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♪ Sonne ~ Rammstein ♪

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— J'aurais tellement aimé pouvoir continuer de te faire confiance. Mais à l'évidence, cela n'est pas possible. Tu es aussi menteuse et manipulatrice que tous les autres. Aussi vile et cruelle que le commun des mortels ! Quelle tristesse. Moi qui pensais que tu étais différente, unique. Moi qui pensais que tu pouvais être une reine... Mais tu ne vaux en fait pas mieux que ces pêcheurs ! Quelle déception ! Comment as-tu pu me tromper ainsi, sorcière...

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— Regarde-moi ! Regarde comme je rayonne ! Regarde comme je suis puissant ! Regarde comme j'ai tous les pouvoirs ! Alors pourquoi m'as-tu manqué ainsi de respect ?!? Pourquoi toi ?? Après tout ce que j'ai su t'offrir... Tu ne mérites pas de vivre, Éva ! Tu es mauvaise !!! S'énerve tout seul Samuel, à moitié en transe, en giflant de nouveau et brutalement son interlocutrice muette et terrifiée.

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Les yeux de Samuel s'humidifient et c'est la gorge nouée qu'il poursuit son monologue déjanté,

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— il fallait me craindre, Éva.. Et non tenter de le manipuler... Il n'est pas un pantin dont l'on se sert !

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Finalement harassé d'expliquer des choses trop évidentes à une simple et pénible mortelle qui s'est trop servie de lui et de sa bonne volonté à son égard, Samuel s'éloigne d'elle quelques instants pour se diriger vers son sac à dos posé contre une voiture. Il ne saurait jamais effectuer son rituel avec un autre couteau que le sien... Celui que son père lui avait offert pour ses douze ans juste avant que, pour unique remerciement de ce cadeau, il ne le saigne avec une semaine plus tard. Douce ironie ! Quand ce déchet l'avait justement menacé quelques heures avant le drame qu'il « le saignerait comme un porc s'il ne sortait pas de cette chambre. » En effet, l'enfant avait compris que sa mère égorgée dans la cuisine n'était que la triste victime d'une violente dispute ; il avait donc en conséquences voulu se barricader dans une pièce. Cela devait arriver, tôt ou tard, cela serait arrivé, que les disputes de ses parents finissent dans le sang. Alors ce jour-là le jeune Samuel avait préparé sa riposte... Il n'accepterait plus le moindre coup de poing sans broncher. Il assassinerait froidement son bourreau. Et y prendrait goût, en plus...Avant de s'effondrer lourdement au sol après l'acte, en pleurant à chaudes larmes sur les sorts tragiques de ses parents, se demandant ce qui avait bien pu leur arriver. Les autorités ne tardèrent pas à arriver sur les lieux ce jour-là et l'enfant unique devenu orphelin fut placé quelques jours plus tard en foyer d'accueil. Il semblait présenter de graves troubles de la mémoire, du comportement, ainsi que de nombreuses angoisses et névroses, mais tout cela s'expliquait aisément par l'expérience horrible que ce jeune galopin avait dû vivre. Personne ne pouvait sortir indemne du spectacle de l'assassinat de ses parents et quelques années plus tard, peu après l'obtention de sa majorité, le petit Gregory Andrews pouvait enfin quitter son foyer l'air épanoui. Ses pédiatres et psychiatres croyaient en lui et tous étaient fiers des progrès effectués par leur petit protégé qui revenait pourtant de très loin...

Quelques mois plus tard, le jeune Gregory Andrews était recherché par les autorités californiennes pour avoir assassiné de sang-froid un homme d'une trentaine d'années. La victime massacrée par l'actuel Samuel rentrait tout simplement chez elle un soir de semaine, après une longue journée de travail, pour se faire cueillir par un homme qu'elle ne connaissait pourtant ni d'Adam ni d'Ève, si l'on omettait cette fois-là, au supermarché, où Samuel s'était agacé de surprendre un père horrible en train de disputer sa famille dans un rayon de Corn Flakes, tout simplement parce que son fils insistait pour avoir des Chocapic... Quel père digne de ce nom pouvait refuser une telle requête ? Cela était impensable. Que ce monstre s'en tire ainsi. Gregory prendrait soin de venger l'enfant bafoué. Plus jamais il ne laisserait des larmes d'enfants perler sur des joues.

