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    — Pourquoi elle ? Pourquoi ?? T’as pas déjà assez de pétasses dans ton entourage ?? Tu es obligé de te rabattre sur elle ?? C’est ça ?? Hein ?? Lance Aaron d’une voix cinglante. 
     
    Maxime lui répond en lui assénant un coup de poing en plein visage.
     
      — Ne me reparle plus jamais sur ce ton, petit con… Souffles Maxime, furieux. Jamais encore il n’avait levé la main sur son petit frère… 
     
      — Tu… Tu m’as frappé… Murmure Aaron, un peu sonné.
     
     — Ouais… Mais tu l’as cherché aussi !! Se défend Maxime, soudain honteux.
     
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    — Tu ne m’as pas répondu… Pourquoi... Demande à nouveau Aaron sans se relever complètement, pour éviter de croiser le regard de son ainé.
     — De quoi ? Mais je ne sais pas pourquoi, merde ! 
     
      — M.... Mais tu disais que tu t’en foutais d’elle… Qu’elle n’est qu’une gamine insignifiante... Est-ce qu’elle t’intéresse désormais ?
     
     — NON !! Rétorque Maxime. Tu es malade ? Écoute, je ne sais pas ce qu’elle t’a raconté, mais il ne s’est vraiment rien passé, je te le jure !   
     
      — Aaron… Lève-toi. Je m’excuse. Je ne voulais pas te faire mal. Mais tu me mets hors de moi quand tu t’excites comme ça à cause d’une fille ! Putain Aaron quoi ! Ce n’est pas une nana qui va semer la zizanie entre nous ! 
     
    Penaud, le jeune adolescent se relève alors, les yeux embués de larmes. 
     
      — Elle t’aime… Bredouille Aaron… Mais je sais que tu vas lui faire du mal… Et ça je te le pardonnerai pas ! P.. Parce que tu fais du mal à toutes les filles.. Il n’y en a pas une que tu respectes… Et je ne veux pas que tu fasses le con avec elle… 
     
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    Soudain, Caroline se raidit avant de descendre l’escalier, qu’elle voulait emprunter pour aller se chercher à boire au distributeur… 

     — J’en ai rien à battre de Caroline. Poursuit Maxime. C’est une amie d’enfance et rien de plus. Ne t’en fais pas, car vu que je l’approcherai plus, je ne risque pas de lui faire du mal !
     
    Le sol s’effondre sous les pieds de Caroline. Le plus grand moment de solitude de toute sa vie.
     
     — Caro ? Qu’est-ce tu fous plantée là ? Demande soudain Bastien, surpris de la voir plantée, immobile, en haut de l’escalier du lycée.
     
      L’air de rien, elle se retourne et lui sourit. 
     
    — Rien rien. En fait… Je crois que je n’ai pas soif… Murmure-t-elle en revenant vers son camarade.
     
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    — Tu es sûre que ça va ? Questionne le blondinet. 
     
    — Oui.. Pourquoi ?! 
     
      — Ta pas vu ta tête, on dirait que tu as vu un fantôme ! Répond simplement Bastien, en la dévisageant. 
     
      — On.. On se remet de tout hein… Dis-moi qu’on se relève de tout… 
     
      — Maxime, c’est un con. Poursuit Bastien. Faudrai que tu comprennes ça un jour…
     
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    Désespérée, la jeune fille tombe dans les bras de son ami pour y rechercher du réconfort. Elle a besoin de quelqu’un…
     
     — J’ai trop mal… Ça fait trop mal.. C’est horrible cette douleur… Elle persiste… Elle est dure et violente… Ça fait trop mal !!!!
     
      — Bwé… Ça s’appelle l’amour. Tu vas avoir mal encore pendant un moment, mais ça passera.... 
     
