— Daï ! Appelle vivement Keichi en bondissant hors de son lit : où est le petit ?
Pourquoi n’est-il plus à ses côtés ? Il ne s’est pourtant assoupi qu’une dizaine de minutes !
Son cœur s’emballe soudain et un violent sentiment de panique le fait se jeter à l’extérieur de sa chambre.
Il se met ensuite à courir comme un dératé à travers tout le château, bousculant au passage quelques domestiques qui avaient le malheur d’être sur son chemin.
Le sous-sol. Vite ! Il doit se rendre au sous-sol !
Parce que c’est là qu’elle repose.
Il est trop tard Keichi...
Il a choisit.
— Nooooooooooon, Daïïïïïïï !!!!!!!!
— Daï ! Daï ! Tu es lààà ?? Daïïï ?!? continue d’hurler Keichi en ouvrant violemment la porte de la salle mystique d’Octavia.
Ses jambes s’immobilisent aussitôt qu’il a pénétré à l’intérieur.
Daï est là.
La porte Kei... Combien de fois devrai-je te le répéter ?
... Sous une nouvelle forme et accroupi aux côtés de la déesse mère.
— Je... Je... arrive à peine à balbutier un Keichi paralysé par le bruit de l’énorme porte en fer forgé qui vient de claquer dans son dos.
Nous n’avons plus besoin de toi Kei, tu peux disposer.
— De... de quoi ? Déglutis avec douleur le jeune roi ; il n’a apparemment été qu’un vulgaire pion sur un jeu de société néfaste et destructeur.
Daï ? Tu t’en charges ?