
Une fois Romain et Tiphanie partis, Claire craque,
– J...J’ai détruit le groupe…
Jonathan : Non, tu as mis le coup de grâce, mais tu l’as pas détruit. On n’arrêtait pas de se disputer pour n’importe quoi et pour n’importe quel sujet !
Claire : Ne dis pas de bêtises !!! J’ai tout détruit, sans ça, on aurait pu continuer, oh mon Dieu, pardon, pardon, JO, pardon, j’ai trop honte. Qu’est-ce que je peux faire pour réparer tout ça, s’il te plaît, dis-moi quelque chose, et je m’exécuterai sur-le-champ, pitié, donne-moi une solution, je ferai n’importe quoi…
Agacé, Jonathan se rapproche et l’attrape vivement par la taille,
— Ça suffit maintenant, tu n’es pas responsable de cette situation. Ce groupe était voué a l’échec, ou uniquement voué a jouer les samedis soirs sur des places désertes ! alors, arrête de faire la victime et tourne la page.

Claire, en s’effondrant sur lui : Je dois réparer ce gâchis, je vais lui parler, je vais me jeter à ses pieds, je vais m’excuser jusqu’à en perdre la voix, je vais réparer tout ça, Jo…
Jonathan : Non ! Ben est fier, il va t’en coller une, et s’il te touche, je vais devoir le frapper, on va se battre, il va avoir mal… Parce que je suis le plus fort !!!*rire* Tu veux que Ben ait mal ?
Claire : Arrête de rigoler, aide-moi plutôt à sauver notre groupe…
Jonathan : Et si je n’ai pas envie de le sauver ?
Claire, surprise : P..Pardon..? Comment ça ...?

En guise de réponse, il la retourne et l’embrasse sensuellement dans le cou. Il la caresse avec une grande tendresse, mais aussi d’une façon de plus en plus audacieuse…
— On laisse tomber ce groupe de bras cassés Claire… On se met ensemble… Murmure-t-il en descendant son haut pour pouvoir lui caresser les seins...
Claire, rougissant, à la fois gênée, mais aussi émoustillée, parce que c’est lui : J...Jo....
Il se réjouit de voir qu’elle apprécie ce qu’il fait de ses doigts agiles. Il se penche maintenant vers ses seins pour les lécher délicatement, tout en glissant ses mains sous sa jupe.
Claire : N...Non....Jo…Arrête.... Gémit-elle en retirant les mains du jeune homme de sa culotte. J...Je t’en prie....
Jonathan, blasé et irrité, se tient droit devant elle, la lâchant.
— Je ne comprends pas… Normalement j’ai du succès avec les filles, pas une ne me résiste, mais la seule que je désire réellement, bah c’est celle qui ne veut pas de moi !
Effondrée, Claire se met à pleurer, la tête posée contre son torse
— T...Tu es le type le plus génial qui n’ait jamais existé.... C’est la raison pour laquelle… toutes les filles te veulent. M..Mais moi j’ai tellement peur de te perdre, que je préfère te garder comme meilleur ami.... On connait le topo des histoires d’amour, hein…Je ne veux pas prendre ce risque… Je ne prendrai jamais le risque de te perdre…Pas toi…
Jonathan, soupire : Moué…

Voyant les nombreuses larmes de sa jeune amie, il lui passe un bras autour des épaules afin de la consoler,
— Allez, on arrête de pleurer, vilaine fille ! on arrête ! Gentille Clio, gentille !
Claire, renifle puis sourit : Mais que tu es bête.. ! M..Merci de ne pas m’abandonner....Sans toi, je ne suis personne…Et…Et je vais aller parler à Ben, je dois lui parler, quitte à dormir devant la porte du local…
Jonathan : Mazette, tu es têtue, dis donc ! Mais je vais te laisser faire, OK, car je crois que, tant que tu ne l’auras pas fait, je n’aurai pas la paix avec cette histoire !
Claire, rit : Je crois aussi !
Jonathan : Je rentre alors, tu m’envoies un SMS quand tu as fini de lui parler ?! Et tu me racontes ce qui s’est dit !! .....Moi commère ?? Jamais !! …Enfin, peut-être un tout petit peu....*rire*
Claire, sourit : d’accord, ça roule !!
Jonathan s’éloigne vers le porte-manteau pour récupérer sa veste.
— Bon, alors, je me casse, adieu ! *rire*
Claire, rit en s’essuyant les yeux : À ce soir mon chou *rire*