    — S’il te plaît… Ne dis pas à Aaron que j’ai pleuré… Murmure Caroline en se reculant, honteuse. Il va encore vouloir me défendre… 
     
      — Tu inquiètes, ça restera entre nous. Chuchote Bastien en lui essuyant les yeux d’un revers de main. Mais il faut que tu arrêtes de pleurer, parce que Aaron il est malin ! poursuit-il avec un clin d’œil. 
     
    — Voui… Et il en fait souvent trop… Trop.... Et c’est normal que Max ne me respecte pas… Je dois être le « bébé qui ne sait pas se défendre » a ses yeux…
     
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    Pendant ce temps, au rez-de-chaussée…
     
     — Maxiiiiiime !! On va au ciné après les cours. Tu viiiiens ?! s’exclame Mirabelle en rejoignant son ami à l’intérieur du lycée. 
     
      — Hummm… Faut voir… Fait mine d’hésiter Maxime, l’air enjôleur.
     
     — Tu ne veux pas ? Bredouille la jeune fille, presque déçue.
     — Ça dépend ! Rétorque Maxime en se tournant vers elle, un sourire charmeur esquissé sur les lèvres. 
     
      — Tu as prévu de t’asseoir à côté de qui ? poursuit-il à l’oreille de la jeune fille, qui rougit à vue d’œil.
     
     — Toi.. Toi évidemment ! s’exclame-t-elle sans hésiter. Quelle question idiote mon chou !
     
     — Hummm… Moi je remonte en cours… À ce soir Max.. Bafouille Aaron, gêné de n’être qu’un pot de fleurs dans cette scène.
     
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    Quelques heures plus tard, au domicile Daemon, deux adolescents semblent jouer et rire aux éclats, avec l’innocence et l’insouciance de la jeunesse… 
     
      — Hey les garçons ! s’exclame Hikague en rejoignant ses fils. Posez vos jouets et ouvrez vos oreillettes, on doit parler un petit peu en famille… 
     
    — Mais on n’a rien cassé !! Se défend soudain Maxime, intrigué par la raison qui pousserait son père à vouloir leur parler. 
     
      Hikague rit avant de poursuivre,
     
    — Allez, posez-moi ces oreillers dediou ! C’est important. 
     
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    — Ne les terrorises pas non plus chéri, ce n’est pas une discussion grave que tu vas avoir, annonce Evy en rejoignant sa petite famille. 
     
    —  Non c’est sûr ! Mais c’est tout de même important. 
    — Allez, on t’écoute pa' ! Lance Maxime, les bras croisés pour se donner un air sérieux. 
     
      — Ça sera bref… Alors comme vous le savez, vous êtes à moitié Eterniens, comme moi.. Là-dessus, je ne vous apprends rien. Commence Hikague.
     
      — Mais on est à moitié humains comme maman aussi, intervient Aaron. Et vu qu’on n’a pas les yeux rouges ni de pouvoirs comme toi…
     
    — Aaron ! La coupe Hikague. Qu’est-ce qui te dit que vous n’avez pas de pouvoirs ? Et c’est de ça que je voulais vous parler, car il se pourrait que vous les ressentiez et je me demandais si vous sauriez les contrôler. Un silence s’installe dans la pièce. Les adolescents se regardent, interloqués par la révélation de leur père. Interloqués, surpris, et intéressés. Leur père a toujours été une idole a leur yeux, et l’idée d’avoir, comme lui, des supers pouvoirs de guerriers ne leur déplaît pas pas du tout.
     
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    — En fait… On peut être aussi forts que toi ? Voire plus ? s’exclame soudain Maxime fièrement.
     
     — Hum… Tu es bien prétentieux Max. Reviens sur terre tout de suite. S’agace Hikague
     
      — Nan, mais si on s’entraîne, y’a moyen qu’on soit aussi forts que toi ? Poursuit Maxime, de plus en plus intéressé. 
     
    – Peut-être. Mais il te faudrait t’entraîner jour et nuit pour m’égaler ! Et arrête d’être aussi prétentieux ! Avec votre mère on s’inquiète surtout de votre capacité à vous maîtriser !
     
