
Quelques heures plus tard, sur terre, un petit couple se fait des mamours dans leur chambre, après un rude entraînement..

— Hummm, dit sensuellement Anne lorsque son petit vient lui caresser les seins, maintenant ? Alors qu’on ne va pas tarder à passer à table…

— On a bien une demi-heure.. Sourit le jeune rouquin en plongeant son regard dans celui de sa partenaire, pour lui exprimer à quel point il la désire en ce moment précis.
— Aaaah ce regard.. Minaude la jeune fille — il me ferait faire n’importe quoi..
— Ne retient pas tes pulsions alors, niark…

Ne tenant plus, elle le rapproche tendrement, d’une petite pression sur le cou, pour s’emparer de ses lèvres avec passion. Elle l’aime tant…
— Aaron ? appèle soudain une voix à l’extérieur de la pièce.
Les deux amants s’interrompent en levant un œil vers la porte de leur chambre. Ils soupirent.. Pourquoi est-ce qu’il vient les déranger dans un moment pareil ?
— Oui ? se contente de marmonner Aaron en revenant embrasser sa petite amie.

— Y’a deux gamins qui sont en train de raser Tokyo, annonce Hikague, dans le couloir, devant la chambre de son fils.
— Allez les arrêter alors ! se contente de grommeler Aaron, entre deux baisers, – moi je suis occupé…
Mince quoi ! Ils n’ont pas besoin de lui ! Ils ont des bras aussi !

— Les autres sont occupés, poursuit Hikague, — alors on y va tous les deux, toi et moi. Il parait que ce sont des petits eterniens, si tu vois ce que je veux dire…
— Et ? Grommelle à nouveau Aaron.
— Ça ne te dit rien ? se moque Hikague — des petits eterniens surpuissants qui rasent Tokyo ?
— Nan. Boude Aaron. — Je suis occupé là ! Alors, va leur mettre une fessée seul.
— Non, répond froidement Hikague. Et si tu n’es pas sorti de cette chambre dans cinq minutes, je rentre, et je vous paie la honte de votre vie !
— On y va, murmure Anne en se décrochant difficilement de son petit ami — tu connais Hikague, il va le faire. Rit-elle ensuite.
— Mouais…
— Tout à fait, confirme Hikague derrière la porte, — brave petite va !
— C’est bon j’arrive dans cinq minutes ! marmonne Aaron en levant les yeux au ciel. — Tu as peur de ces gosses non ? demande-t-il en se trainant hors de son lit.
— De quoi ?? Se vexe Hikague.
— Ben tu ne veux pas y aller seul.. Taquine le jeune garçon en ouvrant la grande armoire qui contient ses vêtements, et ceux de sa petite amie.
— Ça n’a rien a voir avec la peur, se défend Hikague, — mais ce sont les enfants de Maxime, alors je pense que c’est nous, et nous seuls, qui devons aller a leur rencontre. C’est tout !
— Je viens avec vous ? Propose Anne, si ce sont ses enfants, il y’a des chances pour qu’ils soient très puissants.
— Non. Rétorque immédiatement Hikague.

— Et pourquoi ?? Boude Anne, plus vexée que jamais.
— Parce qu’il ne veut pas te faire prendre de risques, sourit gentiment Aaron.
— Voilà, se contente d’ajouter Hikague.

— Vous êtes trop prétentieux les Daemon.. Soupire la jeune femme — si ça se trouve ils sont plus fort que vous ces gosses ! N’oubliez pas qui est leur père ! Laissez-moi venir avec vous !! Mon Exodus vous sera peut-être bien utile..
— J’ai dit non ! commence a s’agacer Hikague. — Va regarder la télévision toi, ça t’occupera ! C’est a nous d’y aller, un point c’est tout.
— Pas la peine de m’agresser… soupire Anne.

Il la rabaisse tout le temps, en la faisant passer pour une faible alors qu’elle fait partie des meilleurs invocateurs…

— Tu l’as vexée papa ! Soupire Aaron.
— M’en fout. Souffle Hikague.
— C’est sur, mais c’est moi qui vais en faire les frais si tu la mets de mauvaise humeur, ce n’est pas sympa !
— M’en fout encore plus. Souffle à nouveau Hikague. — Bon tu te magnes ?
— Je suis prêt, j’arrive dans vingt secondes ! annonce Aaron après avoir enfilé un Jean au pif, avec un vieux pull. Ça suffira. Il ne va pas à un gala non plus !
— Je rentre alors ? Menace Hikague, comme s’il le croyait encore avachi sur son lit.

— Non ! piaille Aaron, descend en premier, je te rejoins !
— Le temps de dire au revoir a la plus belle des filles… murmure-t-il ensuite tout bas, pour éviter que son père ne l’entende, par pudeur.

Un petit baiser rapide, mais plein d’amour. Ça la fera patienter, et lui aussi.
Il tient à elle. Et beaucoup.
Alors qu’au début, il avait de gros doutes sur cette relation, pensant que c’était juste un moyen d’oublier Caroline, désormais il n’a plus aucun doute sur son amour pour elle.
*

Dix minutes plus tard, enfin, Hikague et son fils arrivent donc là où ont ressenti ces deux énergies si puissantes, en plein centre-ville de Tokyo, dans l’un des parcs de la capitale japonaise..
— AU SECOURS !! AU SECOURS !! hurlent les passants du coin en détalant comme des lapins vers la sortie du parc.
— Apparemment on est tombé pile-poil sur eux, fait remarquer Hikague.
— Ils n’ont rien détruit encore ici, constate Aaron en regardant autour de lui.
Tout semble intact !
— Et ils n’auront pas l’occasion de toucher à nouveau à cette ville ! Foi de moi ! affirme le père du rouquin.