
Sandra : Il y a eu une petite erreur, on doit attendre.
Sonia : Super !
Aurèlien : C’est pas grave, de toute façon, la journée est fichue là, alors on a plus que ça à faire.
Sandra remarque les sièges de la salle d’attente.
— Tiens-tu peux t’asseoir là.
Sonia : Ça va, lâche-moi, j’avais compris toute seule ! *lâche-t-elle furieuse, en s’arrêtant devant les chaises*
Aurèlien s’assoit sur une chaise noire, suivi de sa femme, exaspérée par le comportement de leur fille.
— Assis toi Sonia, je vais pas le répéter *lance Aurèlien, le regard noir*

Furieuse, mais toujours fière, l’adolescente s’assied près de sa mère, évitant son père qu’elle n’apprécie pas.
Sandra soupire : ça ne sera pas long, ne t’inquiète pas !
Sonia, furieuse, se tourne vers sa mère et lui lance froidement,
— Lâche-moi, oublie-moi.

Mais, en se tournant vers sa mère, la jeune fille voit un jeune homme, assis en face d’eux, qui semble les observer calmement. Il a trouvé un « cinéma gratuit » dans la salle d’attente de l’hôpital.
Il ne semble pas du tout timide, il la regarde droit dans les yeux et sourit, comme s’il se moquait des déboires d’une jeune fille capricieuse.
Sonia, émerveillée par les yeux captivants et les traits fins du jeune homme, reste immobile, comme une statue.

La séance d’observation s’arrête lorsque la porte du cabinet s’ouvre et qu’une voix dit : « C’est bon, on peut y aller ».
— suivant !
Le jeune homme entre rapidement dans le cabinet sans attendre.
Une fois seuls, Sandra s’exclame à sa fille.
— Regarde, il a peut-être ton âge, ce garçon, et il semble tout à fait sain d’esprit !
Sonia, l’air renfrogné, lâche froidement : « Sa tête est bizarre. »
Sandra : Non, tu vas changer d’avis en voyant le docteur. C’est juste quelqu’un avec qui parler.
Sonia : Un psy pour les fous, oui, je comprends.
Aurèlien, la coupe : Une personne spécialisée dans l’aide aux autres.

Trente minutes plus tard, le jeune inconnu brun sort du cabinet.
Aurèlien : À toi, Sonia ! On t’appelle, file !
Sonia se lève en pestant.
— Moué moué c’est bon, y’a pas l’feu non plus…
Sandra : La séance du gamin n’a duré que 30 minutes, ce qui est insuffisant selon moi.
Sonia : C’est une autre raison de partir.
Aurèlien : File, on t’attend.
En poussant la porte, Sonia, blasée, lance : « Oué oué… » Et n’essayez pas de partir pour m’abandonner pendant ce temps, car je saurais vous retrouver !

Elle entre et s’arrête net, fixant l’homme derrière le bureau, qui la dévisage en souriant.
— Bonjour, Sonia. Assieds-toi en face de moi.
Blasée, Sonia s’avance vers le petit fauteuil qu’il lui a désigné.
— Combien de temps va durer ce rendez-vous super lourd ?
Homme : Appelle-moi Dimitri, et tutoie-moi. On va passer beaucoup de temps ensemble, alors, soyons amis ! *rire*
Sonia s’assied sur le canapé.
— Moué....
Dimitri : Parlons un peu. Prénom, nom, âge, passions, loisirs, détestations… Raconte-moi tout.
Sonia : Ça ne sert à rien que tu le saches. Je peux partir maintenant ?

Pendant ce temps, à Fortyville, Solène se précipite chez les Kent pour savoir où est son petit ami.
Mais, dès son arrivée, il sort rapidement de la maison…
— Cèdric, pourquoi n’es-tu pas venu au cours ? Es-tu malade ?

Cédric regarde la jeune fille et soupire, l’air fatigué.
— S… Salut… Ça va ?
Solène : Oui ! Pourquoi n’es-tu pas venu en classe ? As-tu séché ?
Cédric :… en quelque sorte…
Solène rit doucement : « Idiot ! » Elle se jette dans ses bras et l’embrasse. « Tu m’as manqué. Pourquoi ne m’as-tu pas envoyé un message ? »
Cédric : Oui, je suis désolé.
Solène remarque l’air triste de son copain.
— Qu’est-ce qui ne va pas ? Es-tu malade ?
Cédric soupire : je pars pour l’Allemagne, maintenant.