     — Bah on se maîtrise très bien papa… Répond Aaron. 
     
     — Je n’en doute pas Aaron. Et tout ce que je vous demande, c’est de nous avertir si jamais vous ressentez des sensations étranges. Inhabituelles quoi. Un flux de puissance… Enfin c’est délicat à expliquer, mais si ça se produit, vous comprendrez immédiatement ce à quoi j’ai fait allusion. Il faudra m’en avertir.
     
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    – Et si on s’entraîne pour « réveiller » nos pouvoirs ? Demande soudain Maxime, l’air de rien.
     
     — C’est ce que tu désires vraiment Max ? Répond Hikague. Il n’y a pas de problèmes ! Je t’envoie sur Eternia, en caserne. C’est ce que tu veux ?
     
      — Euh… Pourquoi tu veux m’expédier sur ta planète chelou ?
     
     — Parce que les pouvoirs n’ont pas leur place sur terre ! Tu es idiot ou tu le fais exprès ? J’ai vraiment besoin d’expliquer des choses pareilles ?!
     
     — Chéri… Doucement… Intervient Evy pour calmer son époux qui semble s’agacer devant son fils ainé, qui est d’une prétention sans limites.
     
     – Discussion close, je pense que vous avez compris le sujet de la conversation, et je vous préviens que si vous devenez des dangers potentiels pour la terre, je vous enverrai immédiatement sur « ma planète chelou » ! Lance Hikague plutôt vexé par l’adjectif employé pour qualifier les siens. 
     
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    — Vous pouvez aller vous coucher maintenant ! marmonne Hikague en se dirigeant vers la cuisine pour aller se chercher quelque chose à boire.
     
      — Vilain Maxime, vilain.. Chuchote Evy en lançant un regard accusateur à son fils ainé. 
     
    — Mais eeeeuh !! Se défend celui-ci. 
     
    — Demain soir, nous on va a un concert sur la planète chelou au fait ! Lance Hikague, de la cuisine. Mais les horaires n’ont pas changé pour autant, alors si vous sortez, minuit pour Aaron, 4 heures pour le grand prétentieux dont je ne citerais pas le nom ! 
     
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    — On a la maison pour nous tout seuls demain alors ? Demande Maxime, apparemment ravi d’avoir le domicile familial pour lui, un samedi soir.  
     
    — Oui Maxime, vous avez la maison demain soir, on rentrera sûrement dimanche, si on dort au palais. 
     
      — Je peux organiser une soirée ici avec mes potes alors ? Et je couche le têtard à minuit !!! Poursuit Maxime, enflammé par son idée de soirée.
     
     — Ma foi… Si vous ne me foutez pas le bordel dans toute la maison… 
     
    — Tu inquiètes maman chérie !! On rangera tout après la soirée, pas de problèmes !! Merci !! Merci !! Tu es la meilleure des mamans !! s’exclame Maxime, ravi.
     
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    Vingt minutes plus tard, les adolescents ont rejoint leurs appartements..... 
     
     
     — Oué je te jure, on a la baraque pour nous demain !! Bon, tu t’occupes d’inviter les filles ?! Tu choisis que du premium hein !! Pas de thons, car ça bouffe, ça boit, alors que ça ne sert à rien, c’est donc de l’alcool de gâché ! s’exclame Maxime à son meilleur ami. Bon, allez je te laisse, vais grailler un bout là ! À demain mec ! poursuit-il avant de raccrocher.
     
      — Heeey Tétard ! Tu as des potes à appeler pour demain ?! Que je compte le nombre de cocas qu’il faut acheter !
     
     – Pourquoi du « coca » ?? Pffft. Riposte Aaron, sans se retourner de son jeu vidéo préféré.  
     
