Now you're gone - Basshunter ♪
Now you're gone
I realize my love for you was strong
And I miss you here,
Now you're gone
I keep waiting here by the phone
With your pictures hanging on the wall
Now you're gone
I realize my love for you was strong
And I miss you here,
Now you're gone
I keep waiting here by the phone
With your pictures hanging on the wall
Is this the way it's meant to be
Only dreaming that you're missing me
I'm waiting here at home
I'll go crazy,
Now you're gone
There's an empty place in my heart
Without my Anna it will break apart
It won't heal it never fades away
I will think about you everyday
— Je pense que dès la fin du concert.. reprend Vanessa, de nouveau à l’oreille de son amie, — on va voir une Tania se ruer dans les coulisses..
— Non.. Je.. Je..
— Heeey Vanessa !! arrive brusquement Claire en se frayant un chemin à travers la foule pour saluer la concernée.
Ouf, sauvée par le gong, songe aussitôt Tania d’un air soulagé.
L’arrivée surprise de tous les Gutter, les uns après les autres, forceront sa meilleure amie à oublier son précèdent sujet de conversation. Yann.
Et si tous les Gutter sont présents ce soir, Ophélia l’est donc aussi.
Pourtant, la jeune adolescente ne semble pas d’humeur à profiter de la fête. Et ce, malgré les sourires forcés qu’elle dirige vers son frère.
Comme souvent, un mauvais pressentiment l’assaille.
Un bien mauvais pressentiment... Exactement comme ce jour-là.
Celui où elle avait dû pleurer toutes les larmes de son corps pour les prévenir, tout en hurlant de toutes ses forces, pour la seule et unique fois de sa vie.
*
Le concert est un véritable succès et sa fin le prouve ; par de bruyants applaudissements, saupoudrés d’hystériques hurlements de fans.
Il est désormais temps pour le groupe de se retrouver en coulisses. Tous sont au comble du bonheur et rient de bon cœur. Tous. Sauf Yann. Qui maugrée seul dans son coin, avant d’aller se laisser tomber sur le premier fauteuil qui croise son regard.
Elle était là. Durant tout le concert, elle était là.
Mais à aucun moment elle n’a posé le moindre regard sur lui.
Même lorsque Kylian a interprété son titre devant plusieurs milliers de Berlinois.
Son titre. Oui. Cette chanson n’est que la sienne. Qu’il a écrit entre deux sanglots étouffés et chute de larmes sur de nombreuses feuilles de papier blanc.
Tout semble donc bel et bien terminé entre eux..
Sinon, dans le cas contraire, elle aurait montré un minimum d’intérêt pour sa personne.
Au lieu de préférer ignorer son existence.
Une larme roule le long de sa joue.
Vite. Il l’essuie avec hâte. Ses amis ne sont pas loin. Sûrement au distributeur de café, dans la pièce d’a côté. Le comble du ridicule serait qu’on le découvre ; une nouvelle fois ; effondré à cause d’elle.
— Espèce de macaque manipulateur... le fait soudain sursauter une voix qu’il replace rapidement sur une jeune femme qui vient de se planter à quelques mètres.
Elle est venue!! Elle est finalement venue.. Puisqu’elle se tient là, bien droite, devant l’entrée des coulisses. À quelques mètres à peine de lui qui est encore avachi sur son fauteuil de stars.
Il voudrait lui prononcer quelques mots. Il voudrait tant, oui.. Mais ses lèvres lui refusent cette faveur, le forçant ainsi à rester muet. Il déglutit alors. En la regardant l'air désespéré. Puis en espérant. Voir en attendant. Mais aussi en craignant...
Qu’elle s’avance.
Parce que maintenant. Oui, elle s’avance vers lui.
Et son cœur se met brusquement à battre la chamade.
Pourquoi se rapproche-t-elle donc ?
Il la regarde d’un air anxieux. Voir terrifié,
— Je.. Je...
En silence. Elle s’assoit. En amazone. Sur ses genoux.
Puis elle lui offre le plus doux des baisers jamais encore partagé.
— Je t’aime, mon macaque...