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Paula traverse joyeusement les jardins de la résidence de son Jeffrey, en cette fin d'après-midi.
Elle s'est faite toute belle pour le retrouver. Car même s'ils ont fait le chemin du retour ensemble, après les cours, il lui manque déjà. L'heure qu'elle a passée chez elle, entre ce moment-là, et celui de la séparation à la descente de l'arrêt de bus, étant déjà de trop.

Et c'est bien ce qu'elle a l'intention de lui susurrer amoureusement à l'oreille. Lorsqu'elle lui aura enfin sauté au cou.
Eh eh.

Tiens, d'ailleurs, lorsqu'elle pense au loup, elle en voit immédiatement la queue.
Puisqu'il est là. Juste devant.
Là.
À quelques mètres.
Toujours aussi mignon et sexy! Qu'elle songe aussitôt, en accélérant le pas. Pressée d'aller se blottir dans le creux de ses bras.

Ah, mais, tiens... il n'est pas seul.
Tsss. Encore elle. Cette Angelika...
Tsss. Décidément.

Mais n'arrêtera-t-elle donc jamais de le coller ?!

- C'est la police ! Haut les mains, peau de lapin ! qu'elle fait alors joyeusement avec un sourire si coquin que son petit ami est forcé de voir en cette phrase bateau, un appel a des actes pas très catholiques !

- Hey, Pao, que son prince lui sourit à son tour en se retournant vers elle et en lui prenant simplement la main.
Hum. Pas de baisers en vue?
Pas de baisers langoureux - voluptueux - de prévus et de merveilleusement bien orchestrés ?
Tss. Mais non. Paula n'est pas d'accord! Ce n'est pas comme cela que tout doit se dérouler! Puisque les nouveaux couples sont censés être toujours l'un sur l'autre! « À se bouffer la gueule! ». C'est bien connu!
- On se voit demain, Angel, sourit Jeffrey, - avec bien trop d'affection au goût de Paula -, en direction de Miss je-n'ai-jamais-appris-à-me-faire-une-coiffure-décente.

- C'est moi, ou tu as refusé de m'embrasser ? débute peu après, une crise de jalousie flagrante de la part de Paula, alors que son petit ami s'éloignait avec elle dans les jardins - main dans la main -.
- Hum, mais pas de soucis, on va remettre ça ! Dès maintenant ! susurre alors Jeffrey avec tendresse pour rassurer sa compagne.

- Non, lui rétorque son interlocutrice désormais de mauvaise humeur, en lui refusant ses lèvres, - maintenant qu'on est que tous les deux, tu veux bien m'embrasser, mais devant elle, non ? C'est bien ça que je dois comprendre ?

- J'ai refusé de sortir avec elle, Paula. Je t'ai choisis. Et ce choix lui a fais du mal. Tu peux donc comprendre que je n'ai pas envie de lui balancer notre couple au visage?

- Ouais, je vois. Tu ne veux pas t'afficher avec moi, tu ne veux pas te montrer trop épanoui, à mes côtés. Pour qu'elle continue d'espérer auprès de toi, plutôt!
- N'importe quoi. Je cherche juste à la préserver. Elle est fragile et sensible, elle !
- Et moi, je suis un monstre sans coeur ?
- Je n'ai jamais dit ça !
- A peine!
- Tu es puèrile, et j'ai faim. Ça te dit, un Kébab ?
- Je ne suis pas puérile, je suis jalouse! Elle te veux!! Alors rassure moi et dis moi que tu te fiches de cette niaise !
- Je ne me fiche pas d'elle. C'est une amie, et je l'apprécie beaucoup ! Mais c'est de toi dont j'ai tout le temps envie, c'est avec toi que j'ai voulu sortir et pas elle, à ce que je sâche ! Souviens toi pour te rassurer...

En effet, cette affirmation rassure assez la jeune fille pour qu'elle se jette soudain sur les lèvres de son homme pour s'en emparer avec voracité. Son Jeffrey... Dont elle tombe de plus en plus amoureuse au fil des jours.

Elle tient terriblement à lui et ne se souviens plus avoir aimé un garçon aussi passionément depuis longtemps.

- Alors on va se le faire, ce Kebab ? qu'elle lui fait, l'air radieux. Plus amoureuse que jamais.