    — Parce que les petits têtards, ça ne boit pas d’alcool
     
      — Oui, mais le petit têtard, si tu ne le laisses pas boire comme tout le monde, il va devoir dire à papa que tu as commandé de l’alcool pour ta soirée, et tu vas te faire engueuler !! Alors moi je te conseillerai d’être très compréhensif envers les désirs du petit têtard…
    — Ouch… Tu es dur en affaire là ! Bon OK ça roule… Tu auras le droit de boire un peu… Mais « un peu » j’ai dit !!
     
      — Putain !! Je n’arrive pas a le passer cet obstacle, ça m'énerveeee !!! Piaille soudain Aaron, à fond dans son jeu.
     
       — Chut, je réfléchis à ce qu’on doit acheter pour demain ! Malibu, whisky, Vodka, bière, et euhhh… 
     
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    Le lendemain soir… 
     
     
      À une heure assez tardive de la nuit, l fameuse soirée est maintenant bien entamée et tous les adolescents semblent en feu… 
     
     … Après quelques canettes, et bouteilles d’alcools divers, vidées.....
     
     
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    MUSIQUE ♪
     
    La soirée en petit comité est finalement l’option qui a été élue auprès des organisateurs… 
     
      - U CAN'T TOUUUUCH THIIIIIS !!! chantent à pleine voix Aaron et Bastien.
     
      — CaroOooO !! U CAN'T TOUCH THIS ?!! Lance maintenant Aaron vers sa jeune amie. 
     
    — Non merci ! Je vais m’asseoir pour touch my canette moi ! réplique-t-elle en riant. 
     
     
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    Non. Ce soir elle n’a pas le cœur à chanter « Can't touch this » avec ses amis… Ce soir, il est là. Ce soir, elle se souvient de la conversation qu’elle a surprit au lycée… Ce soir, elle ne s’est pas mise sur son 31 pour cette soirée sordide… Pourquoi être jolie ? Quand le seul être qui vous intéresse se fiche totalement de votre existence… 
     
      - U CAN'T TOUCH THIIIIIS  !!! Continuent de crier Bastien et Aaron. 
     
      Observant les autres filles de la pièce, ces bombes aux formes généreuses, Caroline se sent laide et en dessous de tout. 
     
      Le fossé entre elle et ces filles est bien trop large… 
     
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     Soudain, une nouvelle chanson se fait désormais entendre…
     
     MUSIQUE ♪
     
    Et d’un bond, Maxime se précipite vers Mirabelle, le sourire jusqu’aux oreilles..
     
     — Tu danses ?
     
      Tout se passe tellement vite que Natasha n’a pas le temps de réagir ; en moins d’une minute, celui qu’elle convoite depuis des jours et des jours est dans les bras de sa meilleure amie, prêt à danser un slow avec celle-ci, sur une musique des plus sensuelles… 
     
      Le moment de solitude… 
     
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    Mais il ne faut pas se laisser abattre ! se dit rapidement la jeune fille. Forte et fière, elle se retourne immédiatement vers le deuxième garçon de la pièce, un sourire enjôleur aux lèvres
     
    — Mickaël !! Mon Micka !! 
     
    — Hein ? De quoi ? Ah oui les slows ! J’arriveeeeee ! rétorque-t-il en se tournant vers sa future partenaire. 
     
      — Natasha, oh belle Natasha ! Me feras-tu l’honneur de m’accorder cette danse ?! Dit-il l’air charmeur, avant de poursuivre ; et de toute façon tu n’as pas le choix en fait !
     
      — Pffft, t'es con ! s'agace la jeune fille, un peu vexée. 
     
    — Je déconne ma belle ! Je déconne ! Pardonne-moi ! Je t’en prie ! Accorde au misérable que je suis ce slow magnifique !  
     
      — Donne tout ce que tu as, on doit être meilleurs que ces deux nuls à côté ! 
     
    — Heeey !! Se défend Maxime. Micka ne peut pas être meilleur que moi !

