
Deux heures plus tard, les adolescents attendent patiemment le retour de leur père.
Sacha, avachi sur le canapé : Va te coucher si tu veux, je te réveille quand il rentre.
Sonia : J’ai pas sommeil.
Sacha se redresse : c’est inutile que tu passes une nuit blanche.
Sonia, agacée : Je sais !! Mais je ne peux pas dormir là !! Va te coucher toi si tu veux !!
Sacha : Oh, je disais ça pour toi !
Sonia : J’ai peur Sacha.... Et si jamais… Et si jamais.... Tout ça, c’est ma faute… J’ai entendu crier.... SI j’étais descendu, il aurait eu peur, et peut-être qu’il l’aurait pas frappée, et…
Sacha : Avec des « si » on refait le monde.... Le mal est fait maintenant.... Te culpabiliser est inutile, car ça ne changera pas la situation...... On ne peut que prier pour maman, et c’est tout… Et on prendra toutes les mesures nécessaires pour que cet enculé paie bien cher.

La porte de communication s’ouvre enfin.
Sacha s’exclame rapidement : PAPA !!!
Aurèlien, le visage crispé et l’air abattu :..... Ça va vous deux ...?
Sonia, stressée : Où est maman, bon sang ??? Elle va bien ?? Elle est réveillée ??
Aurèlien d’une voix faible : Elle. Elle se trouve dans le coma.
Sonia se lève du canapé, paniquée : ELLE VA MOURIR ??? Maman ??? MAMAN ???? *se met-elle à hurler, les yeux pleins de larmes*
Aurèlien, tout aussi paniqué et ne sachant pas quoi répondre à ça, se contente de se précipiter à ses côtés pour la consoler : S.Sonia… tu dois te montrer forte… et croire qu’elle va s’en sortir ! Parce que ta mère déborde de force, alors oui, elle va s’en sortir !

Sonia, pleurant de plus belle : C..C’est ma faute !!! C’est ma faute !!!
Aurèlien : M… mais non, ne dis pas de bêtises, c’est de la faute de ce type, on va porter plainte, et il devra rendre des comptes. Ta maman va être vengée… Je te le jure sur ma vie qu’il va payer très cher....
Sonia, toujours effondrée : Tu… Tu restes à la maison, hein, papa ...? V..Vous restez hein..... ?
Aurèlien : Évidemment… On va redevenir une famille… Et quand ta maman se réveillera, elle sera heureuse de nous voir réunis.... *il esquisse un petit sourire pour rassurer sa fille*

Ce sourire cache sa douleur face aux mots des médecins qui ont traité son épouse.
On l’a violée.

Le lendemain, en fin d’après-midi…
....À Fortyville…
.....Chez les Bochollis…

Juliette, poussant la porte : Youplaaaa !!!
Gaétan, en pleins exercices d’assouplissement : Haaan Ju ! Qu’est-ce que tu fais là ?
Juliette : J..Je.... Je… Je voulais te parler !
Gaétan : Ah ? Mais on s’est vus au bahut non ?
Juliette : je voulais te parler en privé....! .... Y’a moyen que tu te redresses et que tu m’accordes 5 minutes de ton précieux temps ?!
Gaétan rit et se relève pour faire face à la charmante demoiselle, qui se tient toujours devant sa porte.
— Voilà, je suis a toi ! Qu’est-ce que tu voulais savoir de si important pour venir jusqu’ici ?

La jeune fille continue sa trajectoire vers l’intérieur de la chambre : tu peux fermer la porte ?!
Gaétan, après avoir refermé la porte : Alors ? Qu’est-ce qu’il y a ?
Juliette : je.. Je voudrais savoir pourquoi tu pars ?
Gaétan : Bah pour découvrir un nouveau pays, je vous l’ai dit !
Juliette : Menteur !! Tu pars pour elle !!! C’est à cause d’elle !!!
Gaétan : Non. Je pars, car j’en ai envie. Ça n’a rien à voir avec elle.
Juliette : Tu l’aimes encore !!!..

Gaétan : Mais qu’est-ce que tu as ? Tu veux me faire croire que mon départ te rend triste ? *il esquisse un sourire ironique*
Juliette : Je t’aime..... Je t’aime comme elle ne t’a jamais aimé, et comme elle ne t’aimera jamais.
Gaétan, soupire : Menteuse.... Tu ne peux pas te faire le Jonathan, alors tu reviens vers le bon bouffon de service… Mais c’est fini tout ça, j’en ai marre d’être la dernière roue du carrosse !!