Solène s’étonne : « Quoi ? »
Cédric : Oui, mon père a confié la voiture à une agence qui l’a chargée. On part en Allemagne en voiture. Tu ne me crois pas, hein ? Moi non plus…
Solène : Mais !? Mais !? Mais !? Et si je n’étais pas venue ici, tu… tu…
Cédric, baisse la tête : « Oué… J’aurais aimé partir sans te revoir une dernière fois, parce que, là, j’ai super mal…
Solène : Est-ce à cause des types que vous partez ?!
Cédric : Tu as bien compris.
Solène : M…, mais ton père sait-il cela ?
Cédric : Oui…
Solène : M’enfin, ce n’est pas possible, c’est un cauchemar ! On va se réveiller ! On va se réveiller, hein ? *Elle s’interrompt en voyant Thibault sortir de la maison.* B.. Bonjour, monsieur…
Thibault : Bonjour, Solène.
Solène : Vous, vous partez...???
Thibault : « Oui », dit-il calmement, continuant sa route vers la voiture.

Mélissa sort ensuite.
— Tiens, bonjour, Solène. *Sourire*
Solène, complètement abattue : B.. Bonjour,… M., mais vous avez bien réfléchi ? Pourquoi ? C’est obligé ...?
Mélissa soupire : oui… *elle se tourne vers son fils* Cédric, va chercher tes dernières affaires, on t’attend dans la voiture.
Cédric : Oui…
Solène murmure : « C’est un cauchemar… »

Solène, les yeux humides, suit Cédric, qui va chercher ses derniers effets personnels.
— C… Cédric… M., mais…
Cédric, sans se retourner : « Viens… »
À l’intérieur, Solène se met à pleurer.
— Mais c’est n’importe quoi ! Tu t’en vas définitivement ? Alors… On ne se reverra plus ?
Cédric : On aura toujours les vacances…
Solène : M…, mais que disent les autres ?
Cédric : J’ai seulement eu le temps de les avoir au téléphone, je n’ai vu personne…
Solène fond en larmes : MAIS CE N’EST PAS POSSIBLE !!!
Cédric se retourne rapidement : arrête ! Ne rends pas les choses plus difficiles. Si tu commences à pleurer, je vais pleurer avec toi ! Moi aussi, ça me fait mal… Mais voilà : on doit être fort et accepter les choses !

Solène, accrochée au jeune homme : « Je n’y crois pas… c’est impossible… »
Cédric : Chut… Beaucoup de couples arrivent à vivre avec la distance ! Regarde Claire et son vieux gars, elle semble toujours l’aimer ! Alors, tu pourrais aussi m’aimer, même si je suis loin, non ? *Il émet un petit rire.*
Solène : Crétin, je t’aimerai toujours, même si tu pars à l’autre bout du monde !
Cédric, murmure : « Bah, voilà… Moi aussi… Alors, on va se montrer à la hauteur. Et, en vacances, je reviendrai ! »

Pendant ce temps, dehors, près de la maison,
Thibault : Mais il en a encore pour longtemps, le loustic ? Ça fait déjà un quart d’heure !
Mélissa : Ce n’est pas grave. Il éprouve de la difficulté à tout laisser derrière ; laisse-le tranquille. À son âge, quitter ses amis, sa vie, sa petite amie, c’est dur…
Thibault : Il n’a que 16 ans, il va se faire de nouveaux amis, et il rencontrera d’autres jeunes femmes, avec son regard de séducteur hérité de son père. *rire*
Mélissa : Pourtant, tu n’as pas eu beaucoup de femmes dans ta vie, monsieur le séducteur. *rire*
Thibault : Une certaine blonde m’a menotté très rapidement, en effet !*rire*

En Allemagne, dans le cabinet d’un psychologue.
Dimitri : Pourquoi est-ce que tu parles de ta mère comme ça ? Tu lui en veux… plus qu’à ton père, n’est-ce pas ?
Sonia : C’est une pute !
Dimitri : Pourquoi ?
Sonia : Je n’ai pas besoin de vous le dire.
Dimitri : Je garderai confidentiel tout ce que tu m’as dit. Ça restera entre nous, ça ne sortira pas d’ici… Tu peux te confier à moi. Dis-moi en quoi tu te plains de ta mère…
Sonia : Je sais qu’elle a trompé mon père à plusieurs reprises, donc c’est une pute.

