
Pendant ce temps, à l’extérieur de la maison…
Nina pleure toutes les larmes de son corps, n’osant pénétrer chez son petit ami…

Une heure plus tard et tandis que Benjamin essaie de l’appeler incessamment depuis un long moment maintenant..
Benjamin : c’est quoi ce bordel, son téléphone est éteint alors qu’elle ne le met jamais offline d’habitude.

Benjamin : Ya un truc pas normal là-dessous, je vais y aller en chair et en os ! ça suffit les conneries !

Benjamin : Maman, exceptionnellement, est-ce que je peux aller chez Nina ce soir ? Je reviens vite, j’ai un mauvais pressentiment à son sujet…
Chloé <déglutit>

Maya : Mais bien sûr mon poussin ! N’oublie pas les protections hein éhéhéh <Clin d’œil> ;)
Benjamin : Maman !!!!!!

Jérémie : Tu ne rentres pas tard hein, 23 h maxi
Benjamin : Tu inquiètes papa, ça sera court

Peu après

Benjamin : Madame ? Que.. Que ??
Melancolia <Effrondrée>

Benjamin : Qu’est-ce qu’il se passe ?? Il y a un souci avec Nina ??
Melancolia : On va la perdre.... Benji, on va la perdre !!
Benjamin : Quoi ??
Melancolia : Je n’ai jamais été une bonne mère… c’est ma punition…
Benjamin : accouchez !!!

Melancolia : elle s’est fait renverser par une voiture ! elle est actuellement dans le coma !!!
Benjamin : QUOI ??? Comment ça ?? Quand ???
Melancolia : L’hôpital vient de m’appeler à l’instant… J’allais y aller quand tu es arrivé…
Benjamin : allons-y ! je viens avec vous !

Melancolia : merci de proposer… je n’avais pas le courage d’aller voir ma fille mourir, seule....
Benjamin : vous venez de dire qu’elle est dans le coma… elle n’est donc pas morte… allez, on se ressaisit et on y va !

"Le suicide, ce n'est pas vouloir mourir ; c'est vouloir disparaitre [Georges Perros]"

Peu après, Melancolia et Benjamin arrivent devant l’hôpital de Fortyville…

Benjamin : Bonsoirr madame, nous sommes les proches de Nina Pasquier…

Infirmière : Oh ! Bonsoir, le médecin ne va plus tarder. Vous pouvez prendre un siège.

Melancolia : Je suis sa mère ! dite moi ce qu’elle a pitié ! est ce qu’elle va mourir ?
Infirmière : Elle est toujours dans le coma, son médecin vous en dira plus que moi. Je suis désolée…

Quelques minutes plus tard…
Docteur <arrivant> Bonsoir. Vous êtes les proches de mademoiselle Pasquier, je suppose ?
Melancolia : Je.. Je suis sa mère…

Docteur : Je suis vraiment désolé madame, mais votre fille est dans un coma très profond. Nous n’avons aucune estimation de réveil…

Melancolia : Je… Je veux la voir !
Docteur : Bien sûr. Suivez-moi.

Docteur : Elle n’a aucune blessure physique, son visage n’est pas défiguré… Je sais que c’est une maigre consolation, mais ça peut vous aider à tenir le coup.

Docteur : La voilà…
Melancolia : qui est cet homme dans la chambre de ma fille ??

Homme <voix tremblotante> bonjour, je m’appelle David Forrestod, votre fille s’est jetée sous mes roues, je l’ai vue, j’étais pas saoul… Je vous le promets ! Elle était sur le trottoir et elle s’est littéralement jetée sur ma voiture, je n’ai rien pu faire pour l’éviter ! je suis navré, je suis désolé, mais je vous jure sur tout ce que j’ai que je n’y suis pour rien !

Melancolia : Mais vous dites n’importe quoi… Ma fille n’avait aucune raison de se jeter sous une voiture !!!!!!!
Docteur : Qu’est-ce qui vous prouve qu’elle n’avait aucune raison ? Connaissiez-vous vraiment votre fille ? Monsieur Forrestod, pouvez-vous quitter la pièce ? Je dois m’entretenir en privé avec les proches de la jeune fille.

Une fois seul tous les trois…

Melancolia : Docteur… qu’aviez-vous à me dire.. ?