Timidement, elle se retourne vers lui, tête baissée : J..Je voulais te faire du mal.... Te faire croire que je m’intéressais à Jonathan......
Gaétan, boudeur : Moué....
Juliette, en se jetant à son cou : Arrête !!! C’est toi que j’aime !! Tu veux que je te le dise dans quelle langue ? I loooooove you!!!!
Gaëtan : Ju…
Juliette, dans un murmure : T.. Touche-moi… Je sais que je te plais…
Gaétan, rougissant devant son décolleté et son visage qu’il a toujours trouvé magnifique…
Elle embrasse doucement son cou, murmurant des mots d’amour.
L’adolescent ressent de l’excitation et, subitement, il embrasse et caresse la partenaire, glissant progressivement vers des zones plus intimes…
Juliette, rougit : continues.....
Il s’approche de ses lèvres pour apaiser son désir grandissant.

Elle enlève son haut et sa jupe, laissant place à une ambiance sensuelle. Elle veut le pousser plus loin…
Elle s’approche de lui, se colle à lui et frotte sa poitrine contre son torse.
Juliette murmure sur le bout de ses lèvres : J.. Je veux que nous le fassions ensemble…

Gaétan rougit et se décolle légèrement : N.Non… M… Merde, tu me fais faire quoi… Tu es trop belle…
Juliette : Alors pourquoi tu hésites alors...?
Gaétan : P…parce que je n’ai pas le droit.... Je pense que la première fois, ça doit être pour l’amour… et enfin, je veux dire que je ne veux pas te prendre ta première fois, juste parce que tu m’excites à mort....
Juliette : Alors, tu ne m’aimes vraiment pas....
Gaétan, gêné : Comme une amie.... *il se retourne rapidement* rhabille toi zut.... Et désolé encore....
Juliette, tristement : Tu veux toujours aller là-bas alors ?....
Gaétan : Oui. Plus que jamais....

Au même moment, dans le petit garage.
Jonathan : Ces deux là, depuis qu’ils fricotent, ils arrivent de plus en plus à la bourre, ça devient saoulant !!
Benoit : Jaloux va !
Jonathan : Elle n’est pas là ta nana aujourd’hui ? Elle t’a déjà larguée ? *rire ironique*
Benoit : Tssss, non, elle fait du shopping avec des copines c’est tout ! Elle est indépendante.
Jonathan : Ça va tranquille, c’est le big love quoi !
Benoit : Je n’irai pas jusque là, mais pour l’instant c’est cool !

Soudain, Tiphanie entre en courant dans la pièce.
— ole LA COMPAGNIE !!!! LES MEILLEURS SONT ARRIVÉS !!!! BANZAAAAAIIIII !!!
Jonathan : ENFIN, c’est pas trop tôt !!
Benoit : Salut !!
Claire : Coucou !!
Tiphanie, en chantant : ATTENTION PRÊTS A ENTENDRE LA NOUVELLE DU SIÈCLE ???
Claire : Vous allez vous marier ? *rire*
Romain, entrant à son tour dans le local : Toi, chante et arrête de dire des bêtises !
Tiphanie, trépignant sur place : Tu leur dis ?? Tu leur dis ??
Romain : Non, vas-y toi !!
Tiphanie : OK !! *elle se met à danser et annonce en chantant* VENNNDREDIII PROCHAIIIIIN ON A DEUX HEURES A LA PLACE SIMSNORD !!!!
Jonathan et Claire, en chœur : Yes, trop bien !
Benoit, perplexe : sérieux ?! Vous avez réussi à nous avoir deux heures là-bas ??
Romain : moi j’ai rien fait, remerciez surtout Tiph !
Benoit : J’en étais sûr : parmi vous deux, c’était elle la plus géniale !
Tiphanie, en rejoignant sa basse : C’est le début de la gloire !!! On commence par SimsNord, puis on atterrira à la place des artistes, puis des spectacles, puis un agent nous remarquera, puis on signera des contrats, puis on sortira des albums…
Jonathan, enchaîne : Puis, on sera riches, et on aura toutes les femmes à nos pieds !*rire*
Benoit : Yeeeeeees !!!
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• Parodie •

Le soir même, en Allemagne…
Sonia est allée en boîte de nuit.
Elle se trouve au bar, ivre et pas très lucide…
Serveur : menteuse, vous n’avez pas 18 ans. Je ne vous sers plus. Désolé.