Une fois Jo parti, je m’avance vers la porte du local. Je ressens une peur atroce : il est là-dedans, seul. Il ne joue pas, puisque je n’entends plus de musique. Je suppose qu’il est assis sur le canapé…
— Benoit ?
…
…
— Ben s’il te plaît, ouvre-moi…
…
…
— Colle-moi une tarte si ça peut te défouler, mais ouvre cette porte, je t’en prie…
J’attends quelques secondes, mais il ne me répond pas....
— Ben, tu es lâche !! Viens m’en coller une pour exprimer ta haine, mais ne m’ignore pas !!
Mais seul le silence me répond.... Il me provoque… Ça doit l’amuser, je suppose…
— Je sais qu’on dit que l’indifférence est le pire des mépris, mais quand même.....
J’attends une réponse, mais toujours rien....
— Ben… Qu’est-ce que je dois faire pour obtenir ton pardon ?? Tu veux que je campe ici toute la nuit ?? J’en suis capable, tu sais !! Même si ça caille !!
Il me snobe toujours....

Vu qu’il se montre têtu, et que je partage son trait de caractère, je m’assois sur le sol et m’adosse au mur le plus confortablement possible… Autant que je sois à l’aise si je dois passer la nuit ici.
— Pourquoi tu as rejeté la Musika Ben ? Tu dois assumer ta part de responsabilités dans l’histoire. Merde quoi ! Tu crois que je n’aimerai pas un bel album avec écrit E&D dessus ?? Ça aurait été géant !! Pourquoi tu ne le voulais pas ça toi ?? POURQUOI merde !!
Qu..Qué.. Pendant que je cause, je vois mon Single passer sous la porte du local…
Il se fout de ma gueule !!! J’attrape alors le CD avec rage et je le casse en deux, avant de le lui renvoyer sous la porte.
— Je m’en fous de ce Single, si tu n’as pas encore compris ça !
Il ne répond toujours pas… Il me saoule… Si j’étais un mec, j’aurai bien défoncé cette porte....

Je garde le silence ; je reste figée sur le sol glacé, oui, parce que ça meule sévère en fait. Normalement, on ne reste pas longtemps dans le couloir, donc on ne s’en rend pas vraiment compte. Mais maintenant, je peux le dire, purée, ça caille le couloir du local !
Je regarde le porte-manteau, je me lèverai bien pour attraper ma veste, mais j’en ai même la flemme, je n’en ai même pas l’envie, mon corps fait la gueule, il veut rester assis sans bouger.
Et les minutes passent, il ne répond toujours pas…
Je m’ennuie, alors j’essaie de trouver des trucs à regarder pour m’occuper les yeux, le porte-manteau, la porte....
Le mur…
Ce mur laisse à désirer…Ça fait prison, c’est moche, c’est gris…

Une heure s’écoule… La nuit s’installe progressivement…
Oui, le silence total règne depuis une heure ; je me tais et j’accepte de passer ma nuit ici !
Ça pue l’huile de vidange, mais c’est pas grave… !
Au bout de quinze autres minutes, Benoit ouvre enfin la porte, doucement, parce qu’il a remarqué que quelque chose la bloque…
— Allez.... Entre.... T’es pas bien de camper dans ce couloir gelé…
Claire : Tiens, un Benoit !
Blasé, il retourne à l’intérieur du local, sans dire un mot de plus.

