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Quelques heures plus tard et après avoir pleuré toutes les larmes de son corps dans les bras de son petit ami, chez qui elle s'est vite réfugiée après cette violente dispute avec son frère jumeau, Eva s'échappe du lit de son Gabriel pour préférer s'isoler au salon, devant la grande fenêtre de la pièce...
"Dis-moi pourquoi... Je suis celle qui m'allonge près de toi?"
"Dis-moi pourquoi, je suis celle qui a cette place privilégiée au creux de ton coeur...? "
Bien entendu qu'elle a tout pour être heureuse aujourd'hui. Ce petit ami plus que parfait qui se mettra toujours de son côté pour la soutenir elle et rien qu'elle. Cet être d'excellence qui l'aime profondément et lui donnerait sa vie tout entière si elle le lui demandait... cet homme merveilleux qui l'a, tout à l'heure, et avec toute la tendresse du monde, consolée pendant plus d'une heure, alors qu'elle pleurait comme une perdue au creux de ses bras. Le rôle simple et banal d'un petit ami aimant, certes, mais tout ce qu'une jeune fille est en mesure d'espérer d'un amant, son Gabriel le lui apporte...
"Dis-moi pourquoi est-ce que tu m'aimes...? "
"Dis-moi ce que j'ai fait pour mériter quelque chose d'aussi merveilleux...? "
"Dis-moi pourquoi est-ce que c'est moi que tu veux...? "
"Dis-moi pourquoi est-ce que je te mérite...? "
Et cela est peut-être trop. De finir par se demander ce qu'il peut bien lui trouver, à la fin, lui qui lui donne tout et elle qui ne lui offre pas grand-chose, finalement... Lui qui est si irréprochable, tellement merveilleux, alors qu'elle est si imparfaite. La jeune femme se sent coupable, désespérée, malheureuse, de cette situation. De le trouver trop bien pour elle, de ne rien pouvoir lui reprocher, au fond... À part le simple fait de ne pas être « lui ». Et dieu qu'elle se hait de ne pas réussir à l'aimer autant que « lui ». De continuer de penser à « lui » à chaque instant de son existence. De se surprendre elle-même en « lui » chantonnant tout à coup quelques vers, comme si elle s'adressait directement à lui... Parce qu'il y a tellement de choses qu'elle aimerait lui dire, à « lui », son plus grand amour, mais aussi meilleur ami et confident. Il est vrai que la symbiose qui régnait entre ces deux êtres était telle que le remplacement n'est pas aisé et ce n'est que depuis peu que la jeune fille le réalise... Que personne d'autre à part « lui » ne savait la comprendre rien qu'avec un simple regard (et vice-versa). Oui, tout les deux étaient la fusion incarnée et ce n'est pas Raphaël qui va songer le contraire, lui qui ce soir est lui aussi assis sur sa fenêtre, seul dans sa chambre, car il a refusé une soirée entre amis pour préférer rester travailler, soi-disant, au calme, sur une chanson.... Un mensonge de plus que le jeune homme a fait à son entourage, pour ne pas avoir à avouer qu'il crève encore et à petit feu à cause d'une certaine absence dans sa vie...
Dead hearts - Stars ♪

Raconte-moi ce que j'ai manqué
Dis-moi ce que tu vois

Ils ont les yeux qui brillent (=> Ils m'acclament, ils voient la star en moi)

As-tu vu ces fenêtres condamnées?
As-tu entendu cette porte qui a claqué?

Ils sont allés de l'avant et mon coeur s'est brisé (= > Les TroubleMakers sont parti)

Stp, stp, dis-moi de quoi ils ont l'air?
Ont-ils l'air d'avoir peur de toi? (=> de te comprendre)

Ils sont les enfants que j'ai connus (=> Ils sont les visages que j'ai toujours connus)

Je pourrais tellement t'en dire, mais tu ne me croirais pas
Tu me dis que si, tu mens, tu ne peux pas me tromper, moi
C'est dur de savoir, ils ne sont pas là (=> les autres, tout le monde sauf eux)
C'est difficile de savoir si tu t'en préoccupes encore (=> de nous)
Je pourrais tellement t'en dire, mais tu ne me croirais pas
Tu me dis que si, tu mens, tu ne peux pas me tromper, moi
Les coeurs meurtris sont partout
Les coeurs meurtris sont partout

Est-ce que tu les touches? Est-ce que tu les prends dans tes bras?
Est-ce qu'ils te suivent en ville? (=> est-ce qu'ils se préoccupent de toi)

À leurs côtés, je sombre...
À leurs côtés, je sombre...

Est-ce qu'il y en a eu un que tu as vu réellement? (=> dont tu t'es rapproché, comme moi)
Est-ce qu'ils te semblent réels? (=> comme nous, notre histoire)

Ils sont les visages que j'ai toujours connus
Ils sont les visages que j'ai toujours connus

Je pourrais tellement t'en dire, mais tu ne me croirais pas
Tu me dis que si, tu mens, tu ne peux pas me tromper, moi
C'est dur de savoir, ils ne sont pas là
C'est difficile de savoir si tu t'en préoccupes encore (=> de nous)
Je pourrais tellement t'en dire, mais tu ne me croirais pas
Tu me dis que si, mais tu ne peux pas me tromper, moi
Les coeurs meurtris sont partout
Les coeurs meurtris sont partout

[Dead hearts are everywhere...]

[Les coeurs meurtris sont partout...]