
- On a la maison pour nous ce soir... réussit a murmurer Elsa entre deux baisers, avant de voir tomber au sol les derniers vêtements qu'elle portait : ses sous-vêtements de dentelle.
Ils ont la maison pour eux tout seul. C'est parfait...
*
Dans un autre quartier de la ville, Tiphanie veut maintenant rentrer chez elle. Cela fait maintenant plus d’une heure qu’elle attend comme une imbécile et elle est à bout ; commençant peu à peu à comprendre pourquoi ce garçon est tant critiqué finalement.
Oui, accuser sans savoir est toujours délicat, certes. Mais dans une telle situation, il est difficile de rester calme sans apporter de jugement personnel.

— Oléééé jeune fille, appelle Hanz en apercevant la jeune fille sortir de la chambre de son frère. Tu rentres chez toi, c’est ça ?
— O.. Oui. Tente-t-elle de sourire difficilement.
— Je te raccompagne. Propose-t-il immédiatement, par contre moi j’ai pas de moto, je fais tout a pieds ! Ça entretient la forme physique... Ca te déranges pas j’espère ?
— Je voudrai pas te déranger Hanz.. En plus je préfèrerai rester seule...
— C’est pas la première fois que je récupère une jeune fille en pleurs à cause de lui, poursuit Hanz de sa voix la plus affectueuse, allez ne me rejettes pas. On va sortir tous les deux ce soir, je t’emmène faire la fête, ça te dit ?

— Je... Je.. Hésite à répondre Tiphanie, complètement secouée par la gentillesse de celui dont on lui dit tant de mal.
— Allez viens mademoiselle, reprend Hanz en tournant les talons pour se diriger vers la sortie, oublie le va, il ne mérite pas ta tristesse, je te le promets.
Et s’il avait raison ? Et si elle s’était trompée de A à Z sur ces deux frères ? Et si le monstre c’était en fait Kurt ?
En se souvenant qu’elle a quand même essayé de faire sonner son téléphone portable et qu’il lui a raccroché au nez.
Soit, elle réfléchira à tout ça plus tard. Pour l’instant elle est lasse de tout, alors elle va suivre ce nouvel ami et faire la fête avec, pour tenter d’oublier ce douloureux début de soirée.