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Le faire. Ne pas le faire... Oser. Ne pas oser...

La jeune September hésite et doute une fois de plus, ce soir encore...
À deux jours de ce fameux concert qui sera donné par les ex-Apologize, en l'honneur de son père, elle hésite a accepter l'invitation de monter elle aussi sur scène pour interpréter un titre. Elle choisirait alors celui qu'elle s'est écrit dans ses moments de doutes et désespoir : lorsqu'elle réalisait sa vie, ses nombreuses erreurs, et ce douloureux amour brisé...
Un titre au lyric plutôt sombre donc. Voire carrément noir. Clairement pas folichon...

Un titre qu'elle aurait bien gardé pour elle, dans ses tiroirs, bien a l'abri des regards indiscrèts, si elle n'avait pas finalement pris sa fameuse décision. Sa grande décision. Au sujet d'elle, de sa vie, de son frère...

Alors et puisque désormais tout sera bientôt terminé...
Et puisque l'envie de vibrer une première, une dernière fois, devant un public, devant un micro, devient si ardente... En plus, ce titre, elle l'a fignolé en studio. Elle en connait donc la mélodie, qu'elle juge plutôt pas trop mal.

Lorsque l'on ne trouve plus les mots... Il reste la musique.
La scène. Les projecteurs. La foule, les hurlements, et les applaudissements... Quelque chose qu'elle n'a jamais connu, elle, la petite chanteuse qui se cachait il y a encore pas si longtemps de cela, derrière un avatar en 3D.
Mais... et si le moment était finalement venu? D'affronter ses peurs, de découvrir son public? Pour la première, et dernière fois...
Elle sourit. Jouant désormais avec son stylo bic en réfléchissant à de meilleures rimes, elle sourit en perfectionnant ainsi sa chanson. Car oui, lors de ce concert là, de ce concert exceptionnel en hommage à son défunt père, elle montera sur scène avec les ex-Apologize et son ex-petit ami.

Fièrement et heureuse d'être là, elle les rejoindra. Pour interpréter son dernier titre.
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- Tu pourras peut-être reprendre le basket après ton opération, fait amicalement Dozen Tatayoyo en direction de son voisin de palier qui s'amuse encore ce soir à faire des paniers dans leur cour.

- Oula je ne pense pas, contredit très vite l'allemand expatrié, toujours dans cette belle langue qu'est le français et qu'il parle aujourd'hui presque couramment, - enfin, à un niveau potable, certainement pas.. J’ai trop perdu au fil des semaines.

- Arrête! Tu ne rates même pas un panier, là! C'est bien la preuve que tu as encore tes doigts en or!

- Encore heureux que j'en loupe pas un! On ne m’a pas amputé des mains tout de même! Mais ma force à moi, à l'époque, c'était le dunk. Et sans me vanter, ma rapidité.

- Tu peux perdre une force et en retrouver une autre, si tu le veux vraiment.
- C'est plus facile à dire qu'à faire! Avec ma cheville, aujourd'hui, j'arriverais plus jamais à rien.

- C'est sur, mais regarde toi, tu es toujours aussi adroit qu'à l'époque apparemment, et si on enlève tes problèmes de coeur, tu retrouveras ta vivacité sur un terrain. Mais j'ai l'impression que tu n'as pas envie de te rendre compte de ça, sans doute parce que tu préfères te dire que tu es fini dans ce sport. Pour ne pas avoir à essayer... Tu ne crois plus en toi, en fait... *alors que croire en soi, c'est déjà presque réussir.
- Je.. Je.. Humpf... Mais je ne vois pas comment esquiver mes soucis de cheville...

- Mais je ne vois pas comment esquiver mes soucis de cheville...

- Quand on veut, on peut !