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    — Toi tu danses comme un handicapé mon pote ! s’esclaffe Mickaël, en faisant soudain tourner sa partenaire, de manière plus que sensuelle. 
     
      Attirant… Sensuel… Drôle… Tendre… Intelligent…   
     
      C’est en revenant vers lui que Natasha se met à réaliser qu’elle a ignoré les qualités de ce garçon génial, pendant bien longtemps… Sans doute trop longtemps… Séduite par ces yeux magnifiques, qui plongent sans retenue dans les siens, elle se colle de plus en plus a lui, persuadée d’avoir trouvé en ce garçon une perle, qu’elle n’aurait jamais trouvée ailleurs… 
     

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    — Carooo !! lance Aaron en se dirigeant rapidement vers sa camarade. On danse ? 
     
    — Et Bastien ? On ne va pas le laisser seul.... Répond la jeune fille, pour se trouver une raison d’esquiver le pénible moment des slows…  
     
    — Allez-y ! No soucis pour moi ! Rétorque le blondinet. Ça dure pas longtemps les slows, j’attends patiemment ! Et j’ai vu qu’il y’a le dernier numéro de Fluide glacial là, je vais le bouquiner en attendant ! 
     
     —  Nan, mais ça ne se fait pas Bastien. Dit Caroline en souriant. On est trois, alors on reste à trois.
     
     — On fait un slow chacun à tour de rôle alors ! Vu que tu es la seule fille, tu dois assumer ! Ajoute rapidement Aaron, qui ne veut pas rater l’occasion de danser avec l’élue de son cœur.
     
    — Oui, allez-y !! Renchérit Bastien pour soutenir son ami.   
     
    — OK OK.. Si vous vous y mettez à deux… Soupire l’adolescente en se levant de sa chaise

     

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    — Et on ne peut pas danser ici, dans la cuisine ? Demande timidement Caroline.

    — Comme des parias de la société ? pouffe Aaron en se dirigeant vers la piste. Allez viens ! N’importe nawak Caro ce soir décidément…

    Dépitée, elle se résigne donc a suivre son ami vers la piste de danse, où elle est obligée de le croiser, pendant qu’il se dandine contre le corps de cette fille.... 

    — Mademoiselle ! Vous m’accordez cette danse ? Demande enfin Aaron, une fois arrivé au milieu de la piste. 

    — Oui bon ça va, pas la peine de trop en faire… Bafouille Caroline, terriblement gênée d’être si près de lui…  

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    Elle aurait donné n’importe quoi pour être à la place de cette fille… Être dans ses bras… Se blottir contre lui....
     
     — Ouh ouuuh Caro ? Chuchote Aaron, qui voit clairement que son amie n’est pas réellement avec lui.  
     
     — Oui, oui !! souffle-t-elle en essayant d’esquisser un sourire, bien que le cœur n’y soit pas. 
     
      Il n’a pas tant de qualités que ça lorsqu’elle se met à les rechercher… Mais elle aurait tout de même volontier vendu son âme au diable pour être dans ses bras, à ce moment précis. Pourquoi tombe-t-on toujours amoureux des pires..  
     

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    — Hey tu sais quoi… Murmure Mickaël. 
     
    — Non, mais tu vas me le dire… Répond sensuellement Natasha.  
     
    — Pas faux. Ben en fait voilà… Je voulais te prévenir que si tu continues à te trémousser comme ça que moi, il va se passer un truc gênant ! continue-t-il de murmurer. 
     
      Elle ne peut s’empêcher de rire discrètement. Quel idiot décidément !
     
     — Hummm… Alors comme ça tu as envie de moi ? murmure-t-elle, en le dévorant du regard.
     
     — À ton avis… Poursuit-il en la rapprochant encore plus, jusqu’à plaquer sa généreuse poitrine contre son torse... Une sensation qui leur donne, a tous les deux, soudain très chaud.... 
     

