’il veut qu’elle lui saute dessus, maintenant et toute de suite !

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Cependant, son adorable petite amie ne semble pas décidée à lui faire ce plaisir, vu qu’elle s’immobilise à côté du lit pour le dévisager étrangement, avant de se mettre à râler ;

— Je veux rentrer à la maison, ça me gonfle d’être ici.

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Évidemment, Jun ne comprend pas cette soudaine réaction ; il se redresse donc sur son lit pour se retrouver face à sa dulcinée et la questionner ; — Mais... mais pourquoi ? On s’était mis d’accord et....

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Sans attendre, Evaï l’interrompt brutalement, stressée ; — Parce qu’on a rien à fiche ici ! Nous sommes Eterniens et les Octaviens sont nos ennemis ! Alors je veux rentrer.

Bien sûr, Jun est blessé par cette réaction ; après tout ce qu’il a tenté pour la retrouver, la récupérer, la ramener ici afin de l’avoir à ses côtés...

Il se sent vexé.

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— Au revoir alors.... moi je t’ai dit que j’avais quelque chose a faire ici, alors je reste... J’ai encore rêvé de la scène bizarre pendant que je m’assoupissais devant la télé, tu sais... C’est bien un signe quand même ! 

— Mais je m’en fiche de tes rêves et fantasmes idiots ! Le cingle Evaï, les mains sur les hanches et l'air agacé  je sais même pas pourquoi je t’ai suivi ici, car tu es fou à lier ! J’ai bien réfléchi Jun et j’ai décidé de ne plus te suivre dans tes bêtises.

 — Alors, va-t'en ! Lui ordonne maintenant Jun, presque dans un cri de désespoir, les dents serrées, la gorge nouée et les yeux humides. — Va t'en et bon vent!

Immédiatement et sans dire un mot de plus, elle lui obéit ; faisant volte-face pour se retourner et reprendre la porte qui mène au hall.

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Tag(s) : #Das rad des schicksals
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