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Paula, en tant que meilleure amie attitrée fidèle et sincère, est dès qu'elle le peut chez son binôme pour tenter de l'extraire du gouffre dans lequel la concernée tente de s'enliser doucement et un peu plus chaque nouveau jour que dieu fait. Sa vie amoureuse? À elle? Elle est pour l'instant au beau fixe. Elle n'a pas à se plaindre, disons, avec son petit caïd Wilfrid, de personnalité plus douce et tendre qu'il ne laisse paraitre devant son entourage habituel.
Mais tout ce surplus de bonheur la jeune Paula le garde pour elle, évidemment. Par respect pour la détresse de sa meilleure amie, elle le garde pour elle.

- Sinon, tu verrais la gueule qu'il tire, lui, maintenant.. Il n'est plus que l'ombre de lui-même! qu'elle fait chaleureusement à son binôme. Bien sur, elle parle là du jeune Raphaël Bauer pour rappeler à l'ex-petite amie de celui-ci que l'adolescent souffre autant qu'elle de leur rupture.

- M'en fous, lui marmonne en retour et avec indifférence son interlocutrice.
Avec indifférence pour ne pas se dévoiler faible et dépendante de lui. Accro et inexistante sans son amour. Pathétique et misérable sans sa présence. Ils ne sont pas restés très longtemps ensemble, mais dans leurs coeurs à tout les deux, c'est un peu comme s'ils étaient déjà mariés...

- Tu veux qu'on fasse quelque chose ce week-end? Rien que tous les trois! Toi, moi, et Wil'!
- Non merci.

- Rahhh, allez, Eva! S'il te plait! Pour me faire plaisir! Parce qu'il faut que tu tiennes le coup et continue de vivre!
- Je suis fatiguée. Je vais me pieuter.
- A dix-huit heures?
- Ouais.

Dormir. Faire passer le temps. Fermer les yeux. Ne plus rien voir ni entendre... Rêver. Tenter d'ignorer et oublier. Non, se souvenir... plutôt.
Voilà qu'elles sont désormais les principales activités de la jeune Beckers.
Dormir. Faire passer le temps. Fermer les yeux. Ne plus rien voir ni entendre... Rêver. Tenter d'ignorer et oublier. Non, se souvenir... plutôt.

- Allez, Eva... S.t.p...
- Non merci. Au revoir.
- Rahh... Ok... Au.. Au revoir...A demain..
Dormir. Faire passer le temps. Fermer les yeux. Ne plus rien voir ni entendre... Rêver. Tenter d'ignorer et oublier. Non, se souvenir... plutôt.
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La meilleure façon d'oublier est de remplacer.

Alors si Raphaël veut réellement réussir à tourner la page sur la fin tragique qu'a pu connaitre sa délicieuse idylle avec sa demie soeur, il doit se résigner à tenter quelque chose. Il doit trouver de quoi s'amuser, de quoi passer le temps, de quoi s'occuper l'esprit... De quoi assouvir ses besoins tel l'animal qu'il devient lentement au fil des jours.

En plus, sa voisine n'a toujours attendu que ça ! Il serait alors bête de se priver, quand certains hommes paient cher une prostituée, lui en a une gratuite à domicile, qu'il songe en observant sa généreuse poitrine qu'elle lui expose une fois de plus à travers un corset plutôt sexy. Est-elle décidément assez idiote pour réussir à croire un seul instant qu'il n'a pas compris que ses besoins de sucre, de sel, voire de pain, n'ont toujours pour but que de finir un jours les pattes écartées sur son lit? Raphaël déteste ce genre de filles....

Pourtant... Ce soir, c'est sous sa jupe qu'il jettera un regard pervers, avant de s'avancer vers elle,

Elle n'attend que ça, très bien, il la traitera donc comme une vulgaire chienne que l'on saute sans le moindre respect pour sa personne !

- Oui ? qu'elle ose lui minauder avec sensualité lorsqu'il l'attrape soudain par la taille en lui glissant une jambes entre les cuisses de façon perverse. Petite conne... qu'il aurait bien envie de lui jeter au visage, tout en la jetant sur son lit.

D'un geste vif, il lui arrache sa robe et se précipite entre ses cuisses qu'elle écarte déjà en lui souriant niaisement. Raphaël en a presque la nausée, mais il s'empresse de lui retirer ensuite et d'un coup sec, son string blanc, pour commencer juste après et sans le moindre préliminaire, des pénétrations rapides et brutales. Il n'est pas là pour lui faire du bien... Il n'est là que pour la sauter et l'humilier.

Pas une expression ne se dessinera sur le visage de la jeune fille pendant l'acte et c'est en serrant les dents qu'elle le subira eu début, jusqu'à la fin. En silence. Il lui fait mal, très mal, mais elle se doute qu'il en a conscience.

Pourtant... et quelques minutes de va-et-vient plus tard, elle fera un effort pour tenter d'apprécier chacune de ses entrées en elle pour se donner l'impression d'être une jeune femme désirée.

Vingt minute d'épreuve plus tard, Raphaël explose enfin en plein dans sa partenaire en poussant un râle de plaisir. Aussitôt après, il referme sa braguette et se laisse retomber sur son lit pour s'accorder un repos réparateur, tandis que celle sur qui il vient de se vider referme lentement les cuisses et tente de s'endormir à ses côtés, en rêvant à éventuel geste de tendresse de sa part, dès le lendemain, par exemple...

Mais quelques heures plus tard et lorsque les premiers rayons du soleil éclaireront enfin son appartement par les petites fenêtres de celui-ci, Raphaël aura soudainement envie de tout, sauf de caliner et aimer celle qui dort encore auprès de lui.

Pourtant, et malgré le fait qu'il l'ai traitée comme un vide bourse sans intérêt, Raphaël constate sa conquête nocturne allongée sagement à ses côtés avec un large sourire peint sur le visage qu'il ne comprends pas...

Aurait-elle aimé ce qu'il lui a fait? Y croit-elle déjà? À une éventuelle histoire avec lui? C'est avec lassitude qu'il se le demande en sautant hors de son lit pour se diriger vers sa cuisine. Il va se faire un café, puis se préparer en attendant qu'elle se réveille.
Ce qui ne tardera pas.

- Coucou!! Bien dormi?! lui susurre t-elle très vite et amoureusement, tout en s'asseyant sur son lit pour s'étirer longuement et avec sensualité.

- Oui, mais tu dois rentrer, maintenant. informe froidement Raphaël sans même jeter un regard à son interlocutrice.

Par sa froideur, elle doit absolument réaliser qu'elle n'est rien d'autre pour lui qu'un objet pour évacuer son stress. Qu'une poupée à baiser.

Et d'ailleurs, l'expression du visage de la jeune fille semble avoir changé. Elle ne sourit plus et commence à se rhabiller quelques secondes plus tard. Raphaël est ravi que tout se passe ainsi.

- À plus tard!! qu'elle lui niaise une fois rhabillée et sur le départ, avec un air enjoué.

Raphaël en est satisfait. La façon dont sa voisine se comporte lui prouve qu'elle n'attend rien de lui, finalement.

Il faut croire que sous ses airs de cruche, elle était plus maligne qu'elle en avait l'air! La journée du jeune Bauer commence décidément très bien.

Et ce même s'il se remet très vite à songer à celle qu'il n'a pas le droit d'aimer, mais pour qui il crève cependant d'amour...

"L'amour est une triste histoire, toujours fatale pour quelqu'un" [François Hertel]