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    — Arrête. Chuchote soudain Aaron.
     
     — Hein ? De quoi ? s’étonne Caroline.  
     
     — Je te dis d’arrêter de le regarder. Tu as l’air ridicule. 
     
    — Pardon ?
     
     — Écoutes… Chuchote-t-il tout bas. Maxime n’en a rien à faire de toi… Ouvre les yeux… Il t’adore comme une amie, une sœur… Alors, arrête de faire ta cruche à le mater avec ces yeux de merlans frits…   
     
    Le cœur de la jeune fille se serre soudain. Pourquoi lui balance-t-il toutes ces horreurs ?? Lui son meilleur ami ?? Pourquoi ?? Mais le monde entier est-il contre elle décidément ??  
     
      — Tu me conseilles quoi alors ? murmure-t-elle, au bord des larmes. La corde ? La noyade ? Les médicaments ? Les veines ?.... 
     
    — Je te conseille simplement d’arrêter de t’imaginer n’importe quoi.... Excuse-moi d’avoir été dur… Mais il faut que tu ouvres les yeux… 

     

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    Elle s’écarte de lui, serre les dents, évite son regard, et pendant un instant, le déteste ; 
     
    Allez c’est bon, lâche-moi, je vais rentrer. J’en ai assez entendu.  
     
      Mais il la retient et la ramène vers lui, avant de chuchoter
     
    — Nan tu restes ici et tu affrontes ta bêtise. Il faut que tu luttes contre ce fléau.  
     
     — Pardon ? Ma quoi ? Répète ?!
     
    — Ta bêtise. Renvoie-t-il simplement. 

     

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    — OK, de la part de mon meilleur ami, ça fait mal, mais j’ai l’habitude..
     
     — Je ne voulais pas te blesser.. Et je peux t’aider pour Max... Murmure-t-il tout bas, d’une voix à peine audible. — Il faut que tu essaies de le rendre jaloux… Par exemple, je peux t’embrasser… Et on verra sa réaction… S’il s’en fout… Tu devras te faire une raison… 
     
     — A.. Aaron… N'importe quoi… Bafouille Caroline, encore sous le choc de sa proposition. — On ne va pas faire ça nous… Tssss !!
     

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      — Sauvée par le jukebox ! s’exclame Caroline.
     
     — Pfffffft, répond Aaron, déçu, mais heureux de la voir sourire. Mission réussie. Elle a ri. Pour la première fois de la soirée.  
     
     — Oh noooon… pas la fin des slows… Boude Mirabelle, encore accrochée sensuellement a son partenaire.
     
     — Hé hé… T’inquiète… On aura l’occasion de faire pire que se coller l’un a l’autre comme des cochons… Murmure Maxime, en lui caressant le dos du bout des doigts. 
     
    — Hum.... Intéressant...
     

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    — ENFIIIIN DE LA MUSIQUE POTABLE !! Lance Bastien en accourant vers la foule. 
     
    Tout ne s’est peut-être pas passé comme prévu pour Aaron, mais il est content de l’évolution de la soirée ! Désormais, tout le monde s'amuse ensemble et personne ne tire la tête! 
     

    008

     
    La soirée continue donc de plus belle, les morceaux s’enchainent… 
     
     
    — Heeey Maaax !! Lance Mickaël en arrivant vers son ami, qui se déchaine sur Chop Suey. 
     
    — Wiiiiiiiiiiiii, kwaaa ma pouleeee ?? Répond celui-ci en se retournant.    
     
    Discrètement, Mickaël se rapproche de l’oreille de son ami pour lui chuchoter ; — Est-ce que tu as des.... Tu vois quoi !!   
     
     Immédiatement, Maxime comprend ce dont il est question. Il se recule donc et répond tranquillement, avec un clin d’œil ;
     
    — Pas de problèmes ! Je t’apporte ça ! 
     