Je rentre donc dans le local, je m’attends à recevoir une baffe, car il se tient là, devant moi, il me fixe, je me sens mal.......
— Ben… Que puis-je faire pour obtenir ton pardon ? J...Je me tiens prête à acheter tous mes Singles de ma poche, pour tous les foutre dans une cheminée…
Je le regarde, il rit d’un air moqueur, avant d’enchaîner,
— Ça fera plaisir à la Musika, tu vas leur donner un paquet de pognon si tu pars acheter toi-même tous tes CD !
Évidemment !
Claire : J..Je sais.... Je disais ça pour te dire que je ferais tout pour que tu me pardonnes… Je n’ai jamais voulu d’une carrière solo.... J... Je ne sais pas ce qui m’a pris avec ce CD, je pensais que je pouvais le sortir discrètement, et que ça ne gênerait pas notre groupe…
Benoit : C’est lâche d’avoir agi dans notre dos…
Claire : J..Je sais !... M…Mais j’avais peur de te le dire....
Benoit, en s’asseyant sur le canapé : Bah… de toute façon, en réfléchissant, c’est ma faute à moi tout ça, j’ai refusé la Musika, j’ai bridé vos rêves et vos ambitions… Toi, en fait, tu t’es juste rebellée intérieurement face à mes choix, et c’est plutôt honorable....
Claire, surprise : Dis pas ça, oh.... C’est ma faute à moi… Le groupe vient d’exploser par ma faute à moi....
Benoit : Non, c’est ma faute à moi, a mon caractère de merde....Tu as bien fait de produire ton CD… Pour qui est-ce que je me prends après tout ?.... Je me sens trop naze....
Claire : Mais arrête !!! Ça ne va pas la tête de dire des trucs pareils ??
Benoit : Pardonne-moi d’avoir balancé ton single à la gueule ; je ressentais une rage folle, paniqué à l’idée que tu finisses par nous lâcher et te barrer en solo… Je te considérais comme une arriviste qui voulait juste se booster avec le groupe, puis s’envoler seule… J’ai franchement honte, et ce soir, c’est moi qui t’implore de me pardonner… Même si E&D c’est fini…

Claire : E&D ce n’est pas fini !! Ne dis pas n’importe quoi !! Regarde, leur matos est encore là. Demain, tout le monde va revenir, et la vie va continuer comme d’habitude !
Benoit : On a eu des mots violents là quand même, c’est une entaille de plus à notre cohésion.... Je ne possède pas le caractère nécessaire pour fonctionner en groupe, alors que je voulais le monter haut, ce E&D, faire de grandes choses, et je l’ai moi-même détruit, pouah, si tu savais comme je me déteste.... En plus je me considérai lead d’E&D, c’est a mourir de rire....
Claire, en s’asseyant à côté de lui : Ça suffit maintenant, arrête de te dévaloriser. Tu es le pivot du groupe, c’est toi qui as réuni tout le monde, c’est toi qui as écrit toutes mes chansons, c’est toi qui corriges nos partitions, alors arrête de te dévaloriser ! Les autres vont revenir, alors arrêtes de dire n’importe quoi s’il-te plaît… On dit qu’on repart à zéro ?
Benoit, soupire : si tu veux… Mais alors c’est toi le chef maintenant, le type de la Musika a raison, le chef c’est le chanteur, et le groupe tourne autour. Alors c’est toi le chef, tu donnes les ordres.
Claire, ironique : Tu te moques de moi là ?
Benoit : Nan, tu veux qu’on bosse avec la Musika ? Alors banco. Tu as parlé, tu as décidé. Tu peux aller voir Ash Landers, en disant que E&D marche avec lui.
Claire : sérieux ???
Benoit : Ouèp.
Claire : Hey, mais je ne suis pas le chef, hein, on est tous chefs !! Je n’aime pas le mot-chef, c’est moche ! Quand on doit décider un truc, on se concerte et on fait un vote !! On dit qu’on est 5 chefs !! D’accord ??
Benoit : OK, ça roule.

