
- Dis-moi, dis-moi, dis-moi!! reprend Eva avec insistance.

- le koala y croit ! L'antilope inaugure avec un nénuphar !

- Hein?
- C'est ce qu'il y'a écrit! en soupire d'agacement Raphael en montrant la feuille de papier à sa petite amie, avant d'enfoncer ses clefs dans la serrure de son appartement, - ras le cul de ces conneries, franchement...

- Humpf, surement une farce ! Mais celui qui te la fait est un marrant, je ne sais pas où est-ce qu'il est allé chercher tout ça, mais on peut dire qu'il a de l'imagination !

- Ça, tu peux le dire ! Par contre pour ce qui est du "marrant", hmm.. Il repassera, hein! Sinon, si tu veux prendre une douche, tu sais où c'est. J'ai pas besoin de te guider, tu es chez toi, ici.
- D'accord, merci! sourit affectueusement la jeune fille en embrassant furtivement son petit ami avant d'aller s'enfermer dans la salle d'eau de celui-ci. Pièce où elle va se prendre une longue chaude, pendant que son bien-aimé se laisse tomber sur sa chaise de bureau pour rouvrir en grand cette nouvelle lettre et la relire plusieurs dizaines de fois. Sans doute cherchant une explication, une éventuelle logique...Si toutefois il y en existe une.

Il grommelle. Bougonne, et tapote du bout des doigts sur son bureau. Ne comprends pas et tempère. Se demande. « Le lien entre un Koala qui y croit et une antilope qui inaugure avec un nénuphar?! Mais inaugurer quoi, d'abord?! » Cela l'énerve. On le prend pour un con et lui marche à fond comme un crétin. Au lieu de simplement jeter dans sa corbeille cette nouvelle et bien risible petite lettre.

- Ouh ouhhh.. Le fait soudain sursauter sa petite amie, quelques secondes plus tard.
Sans attendre, il se tourne aussitôt dans sa direction pour la constater nue comme un ver, allongée sur son lit, sur le ventre, les pieds en l'air et croisés entre eux. Il en déglutit aussitôt de désir en se relevant de sa chaise pour la rejoindre,

- Tiens, je ne t'ai pas entendue sortir de la salle de bain! qu'il lui sourit en arrivant doucement vers elle, les yeux rivés sur ses courbes délicates et surtout.. Sur ses fesses délicieuses qui s'offre désormais à lui sans aucune pudeur.

- Tu semblais bien préoccupé, assis devant ton bureau, qu'elle lui minaude en retour avec un clin d'oeil et en s'agitant un peu pour le laisser entre-apercevoir une partie de sa poitrine.
- Toi, tu me cherches... lui susurre alors son compagnon avec convoitise en lui rendant son clin d'oeil et en se déshabillant avec hâte, avant d'envoyer valser la presque intégralité de ses vêtements sur le sol.
- Comment as-tu deviné? qu'elle lui sourit en rougissant lorsqu'une fois dévêtu, il se baisse pour se mettre à son niveau et s'emparer de ses lèvres rosées et délicates.

Un long baiser. Tendre, et passioné.... Avant qu'il ne l'attrape délicatement par la taille pour la relever légèrement et l'allonger sur le dos...

...afin de pouvoir ensuite se placer très sensuellement au-dessus d'elle, exactement comme il y'a un peu moins d'une heure, dans cette petite salle privée et sombre...

- Est-ce qu'on peut éteindre la lumière..? demande soudain la jeune fille avec timidité, terriblement gênée par la clarté de la pièce qui révèle vraiment beaucoup trop son corps a son goût.

- Je peux mettre une lampe de chevet, si tu veux, mais pas tout éteindre, non.. Lui sourit gentiment son interlocuteur, - parce que t'admirer fait partie du moment, et je n'ai pas envie de faire l'amour à une chérie inerte, dans le noir, qui laisse ses bras figés le long de son corps... Je veux que tu apprécies l'instant, et fasse de nouveau ta petite femme fatale!!!

- Tsssss, O.. Ok pour la lampe, lui sourit en retour Eva, plus honteuse que jamais de réaliser sa condition de jeune vierge inexpérimentée.
- Ok, je reviens, lui fait tendrement son petit ami en s'extirpant d'un bond de son lit pour s'en aller allumer une vieille lampe de chevet à la lumière orangée et faible.
Il est de retour moins de deux minutes plus tard pour retrouver sa belle allongée sur le côté, contre un oreiller qui dissimule habilement ses formes et son entre-jambes. Elle lui sourit avec perversion. Sans attendre, il se dépêche alors de l'embrasser et prendre la place du vil oreiller, reprenant ainsi sa position de mâle dominant : sa moitié au-dessous, lui au-dessus...