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    — Oùùù tu vas Maxiiiiime ??? Demande Mirabelle, intriguée de le voir s’éloigner. 
     
    — Tutututu, danses et t’occupes toi ! Je vais chercher quelque chose en haut, je reviens dans deux minutes !   
     
     — Oué, danses et tais-toi namého ! Rajoute Mickaël. 
     
    — Moi je sais ce qu’il va te chercher… Dit Natasha en esquissant un sourire coquin.

     — Oh ?? Demande soudain Mirabelle, en comprenant enfin ce dont il est question. Parce que tu sors sans ça Micka ? C'est pas bien ! 

     

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    — Reviens vite, Max, crie Mirabelle, comme s’il lui manquait déjà.. Moins d’une minute plus tard, Maxime est dans la chambre qu’il occupe avec son frère cadet, à la recherche de ces petites choses qui servent à se protéger lors de relations sexuelles…

      Zut, je ne sais même pas combien il m’en reste en fait ! pense-t-il soudain. Si ça se trouve, je n’en aurai pas pour moi… Raaah putain !
     

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    J’suis sûr qu’il doit y en avoir deux ou trois là....  Il a pour habitude de stocker ses préservatifs sous son lit. On sait jamais, des fois que son petit frère tombe dessus… Sur ce sujet-là, il y’a toujours eu une grande pudeur entre les deux frères…  
     
    — Maxime !! Fais soudain une petite voix qui fait sursauter le jeune homme dans ses recherches assidues.  
     
     — Aaaaaaaaarghhh !! Aaron ? Dégage !! Je cherche des trucs de grands !! Ça te regarde p.... Lance-t-il avant de s’interrompre brusquement lorsqu’il réalise que cette petite voix fluette n’est pas du tout celle de son frère.  
     
     — Caro ? Qu’est-ce que tu fous là ? Ne me dis pas que tu veux des capotes toi aussi ? Parce qu’y’a pas écrit « distributeur » sur mon front !!
     

    008

     
    — M’en fout de tes capotes de merde. Réplique l’adolescente, sur un air des plus naturels. 
     
    — Gné ?! S’étonne Maxime, surprit par un tel langage. Hey ! Qui a troqué petite Caro contre BadGirlz-des-cités ?!?    
     
    — La ferme,gros naze! 
     
    — Hey BadGirlz, tu es dans ma piaule là, alors si tu ne bouges pas direct, j’te viole et tu pourras plus marcher pendant 3 semaines ! 
     
    — 3 semaines carrément ? Pouffe Caroline. T’es pas prétentieux dis donc ! 
     
    — Bon allez, fini de rigoler. Qu’est-ce que tu veux ? demande-t-il enfin.   
     
    — Je ne sais pas.... Et en effet, c’est vrai. Quand elle l’a vu monter, elle a prétexté une excuse auprès de ses amis, pour s’éclipser, et elle l’a suivit. Mais désormais, elle se fait violence pour être forte et fière et ne pas se mettre à bégayer et à rougir comme une enfanti. 
     
    — Bon ben si tu ne sais pas pourquoi tu es là, tu peux redescendre alors. Poursuit Maxime, agacé par toute cette perte de temps, alors que ses amis l’attendent en bas. Moi je dois trouver deux capotes d’urgence ! 
     
    — Pourquoi deux ? questionne vivement Caroline. 
     
    — Euh.... Rétorque-t-il, choqué par ce culot. Ce n’est pas tes oignons petite fille ! 
     

    008

      
    — Éloignés toi tout de suite !! Beugle Maxime en la voyant se rapprocher subtilement.
     
     — Kewa ? Tu as peur d’une gamine ?? Ironise Caroline, en se rapprochant jusqu’à être quasiment complètement collée a lui.  
     
     Son cœur bat la chamade comme il n’a encore jamais battu, mais elle tiendra bon !

     Il ne verra aucun signe de faiblesse de sa part ; elle s’en fait la promesse.   
     