Le lendemain, dans la petite maison Bizentro, Solène est toujours pendue à son téléphone portable.
— Mais non, je le prends pas mal… Pas de problèmes… Si tu penses que c’est mieux comme ça…Je vais te laisser alors… Je dois sortir avec mon père cet aprèm… Bisous, et bonne journée…

Après avoir raccroché, et remit son téléphone portable dans sa poche, la jeune fille se dirige vers son père, qui semble très occupé a confectionner plusieurs sandwichs.
— Tu as le bonjour d’Alex et Lidie papa.
Vincent : Ah cool ! Tu leurs diras bonjour pour moi aussi !
Solène, tristement : Ca sera difficile car Alex va surement moins m’appeler maintenant… On vient de rompre…
Vincent : Je suis désolé… Méchant Alex… Il sait pas ce qu’il perd !!
Solène, soupire : D’après lui, on ne vit plus ensemble, on suit pas nos cours au même endroit, donc trop de choses nous éloignent, donc le mieux c’est d’en finir, selon lui. C’est la deuxième fois que je tombe amoureuse, et que je me fais larguer comme une merde. Je vais finir par entrer au couvent. L’amour ça doit pas être un truc pour moi…
Vincent, rit : Tu as le chic pour choisir de ces petits copains aussi…Le petit blond qui se barre en Allemagne… Pas mal !... Alex qui crèche sous le même toi que toi… Pas mal !.. Et Alex, on sait ce qu’il vaux avec les filles hein… Je me demande comment tu as pû tomber enter ses griffes d’ailleurs !
Solène : Oh ça va hein… Il était là quand j’ai perdu Cédric…
Vincent, sourit : Tu es belle et intelligente, alors tu trouveras un mec bien.. Tu n’as pas de soucis a te faire la dessus ! Tu as tout hérité de ton génialissime papa ! *rire*
Solène, rit : Et modeste avec ça !!

… Dans la petite maison Bizentro…
Vincent : Bon tu te magnes Sol ?! Ca va faire 10 minutes là !!
Solène, de la salle de bain : Ouuui deux minuuuutes, j’arriiiiiiive !!
Vincent : Tu vas pas non plus au bal danser, alors c’est pas la peine de passer en mode « pot de peinture » hein !!
Solène, vexée : « Pot de quoi » ??? Pfffft !!!

10 nouvelles minutes plus tard, la jeune fille sort enfin de son antre,
— Bah voilà, j’ai fini !!
Vincent : Youuuh la la, youuuh la laaaa !!
Solène, éclate de rire : Eeeeuh, tu danses le Hula ?!?
Vincent : Youuuh la laaaa, Youuuuh laaa laaaaaaaaa !! Bah quoi ? Faut bien s’occuper !! Youuuuh laaa laaaaaaaaa !!! Youuuuh laa laaaaaaaaaa !!!
Solène : Tu as un sacré déhanché mine de rien mon papounet !! Tu ferai presque une parfaite danseuse étoile… *rire*
Vincent, redevient sérieux et se prépare a sortir de la maison : Bon allez assez rigolé, je perd toute crédibilité face aux lecteurs là, alors en route mauvaise troupe !!

Vincent, agacé par une longue heure d’attente, assis sur ces chaises en bois, qui sont tout sauf confortables,
— Dans 5 minutes on se barre !! Mère ou pas mère !!
Solène, génée : Je suis sûre qu’elle va arriver… Elle a sûrement de bonnes raisons d’être en retard, tu sais bien que c’est pas son genre…
Vincent : Sisisi c’est son genre !! Elle a jamais été ponctuelle !! Jamais !!!

Soudain, la jeune fille fixe avec intérêt la porte battante du centre commercial…
Solène : Bah tu vois, la voilà… Tu peux t’arrêter de raler maintenant…
Vincent, en jetant un oeil furtif vers l’entrée du centre commercial,
— Ah oué… Enfin !! A la bonne heure !! C’est pas trop tôt !! Alleluya !!!
Solène, en se levant précipitemment de sa chaise,
— Arrêtes de raler et viens dire bonjour !!!
Vincent, ironique : Elle va attendre une heure avant que je lui dise bonjour !! BWAHAHAH !!
Mais l’adolescente ne l’écoute plus raler, et se précipite en courant vers sa mère…

Quelques secondes plus tard, les deux se tombent dans les bras l’unes de l’autres, pendant plusieurs minutes, avant de se lâcher enfin…
Solène : Oh tu as pas beaucoup changé !! A part tes cheveux qui ont poussés je trouve !!
— C’est gentil, mais je sais que j’ai pris un coup de vieux *rire* Toi par contre tu es toujours aussi jolie ! Tu auras pleins de choses a me raconter, les amours et tout et tout… On a beaucoup de temps a rattraper…
Solène, sourit : Papa est là !! Faut que tu lui dises bonjour, il arrête pas de raler parce-que tu es en retard… Tu le connais…
— Oui… J’ai eu quelques empêchements… Oui je le connais *rire* Il est la patience incarnée !!