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— Sale chienne! Qu'as tu fait !! réagit soudain Samuel dans un cri de colère en sortant vivement de sa léthargie nostalgique pour revenir au pas de course vers sa prisonnière qui s'est débrouillée, il ne sait comment d'ailleurs, pour faire glisser son téléphone portable sur ses genoux et arriver à chuter au sol avec lui pour apparemment composer un numéro. Samuel se demande bien évidemment comment est-ce qu'elle a pu réaliser cet exploit, en lui attrapent brutalement le cuir chevelu pour la tirer en arrière et la jeter violemment à quelques mètres pour la faire s'écraser avec violence sur le sol. Nerveux, il récupère alors avec hâte le téléphone de la trainée pour le coller contre sa propre oreille et réaliser que c'est la voix de son abruti de Bauer qu'il entend hurler derrière. Le crétin incestueux appelle sa belle à pleins poumons et Samuel s'empresse de lui raccrocher au nez, avant d'exploser le téléphone portable contre le mur devant lui.

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Par chance pour le jeune psychopathe, le scotch sur la bouche de sa victime l'a apparemment empêchée de prononcer le moindre mot à celui qui aurait pu être son sauveur dans cette triste journée.

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Furieux, mais cependant très calme, Samuel dévisage avec mépris son ex-amie et commence à craindre que cette garce ait pu transmettre des gémissements étouffés à son abruti de fiancé. Dans tous les cas, l'incestueux ne tardera certainement plus à se mettre à la recherche de sa trainée et pour cette raison, Samuel sait bien qu'il ne doit plus trainer. Il a encore son rituel à exécuter, avant de pouvoir filer discrètement d'ici pour se débarrasser des corps très loin de toute civilisation.

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Que tout cela est dommage, se met à songer Samuel, presque déçut de l'évolution de la situation. Lui qui aurait aimé prendre son temps, avec elle, voilà qu'il va devoir se débarrasser de son ange trop vite à son goût. Il est déçu. Profondément attristé par cette réalité.

Alors, las et agacé qu'elle ait volontairement saccagé le timing qui lui tenait à coeur, Samuel se rapproche un peu plus de sa victime pour lui arracher avec brutalité le scotch qu'il lui avait collé sur les lèvres, tout en lui caressant ensuite le cou de la lame de son couteau.

Et c'est d'une voix glaciale qu'il va lui souffler, l'air sévère, — un seul cri pour appeler du secours, et c'est fini. Je ne joue plus. 

— Raphaël est déjà en chemin, c'est fini Sam, rends-toi.

— Ton assurance m'insupporte.

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— Et ta naïveté me sidère ! Que penses-tu qu'il va penser d'un appel de moi où il n'entend que des cris étouffés, crétin ?!? Dans dix minutes maximum il est à l'appartement, sois en certain ! Et ensuite t'iras croupir en taule pour tes folies. Alors s'il te reste un peu de bon sens, libère-moi et barre-toi loin ! Et ne reviens jamais.

— Tu me fatigues à être si sure de toi. Tu ne sais vraiment pas à qui tu as affaire, ma belle ! Mais puisque tu es persuadée que ton bâtard incestueux pourrait éventuellement te sauver, nous allons l'attendre sagement ! les portes métalliques du garage et l'ascenseur étant verrouillées par mes soins, le seul accès qu'il lui reste pour nous rejoindre est l'escalier de secours ! j'ai hâte de voir combien de temps il mettra pour rappliquer ! À moins qu'il s'en fiche complètement de ta douce frimousse ?

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— Tu es fou à lier. N'importe qui peut prendre cet escalier et débarquer ici, et alors ça sentirait très mauvais pour toi. Rends-toi compte de la situation et enfuis-toi vite ! Si tu me libères et pars loin en ne revenant jamais, tu as une chance de t'en sortir...

— Tu penses vraiment que quelqu'un d'autre pourrait arriver par l'escalier ? J'adorerais !!! Un autre goret impur à égorger, youpiiii !

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— Tu es fou Samuel, tu as besoin de soins psychiatriques, tu es complètement allumé... Mais qui es-tu réellement au fond...?

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— Quelqu'un de très déçu par ton manque de perspicacité ! Sais-tu qu'il t'aimait réellement ? Il aurait tout donné pour toi, le pauvre. Et toi, au lieu de lui rendre son amour, de le rendre heureux, alors qu'il faisait de toi son élue, alors que tu étais la seule en qui il croyait, tu ne t'es contentée que de le trahir! Et le pire c'est que je l'avais prévenu, je le savais, moi, que l'on ne pouvait pas te faire confiance! 

— Serais-tu skyzophrène, Sam...? ose Eva avec angoisse et suspicion

— Tu m'excuses, mais je vais devoir écourter notre petite discussion, j'ai un chien au Pedigree important qui ne va sans doute plus tarder et je suis désolé, mais...Tu n'es pas invitée à notre petite réception ! Alors...

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— ...Adieu ma belle !

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Tag(s) : #sooner or later
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