Serveur : dis-moi au moins ton nom, sale gamine qui m’a bien arnaqué, je n’aurais pas dû te servir autant ! Je me montre trop gentil, quand j’y pense…
Sonia se tait, son regard se trouble. Elle ne boit pas d’habitude.
Serveur : Tu as trop bu ? Attention à toi, hein, si jamais je te vois tituber, je dis a la sécurité de te jeter de ma boîte ! Je ne supporte pas les gamins qui ne tiennent pas l’alcool, mais qui veulent se la jouer.
Sonia, soupire : M. Mais lâche-moi, merde !!
La musique forte et son état de confusion l’empêchent de voir un jeune homme qui s’approche d’elle rapidement.
— Heeey, Sonia !
Elle balbutie, les yeux dans le vague : hein ? De quoi ? De qui ?
— Tu viens souvent ici ? *enchaîne le jeune garçon* c’est la première fois que je te vois là.
Serveur : Vous la connaissez ? Elle n’a bu que quelques bières, mais elle semble complètement saoule !
— Oh.... Oui, oui, je la connais *continue l’adolescent en se rapprochant de la jeune fille, qui a du mal a se tenir droite sur son tabouret*

— Ça ne va pas ? Tu veux que je te ramène ?
Sonia : M. Mais laisse-moi !.... Tiens, comment est-ce que tu sais mon prénom au fait ?!
— J’ai demandé à Dimitri ! *dit-il en riant*
Sonia : Oh ?!? Mais je croyais qu’il ne devait rien révéler sur ses patients lui ?!
L’adolescent rit à nouveau, avant de continuer : ton prénom, ce n’est pas du secret professionnel !
Sonia : Et pourquoi tu es allé lui demander ça ?! Alors que, dans la salle d’attente, tu m’as snobée ?!
Il rit encore, ce qui agace de plus en plus la jeune fille : Tu as une tête super coincée dans la salle d’attente, ça ne donne pas envie te t’adresser la parole !
Sonia rougit et se sent gênée en regardant ces yeux verts éblouissants, même sous les lumières de la discothèque : Mais toi, tu t’appelles comment, finalement ?
— Bah moi c’est François
Sonia : Bah. Enchantée alors !
François : Hey, tu ne veux pas aller dans le petit salon à côté ? La musique me gave là, y’a même pas moyen de parler correctement !

Sans attendre la réponse de la jeune fille, comme s’il la connaissait déjà, il se lève rapidement : aller viens !! En plus, le DJ, il abuse là, ça fait une heure qu’il balance du LP, on dirait qu’il n’a rien d’autre en stock !
Elle le regarde s’éloigner, hésitant à le suivre. Elle se sent étourdie, sa vue se trouble, et elle craint de ne pas savoir marcher droit.
Mais ce qui la gêne le plus, c’est l’isolement des petits salons, ce qui signifie qu’elle serait seule avec l’homme mystérieux de la salle d’attente. Elle rougit à cette idée et cherche son regard, mais il a déjà disparu.
Curieuse, elle se lève pour le rejoindre, regardant attentivement le sol pour marcher droit.

Quelques pas plus loin, elle le retrouve assis sur un canapé vert fluo. Il la regarde en souriant, prêt à rire…
François : Assieds-toi, tu as l’air complètement saoul !
Sonia, boudeuse, s’assied sans rien dire.
François, sourit : Ça se voit que pas l’habitude de boire toi !
Sonia, vexée de se faire considérer comme une gamine : pourquoi ? Tu t’intéresses qu’aux ivrognes ?
François, éclate de rire : non, non ! au contraire, c’est bien une fille qui ne boit pas. j’adore !
Sonia : tu as l’air un peu macho toi.
François : Oulà, non, je ne me considère pas comme macho. Juste les meufs, elles vont rarement boire au bar, comme des trouducs.
Sonia, agacée : Tu te trouves dans un bar, du coup, tu es un trouduc ?
François : oui *il sourit, puis enchaîne* et sinon, pourquoi tu as l’air aussi malheureuse ?
Sonia, surprise de se faire cerner de cette manière, soupire tristement : J.. Je suis un monstre tout simplement.... Tout en moi est mauvais…