Solène, chuchote : Je l’entend arriver !! Il devait attendre une heure mais en fait… *rire*
— Oh la méchante qui se moque de son papa !!
Vincent, arrivant vers elles : Salut !!! Alors Margaret, la ponctualité, on sait toujours pas ce que c’est hein !!
Solène, boudeuse : Papa !!
Vincent, levant les yeux au ciel : Quoi ??? Une heure de retard quoi !! Une heure !!
Margaret, sourit puis s’avance vers le raleur : Je suis désolée Vincent, j’ai eu un empêchement de dernière minute… Je te présentes toutes mes excuses !
Vincent, boudeur : Evidemment, tu allais pas dire, « oué en fait euuh je me touchais sous ma douche, et j’ai pas vu le temps passer !!! »
Margaret, rit : Tu n’as pas changé décidément… !!
Vincent : J’aurai du ? Je te rassures, toi non plus, tu n’as pas changé !!
Solène : Elle a les cheveux longs maintenant, et c’est plus joli, tu trouves pas ?? Dit-elle pour calmer l’atmosphère, et peut-être essayer de faire réaliser a son père la beautée de sa mère.

Vincent : Moué....
Solène, les yeux implorant : Papouneeet j’ai quelque chose a te demander…
Vincent : Oooouh, j’ai peur....
Solène, enchaîne : papounet, s’il-te-plaît, s’il-te-plaîs, est-ce que maman peut passer quelques jours a la maison avec nous, je t’en priiiies... On a presque pas parlé, ça serai super top… Tu serai le meilleure papa au monde si tu acceptais.... Papaaa… Allezzzzz....
Vincent, s’étouffe : Quelle fourbe !!!
Margaret, gênée : Solène voyons… On avait pas prévus ça…
Solène, faisant mine de pleurer, les mains sur le visage : Tu vas pas laisser maman a la ruuuuue hein papounet que j’aime fort fort fort… Heeeein ??
Margaret, honteuse : Je suis pas a la rue Sol voyons !! J’avais prévu de faire les agences immobilière après notre rendez-vous, je vais me prendre un studio, qu’est-ce que tu crois ??
Solène, ignorant ce qui a été dit précèdement : Mon papouuuunet, je t’en priiies, juste quelques jours, comme ça on peut passer un peu de temps ensemble, heeeeeeeein, alleeeez… Je ferai la vaisselle tout les jours pour te remercier !!!
Vincent, blasé : De qui elle a hérité ça ? De toi hein ? Non mais moi je suis pas comme ça hein, rassures moi Margaret ?
Margaret, rit : J..Je suis désolée de te dire ça… Mais je crois qu’elle a tout prit de toi a ce niveau là....
Vincent : Quelle tragédie...

Blasé devant son impuissante devant sa fille, Vincent se dirige vers la sortie du centre commercial,
— On rentre ! Mais je te préviens Margaret, quelques jours, juste quelques jours ! Histoire que vous parliez bien « tampax » et « strings » !
Solène, toujours avec ses yeux implorants : J’ai le plus gentil des papas du monde !!
Margaret, chuchote vers sa fille : Tu es incroyable !!!
Solène, sourit : Baaaaah, il faut savoir lui parler ...!
Margaret : Tu es douée… Ca c’est quelque chose que moi je n’ai jamais sû faire !
Solène : faut qu’on se dépéche sinon il va se remettre a raler, et on va l’entendre jusquà ce soir !! *rire*

