— Quel est ce parfum Sacha ? demande-t-elle en dévisageant son époux, réponds-moi, quel est ce parfum ? Ce n’est pas le tien... Non, ce n’est pas le tien...
Malheur ! songe Sacha avec effroi, en essayant de se justifier
— Je.. Je.. C’est rien mon ange... C’est rien...

— NE TE FOUS PAS DE MOI ! lui hurle Claire en faisant un bond en arrière, c’est un parfum de femme !
— N.. Non mon cœur... se met à balbutier Sacha, le cœur serré, laisse-moi t’expliquer, attends...

— Salaud !! Salaud !! Je te hais !! hurle en pleurant Claire, tu l’as fait, tu l’as fait, tu l’as fais !!
— Clio, s’il te plaît.. Gémit Sacha en essayant de se rapprocher de son épouse qui se bouche maintenant les oreilles pour ne plus l’entendre.

— Ne m’approches pas... laisse t-elle maintenant tomber, le visage plus trempé que jamais, ne m’approche plus, plus jamais...

Et sur ce, elle se jette dans l’escalier pour fuir au premier étage.
Mais il est hors de question qu’il la laisse partir comme ça, après qu’elle lui ai hurlé son amour, il ne la laissera pas faire !
Sans réfléchir, il se précipite sur ses pas en criant désespérément,

— Attends Clio ! Laisse-moi t’expliquer ! Je t" en pries !!
— Fous-moi la paix ! lui hurle-t-elle en arrivant dans sa chambre ; qui était la leur auparavant.
— Clio attend !! M.. Moi aussi je t’aime !!! lui, lance-t-il en arrivant a son tour dans la pièce.
Elle est plantée devant l’unique fenêtre de leur chambre et regarde la pluie tomber, l’air apparemment las et désespéré.

— Comment est-ce que j’ai pu y croire... sanglote-t-elle en faisant pivoter sa tête vers la droite pour lui jeter un regard des plus malheureux.

— Mon cœur.. Je.. Je.. Je t’aime moi aussi, comme un fou, et je te jure sur ma vie, sur celle des enfants mêmes, que je n’ai t’aies pas trompé, si c’est ce que tu crains.. Termine-t-il tout bas, en lui se rapprochant pour se plaquer contre elle et lui prendre délicatement la main.

— Ne mens pas sur la vie des enfants, je t’en prie.. Lui souffle Claire, pas du tout convaincue par ce qu’il vient de lui promettre.
— Toi et les enfants, vous êtes mes seules raisons de vivre, ajoute Sacha, alors si je me permets de jurer sur les petits c’est bien la preuve que je dis la vérité, non ?
Elle hausse les épaules et garde le silence, sans doute est-elle a court d’arguments, pense Sacha, en demandant timidement,
— Et toi Clio ? Est-ce que tu peux jurer que...
— Oui. L’interrompt-elle sans attendre la fin de sa phrase, oui moi je peux le jurer.. Hors toi... Toi je veux dire que...
— Que je sente un parfum de nana, c’est ça qui te perturbe ?
— Évidemment...
— J’ai passé la soirée avec deux amies, informe Sacha avec la plus grande honnêteté, et j’ai pas voulu rentrer samedi soir, pour éviter de te croiser avec, éventuellement, l’autre bouffon.
— Oh... laisse tomber tristement Claire, la gorge nouée.
— Alors Pétra m’a invité chez elle, et on a maté des DVD toute la nuit.

— Pétra ? sursaute soudain Claire en faisant les yeux ronds. Pétra ? Pétra ?
— Oui, Pétra.. Marmonne Sacha, un peu inquièt de la réaction qu’elle va bientôt avoir.
— Pétra, la blondasse de l’époque ? Continue nerveusement Claire, la petit pouf Pétra, c’est bien ça ?? termine-t-elle en se retournant vers son interlocuteur, qui a l’air terriblement gêné.
— Oui, oui, c’est bien elle, marmonne a nouveau Sacha, mais j’ai rien fait avec, et je me fiche d’elle, je te le jure !!

— Pétra.. Pétra... continue de se parler a elle-même Claire, en rageant intérieurement, poufiasse, poufiasse, poufiasse !!!

Avec un immense sourire et des yeux emplis d’amour, et aussi pour l’interrompre dans sa conversation en solitaire, Sacha se jette sur ses lèvres pour s’en emparer avec fougue ; elle semble surprise, mais ne résiste pas, au contraire, elle prolonge le baiser à son tour, passant ses mains sous son costard noir qui lui va si bien..

Elle est furieuse de savoir qu’il a repris contact avec cette fille, qui leur déjà causé de nombreux problèmes par le passé, mais elle gardera sa colère pour elle ; c’est pas vraiment le moment de déclencher une dispute, sachant qu’apparemment il se fiche complètement de cette décolorée sans charmes !
De toute façon, elle peut toujours courir cette petite traînée, il est à elle, et rien qu’à elle, se persuade Claire en commençant à dégrafer les boutons de la veste de son homme.