François : Comment tu peux te traiter de monstre ? Tu as vu ta bouille de bébé ? Il n’y a rien de monstrueux chez toi, *dit-il en souriant* mais si tu te juges comme ça, c’est que quelque chose te fait croire le contraire, alors si tu veux me le dire… Après tout, on peut entretenir une amitié, non ? On est deux ados à problèmes qui consultent le même psy !
Sonia, stressée : Ça ne te regarde pas.... Désolée. Moi, je ne sais rien de toi, alors je ne vois pas pourquoi toi tu saurais tout.
François, enchaîne : ah, mais si c’est ça qui t’embête, je peux te raconter ma vie, moi, je suis transparent ! Par contre, après c’est à ton tour de tout me dire !
La jeune fille se tait face à cette situation. Le garçon semble bizarre, insouciant, comme s’il n’avait pas de pudeur.
François, poursuit tranquillement : mon père est mort il y a 5 ans. Je l’ai très mal vécu, tout comme ma mère, qui a quitté son travail, sombré dans l’alcool et se prostitue aujourd’hui pour acheter du vin. Aujourd’hui, et surtout, grâce à Dimitri, je vais mieux ; mais ma mère non, elle ne s’est pas relevée.
Sonia : oh, mon dieu, je suis désolée…
François : ne le sois pas ! aujourd’hui je vais bien !
Sonia : Pourquoi tu continues à voir Dimitri si tu sembles guéri de ta dépression ?
François : J’y vais en tant qu’ami. On ne fait que papoter de tout et de rien. Il est un peu ma famille maintenant. Je pense que, sans lui, j’aurai sombré comme ma mère.
Sonia : Tu montres beaucoup de courage. Je suis impressionné. Vraiment.
Il lui sourit puis continue : toi aussi, tu te relèveras, peu importe ce qui t’es arrivé…
Sonia : Non… Parce que moi c’est un truc qui tourne pas rond en moi, je n’ai pas de problèmes familiaux réels.. Ma famille est parfaite.... Enfin était....
François : Raconte-moi, je t’ai tout dit, alors c’est à ton tour ! C’était le deal !

Sonia : Je ne peux pas, désolée. Je ne respecte pas le « deal ».
François : Pourquoi tu ne peux pas ? Ta famille est parfaite, donc ça vient de toi, tu es… Lesbienne et tu ne peux pas t’assumer ? *il rit un peu pour se moquer légèrement*
Sonia : Arrête de rire.
François : Je te taquine. Allez, raconte-moi, sinon je vais penser que tu es homosexuel.
Sonia, soupire : l’homosexualité n’est pas un problème. Tu dégages une aura de machisme et de préjugés. Waouh !....
François, boudeur : Oh ça va, hein ! Mais moi, en tout cas, je ne suis pas pudique à l’extrême, coincé du cul et renfermé !
Sonia, vexée : Si je te dis ce que je suis, tu vas me cracher au visage… Moi même j’ai du mal à ne pas cracher sur le reflet de mon miroir alors…
François, souriant, déclare : « Je ne crache pas sur une trainée comme ma mère, alors je ne le ferais certainement pas à une poupée comme toi. »
Sonia : OK ! OK ! Alors, prépare-toi à partir en courant… : je suis amoureuse de mon frère jumeau.
François : pas fou. Tu vas voir un psy pour ça ?
Sonia : Mais t’es con ou quoi ? Tu réalises ce que je t’ai dit ?
François : tu n’as jamais connu de vrai mec, alors tu te rabats sur la figure masculine de ton âge, qui se trouve près de toi. C’est nul, je suis déçu ! Moi qui m’attendais à un truc stylé…
Sonia, agacée : t’es trop con pour vivre ! car je ne rigole pas, je m’en fous des autres mecs, c’est lui que je veux, que je désire.
François, soupire : je maintiens que c’est un fantasme de gamine qui n’a rien connu d’autre.
Sonia enchaîne, en regardant droit devant elle, pour éviter de croiser son regard : j’ai aussi entendu ma mère se faire frapper, sans aller à son secours. Parce que je suis une merde finie. Parce que j’ai eu peur. Parce que j’étais furieuse contre elle. Parce que je… Parce que je ne sais pas moi-même....
Son interlocuteur ne dit plus rien et se contente de la dévisager, perplexe.
Sonia, enchaîne : je l’entends encore hurler, m’appeler à l’aide… Ensuite, quand tout s’était terminé, elle venait me demander pardon derrière la porte de ma chambre, et je l’ai laissée pleurer seule… Et… Et quand j’ai voulu aller la voir finalement… Elle se vidait de son sang. Elle s’était taillé les veines.
François : Ah....
Sonia, continue : elle se trouve actuellement dans le coma. Mais les chances qu’elle se réveille son trop faible. Je l’ai tuée. Je suis la seule coupable. J’aurais pu empêcher ce drame. Si j’avais bougé mon cul. Je suis un monstre.
François : Bah non. Elle ne s’est surement pas taillé les veines à cause de toi. Ça doit être l’accumulation de plein de choses. Je te comprends mieux maintenant. Mais tu ne vas pas sombrer, Dimitri est là, il va t’aider, et moi aussi maintenant, pour te montrer que ton jumeau est une mauviette face à un vrai mec !
Sonia, soupire : M. Mais tu as entendu ce que je te disais ? Et tu me parles ainsi, tranquille ? M… mais tu n’as vraiment aucune pudeur !!!
François : Oui, c’est vrai, je manque de pudeur. C’est mal ?