Pendant ce temps, à Fortyville, les deux amoureux échangent leurs derniers baisers.
Solène murmure : « Je pense que mon père ne dira rien pour que tu viennes à la maison en vacances ! » De toute façon, s’il refuse, je fuirai et irai en Allemagne à pied ! *rire*
Cédric l’embrasse à nouveau sans répondre.
Après des longs baisers, Solène chuchote à son partenaire.
— Embrasse-moi encore. Imprègne-moi de ton odeur…
Cédric, murmurant et lui caressant les seins.
— Les vacances d’été approchent… Je trouverai bien un moyen de venir… Sinon, je te demanderais de venir, toi… On s’organisera toujours… Ne t’inquiète pas… Surtout, ne fais pas de conneries avec l’autre naze !
Solène murmure : « Je t’aime trop pour remarquer qu’il existe. »

Il l’embrasse tendrement une dernière fois et s’en va.
Thibault et Mélissa attendent que leur fils sorte de la maison.

Au même moment, dans un petit parc de la ville, deux adolescents s’amusent comme des enfants. Ils vont ensuite retrouver leurs amis musiciens…
Tiphanie : Youhouuuu!
Romain, rit : Tu t’arrêtes jamais toi, décidément ! Mais on va peut-être y aller là non ?
Tiphanie : OK, pas de problèmes !! *crie-t-elle en arrêtant net sa balançoire, brusquement, à l’aide de ses pieds*
Romain, rit : Doucement, c’est un coup de a te fouler la cheville ça !
Tiphanie, rit : Oh mon Ninou s’inquiète pour moi !!
Romain, géné : Gnéééééé, pas en public le surnom Ninou !! Ça craint !!!
Tiphanie, éclate de rire : d’accord mon Ninouuuu !

Mais, en voulant sauter de sa balançoire, la jeune fille manque de trébucher. Elle se retient aux chaînes et se rassoit.
Romain : Ça va ? Te casse pas la figure non plus !
Tiphanie : C.. C’est rien ! J.. J’aurais dû manger plus ce midi, j’ai des vertiges *elle fait mine de rire pour cacher une grimace de douleur*
Romain, se lève rapidement et se pétrifie devant le visage de la jeune fille, qui pâlit a vue d’œil
— Heeey, ne me fais pas un malaise ici, s’il te plaît ! Viens, on va s’asseoir sur le banc derrière !! Tu ne vas pas tomber dans les pommes, hein ??? T’as faim c’est ça ? Tu veux que j’aille te chercher un hot-dog derrière ???