Il l'admire de tout son long. Malgré la faible lueur qu'offre sa vieille lampe à son appartement, c'est sans aucune difficulté qu'il discerne ses formes délicieuses. Elle est magnifique... qu'il la complimente, les yeux pétillants.

Il commence ensuite à lui embrasser le cou, avant de descendre délicatement en direction de ses seins. Qu'il va cette fois encore titiller du bout des doigts avant de les frôler délicatement du bout de la langue.

Sa compagne en gémit de plaisir. Il l'entend bien, même s’il réalise qu'elle tente de se montrer discrète.

Il continue ensuite lentement sa descente. Le long de ce ventre plat et ferme, tout en déposant sur son passage une pluie de baisers humides.
« Terminus, tout le monde descend! » Son visage est arrivé entre deux cuisses écartées qui tentent parfois de se refermer nerveusement. De ses mains, il les en empêche très vite, se délectant de ce que ses yeux lui révèlent désormais comme spectacle.

L'intimité de sa partenaire déjà gonflée par l'excitation.. Il lui embrasse de nouveau le ventre.

- Raph'.. Tente doucement Eva afin de le retenir en essayant de lui tenir la tête de ses mains : « mais que fait-il ainsi?! Les yeux rivés sur son entre-jambes?! » À cet instant précis, elle pourrait bien mourir de honte.
- Ça va aller, mon coeur, la rassure tendrement Raphaël en rapprochant ses lèvres de son intimité pour la lui embrasser dans un premier temps, avant de se mettre à la recouvrir de doux et sensuels coups de langue.
La jeune fille ne tardera pas à laisser échapper quelques petits gémissements de plaisir, tout en commençant à se tortiller sous son homme, agitant nerveusement ses bras, ses jambes, avant de porter un doigt à sa bouche pour le mordre frénétiquement.
En plus, pour couronner le tout, son coeur bat désormais comme un fou, au souvenir de ces termes que son petit ami vient d'employer pour la désigner... « Mon coeur »
C'est la première fois qu'il la nomme ainsi.
Réalisant très vite que sa compagne est loin d'être indifférente à ses caresses et baisers, Raphaël lui insère délicatement son index droit dans intimité déjà bien humidifiée, avec beaucoup de sensualité et douceur, tout en continuant de la caresser là où il lui fait le plus d'effet. Elle gémit encore plus. Il lui glisse alors un deuxième doigt et commence de léger va-et-vient avec eux. Sa partenaire se cambre désormais avec vivacité et il adore constater cela. La constater ainsi. En feu et transpirante de désir sous lui. Sans attendre, il revient alors au niveau de son visage pour l'embrasser tendrement, tout en lui caressant à nouveau les seins. Elle accueille son retour avec un doux sourire, tout en lui calinant les cheveux, même si elle se surprend soudain à regretter qu'il ne soit déjà plus entre ses cuisses pour la faire mourir de plaisir!
D'un geste rapide, Raphaël retire ensuite son boxer avant de récupérer vivement sous son lit une boite de préservatifs neuve. Il en retire un et l'ouvre sans attendre. Sa petite amie l'observe en rougissant à la vue de son sexe en érection. Elle se retient toutefois de faire la moindre remarque qui pourrait être jugée naïve, voir déplacée...
De toute manière, elle n'a pas le temps de paniquer qu'il revient déjà vers elle pour l'embrasser, lui mordiller le lobe de l'oreille avec sensualité, tout en lui caressant à nouveau son intimité de ses doigts habiles ; avant de lui écarter un peu plus les cuisses pour se glisser entre elles, tout en lui murmurant avec une tendresse infinie dans le regard, « que ça va aller... »

Et en effet. Cette première pénétration n'est pas ce que la jeune fille craignait dans ses pires moments de doutes et craintes. Puisqu'elle ne lui procure pas cette douleur désagréable à laquelle elle s'était déjà préparée, mais plutôt la sensation délicieuse de ressentir son homme se glisser en elle avec force et douceur.
« Finalement, c'était vraiment génial de faire l'amour!!!» Qu'elle réalisera doucement en s'agrippant avec fermeté au dos de son compagnon alors que celui-ci la secoue déjà de ses vifs et habiles coups de bassin.
Être deux. Ne former plus qu'un. Sentir l'autre en soi et ne plus vouloir se détacher de lui...

L'aimer à en crever, éperdument et irrationnellement. Jusqu'a vouloir le garder éternellement en elle. Contre elle. Contre son coeur et son âme... pour l'éternité.