Sonia : Oui tu devrais, un peu de pudeur n’a jamais tué personne ! En avoir un peu, c’est même très bien.
Il rit en se rapprochant discrètement d’elle : hey, je suis sûr que tu n’as jamais eu de mecs, pas vrai ?
Sonia, vexée : Crétin !! Bien sûr que j’ai déjà eu des « mecs » pfff !!!
Il sourit et murmure : Hum, et y en a pas un qui te l’a sorti de l’esprit ? Quelle bande de bons à rien...
Le regard audacieux de cet homme la fascine. Ses mains deviennent humides, son cœur s’emballe, surtout quand il se rapproche d’elle, avançant un bras pour l’étreindre.

Sonia : Q.. Que fais-tu...
François : Mais, tu rougis, dis donc ! Tu te laisses donc séduire par mes charmes !!! *rire*
Sonia, boudeuse, se redresse légèrement vers l’avant, comme pour fuir ce bras qui veut l’enlacer : petit prétentieux va....
Il passe rapidement sa main autour d’elle, la forçant à se rapprocher de lui, puis il rit et enchaîne : bah, je me montre peut-être un peu prétentieux...... Eh poupée !!!! Tu crois que je vais t’embrasser là tout de suite ?? Je le vois dans tes yeux, tu n’attends que ça !
Sonia, vexée : sale goujat va ! Tu te fais des films ! Je ne veux pas t’embrasser !
Il rit à nouveau : Tu attends que ça, mais je ne t’embrasserai pas ce soir, c’est toi qui succomberas et qui me sauteras dessus !
Légèrement déçue qu’il annonce qu’il ne s’emparera pas sauvagement de ses lèvres, elle lui tire la langue en fronçant les sourcils : Tu peux rêver va ! T’es qu’un sale goujat prétentieux et sans pudeur !
Il rit à nouveau : tu es terrible poupée !
Sonia, boudeuse : Ça sera « Sonia » pour toi !
François : Il se fait tard, je te ramène ? Je ne laisserai pas une charmante jeune fille rentrer seule dans la nuit noire.... !
Sonia : Non, je ne veux pas qu’un prétentieux sans pudeur connaisse mon adresse !
François, rit : Tu meurs d’envie que je connaisse ton adresse ! je te signale que tu as viré couleurs tomate dès que mon bras a frôlé tes épaules !
Sonia, agacée : Ça suffit, tu m’énerves !!! Ta prétention m’énerve, décidément !
François : Beuh non, je suis réaliste, ma poupée ! Allez, laisse-moi te ramener et je me moque plus de toi, promis !
Sonia, boudeuse : Moué.... De toute façon, si je refuse, t’es capable de me suivre comme un malfrat, rien ne t’arrête toi.... Monsieur « sans pudeur !! »
Il éclate de rire, et lui sourit : c’est cool, tu commences à me connaître !!

20 minutes de métro, et marche plus tard,
François : Vous voilà chez vous très chère demoiselle !
Elle continue de rougir, comme lorsqu’il lui avait passé le bras autour du cou dans la boîte de nuit.
Elle ne peut pas le nier : ce garçon l’électrise. Mais elle doit le cacher à tout prix !
— Merci, petit goujat-prétentieux sans pudeur !!! *se contente-t-elle de répondre*
François, rit : Allez, je rentre, on se voit chez Dimitri, fais de beaux rêves poupée ! *dit-il en commençant à s’éloigner*
Sonia : B.. Bonne nuit…
Visiblement déçue de son départ, car, pendant un moment, elle avait pensé qu’il allait l’embrasser fougueusement.
Elle le regarde s’éloigner, puis, boudeuse, elle rentre chez elle, se disant qu’il est un sale goujat et qu’il ne peut pas rivaliser avec son frère jumeau.