Tiphanie, sourit : M…Mais non ça va !! *elle se met a tousser légèrement, puis de plus en plus fort*
Romain : Merde tu m’as choppé la crève !!
Tiphanie, tire la langue en faisant mine de rire : Ah ah… Ouèp, dès qu’un microbe se pointe, c’est pour ma pomme !!
Romain : Allez, viens, lève-toi, je te ramène. On ira au garage demain, si tu te sens mal, il vaut mieux que tu te reposes.
Tiphanie se lève péniblement, ses jambes sont flasques.
Romain : Ça ne va pas trop, là… On va s’asseoir un peu. Je reviendrai quand tu auras repris des couleurs, parce que là, tu pâlis !
/image%2F0649205%2F20241204%2Fob_e81f5f_4tqefnschmjy5hole40cdr4bnv0.jpg)
Voyant sa jeune amie s’évanouir, il l’aide à s’asseoir et la porte jusqu’à ce qu’elle reprenne ses esprits.
Tiphanie, cramponnée sur le jeune homme : Crotte… Je voulais aller au garage pour qu’on leur annonce ensemble la bonne nouvelle.... Je vais rater ça…
Romain : Je ne vais pas au garage, on ira demain ensemble et on leur dira ensemble *sourit* c’est tout !
Tiphanie se serre fort contre lui et murmure : Tu me plais trop… J.. Je t’aime....
Romain, rougit et la serre tendrement dans ses bras : On va s’asseoir à côté tranquillou ? Et quand ça va mieux, je te ramène !
Tiphanie gémit et suffoque en s’effondrant sur lui…
Romain : Accroche-toi à moi, dit-il en l’enlaçant. Tu dois manquer de vitamines ! Je vais m’occuper de ton cas et t’en faire bouffer plein !!!
/image%2F0649205%2F20241204%2Fob_7532f1_1do5iwvrhsln-zaedmalgs-fn0.jpg)
10 minutes plus tard, les deux adolescents se sont dirigés vers le banc derrière la balançoire rouge.
Romain : Ça va mieux ? On dirait que tu as repris des couleurs, c’est cool !!
Tiphanie : Oui, oui ça va !! On va au local alors, je veux leur annoncer aujourd’hui la nouvelle !!!
Romain : Non !! On a dit demain !! Je te ramène chez toi, et tu te reposes, et ce n’est pas négociable !!
Tiphanie : mais je te dis que ça va là !!
Romain : On ira demain au local, promis juré, j’y vais pas sans toi !!
Tiphanie soupire, résignée devant l’entêtement de son jeune ami : OK… ! Bon, ben, alors, on y va ? Aujourd’hui ma mère est là à cette heure-ci, je vais te la présenter, tiens*sourit*
Romain : Han, mais ça craint, j’suis habillé comme un plouc là !!
Tiphanie, rit aux éclats : Mais non, tu dégages une beauté divine, mon Ninou !
/image%2F0649205%2F20241204%2Fob_fd6b58_n63uvkx-ttbjaemoip-5m-eusg0.jpg)
Une heure plus tard, sur l’autoroute vers l’Allemagne…
Mélissa se tourne vers son fils : ça va mon poussin ?
Cédric : Moué.
Mélissa, revenant vers le conducteur : On va faire une pause vers 20h dans une aire de repos pour grailler un morceau, hein chéri ?!
Thibault : Oui, oui. Vous dormirez bien ensuite, et on pourra éteindre Hélène Ségara, qui me beugle dans les oreilles !
Mélissa, éclate de rire : tu veux que je mette Mylène Farmer mon cœur ?!
Thibault : Non, mets mon CD de SOAD pitié, si tu m’aimes un peu… PITIÉ !!! *rire*
/image%2F0649205%2F20241204%2Fob_3ffc2a_7qm1jsmv6ocnsxy6davn58-iwui.jpg)
Mélissa voit l’air dépité de son fils dans le rétroviseur.
— Cédric… Aller, souris s’il te plaît, c’est pas la fin du monde… Tu vas te faire plein de nouveaux amis, tu vas voir…
Cédric, blasé : J’ai pris Espagnol en 2e langue…
Thibault rit et éjecte discrètement un CD de musique qu’il trouve insupportable.
Mélissa : Ça sera dur au début, mais tu vas vite t’habituer, et tu peux parler français avec Sacha ! Il t’aidera à comprendre sa langue barbare.
Cédric : Sacha ??? Non merci ça ira…
/image%2F0649205%2F20241204%2Fob_cb3e94_7o1msyacfk33ffjoqdh83gg4gty.jpg)
En même temps…
Tiphanie : Elle va t’adorer ma mère, je parie !!
Romain : Moué, elle va surtout se dire « c’est qui ce paysan en bermuda !! »
Tiphanie, éclate de rire : les paysans portent-ils des bermudas de marques maintenant ?! Eh bah, ce n’est pas sérieux pour bosser dans les champs ça !!
Romain, rit : Je suis un paysan moderne, madame !
Arrivés à la maison, Tiphanie s’engouffre dedans, pour voir sa mère assise devant la télé.
— Youhou, maman ! Je suis rentrée ! piaille-t-elle.