De retour dans la petite maisonnée Bizentro…
Vincent, entrant a l’intèrieur : Tu dormiras avec Sol, je suppose que ça te déranges pas ??
Margaret : en effet !
Vincent : Cool alors !
Vincent, en se remplissant un mug de café : T’en veux un ?! Je crois que t’aimes ça !
Margaret, perturbée par les restes de nourritures moisies qui stagnent sur la table, et sur le plan de travail de la cuisine : N..Non merci.... Tu as un lave-vaisselle sinon ??
Vincent, ironique : Evidemment !!!
Margaret : Ah… Et tu t’en sers ?!
Vincent, se dirigeant vers la table, avec son mug de café : Bah oué, pourquoi ??
Margaret : Pour rien....
Solène, en sortant un paquet de gâteaux fourrés du frigidaire : Tu veux des gâteaux maman ???..

Margaret, en débarassant la table : Ca apporte des bactéries toutes ces mouches a merde qui volent autour des restes…
Vincent : Bah on allait débarasser avant de passer a table de toutes !!
Margaret, en remplissant le lave-vaisselle : Et ça apporte une odeur nauséabonde, je te dis même pas.... On voit que c’est un homme seul qui gère cette maison *rire*
Vincent, vexé : Quoi ?! je la gère très bien ma maison !! Pis en taule je pense que c’était plus crade que chez moi non ???
Solène : PAPA !!!
Vincent, honteux : Désolé.... Je voulais pas dire ça..
Margaret, en se remplissant un mug de café, et en les rejoignant a table,
— Tu as pas a être désolé. Oui je sors de prison et en effet c’était degueulasse ! Mais ici, y’a une adolescente qui vit, alors tu dois avoir un minimum d’hygiene Vincent !
Vincent, boudeur : Bah je peux t’engager comme « femme de menage » si tu sais pas dans quoi te recycler !!!
Solène : PAPA !!!
Margaret, ironique : Au moins Sol vivra dans une maison propre ! Répond-elle en s’asseyant tranquillement a table.

Vincent, boudeur : Tain tu as réponse a tout, ça saoule !
Margaret, intriguée par le paquet de gâteaux que sa fille est en train d’engloutir : Eeeuh Sol ...? Depuis quand tu grignotes a 18heures ?! L’heure du goûter est largement passée là....
Solène, gênée : Eeeeuh…
Margaret : Je sens que j’ai pas finis de découvrir les habitudes de vie surprenantes que tu as pris avec ton père dis donc !
Vincent, boudeur : Quoi ???? J’suis pas la gestapo moi, elle veut bouffer, elle bouffe !!!
Margaret : Et elle se transforme en bombonne !!
Vincent : Mais n’imp' !! Elle pourrait être mannequin tellement elle est mince !!
Margaret : Elle serait obèse si elle avait mangé comme ça pendant son enfance !!!
Vincent : Pfffffffft !!! Nimp' !!
Solène, se lève pour jeter son paquet de gâteaux : t’inquietes maman, il en restait meme pas 5 dedans !
Margaret : Et sinon, tu sais faire a manger ou je fais un truc pour ce soir ?
Vincent, boudeur : J’ai pleins de boites....
Margaret, le coupe : Ok je vais faire un truc a manger… Seigneur !!!... Une alimentation de boites de conserves… Tu es le cliché même de l’homme célibataire Vincent… *rire*
Vincent, boudeur : Toi tu es le cliché même de la blonde platine… Nah !!
Margaret, ironique : Ca veut dire que je suis ton fantasme ?
Vincent, ironique : Non, je faisais allusion a un autre cliché !!
Margaret : J’vais te chopper, toi !

La nuit est maintenant bien entamée, certains sont couchés, d’autres se prélassent devant des émissions de télévision....
Vincent, en percevant des bruits de pas dans l’escalier : Solène ? Demain tu as cours alors tu remontes d’où tu viens !!! Au lit !!
Margaret, surprise : C’est pas Sol !! Mais je descend juste boire un coup de jus d’orange, car je crève de soif, mais ne te retournes pas !!! NE TE RETOURNES PAS !!!
Vincent, ironique : Pourquoi ? T’es a poils ? Trop génial !!!
Margaret, honteuse : Crétin !! Je te fais confiance hein… NE TE RETOURNES PAS s’il-te-plaîs !!