    — À quoi tu joues là Caro ? Tu veux que l’épisode de la boîte se reproduise ? C’est ça ?   
     
    — S’il se reproduit, ça voudra dire que tu ne « t’en branles pas de moi ».... Murmure-t-elle dans un souffle, les lèvres presque collées à son torse.  
     
     Il arrive à sentir son souffle sur sa peau. Un souffle chaud et chaleureux. Et ces petites lèvres roses… Mama mia qu’il les désire ! Cette fille est un vrai démon… Si jeune, si fraîche, si attirante… 
     
    — Éloignés toi Caro… Où je risque de faire une bêtise… Après tu vas pleurer.. Et Aaron viendra râler…  
     
    — Je t’aime… Murmure-t-elle enfin.
     
    Maxime a l’impression d’avoir mal entendue....
     

    008

     
     
    — Caro !! Tu es malade ! On ne plaisante pas avec ce mot… Et enlève ta main !! Non, mais tu as trop bu ce soir décidément !! Bouge de là !! Aaron ne me le pardonnera jamais…  
     
    — Tu as raison… Murmure-t-elle en se hissant sur la pointe des pieds pour se rapprocher de son visage. On ne plaisante pas avec ce mot… Mais je t’aime quand même… à la folie...
     
    Cette fois s’en est trop, et il il ne pourra résister une seconde de plus a ces lèvres qui n’attendent qu’un baiser, a ces mains provocantes qui lui caressent sensuellement le torse… Et tant pis pour les conséquences que cet acte irréfléchi va entraîner…
     
    Réalisant qu’il vient de l’enlacer avec fougue, la jeune fille aurait presque envie d’en pleurer de joie… Mais elle va juste se contente de passer ses bras autour de son cou, d’abord pour se grandir encore un peu, et ensuite pour le retenir de toutes ses forces…
     

    008

     
    Autant jusqu’à maintenant, elle a pu s’empêcher de rougir, en ce faisant violence, autant désormais elle n’arrive plus à s'empêcher de devenir écarlate... Maxime glisse sans pudeur ses deux mains sur ses fesses, les caressant avec fougue et désir... Elle l'a cherché... Maintenant, la machine est lancée. Oui il a envie d'elle. Tout en elle est désirable, et ils sont seuls, dans une chambre...  
     
     - J...Je suis a toi... Je ne suis qu'à toi... Souffle t'elle, les yeux embués de désir. Et je ne serai jamais qu'a toi.... Il déglutit, un peu surprit par une déclaration si franche, puis s'empare a nouveau de ses lèvres, cette fois avec encore plus de fougue et de conviction...
     

    008

     
    Pendant ce temps.... 
     
    - Pfffffff ! Mais qu'est-ce qu'il fout ? Braille Mickael.   
     
    - Je crois que ça va être ceinture ce soir... Soupire Natasha, l'air blasé.  
     
     - Ah non !! Je vais le chercher !! Riposte rapidement Mickael. Et au pire on ira en ville en chercher !!
     

    008 

     
    Moins d'une minute plus tard, Mickael est arrivé en haut de l'escalier, et il marmonne de plus belles ; ... Faut pas 3 plombes pour trouver des capotes quand même !  Grmblblblblb ! J'espère au moins qu'il en a ! 
     
      'Fin a la limite c'est pas birna grâve, il reste la pharmacie près d'ici, je crois qu'elle est ouverte 24h/24....   
     
    - Maxouuuuuuuu! Ohh Maxouuuuuuuu !!Qu'est-ce que tu branles ?! Demande enfin Mickael, sur le pas de la porte de son ami.

  • 009

     

    — Hmmm..... Mickaël ? Panique soudain Maxime, en faisant glisser sur le sol la culotte de sa partenaire. La concernée se retrouve désormais entièrement nue.

    — Restes où tu es !! Tu n’entres pas !!! poursuit-il, en glissant ses doigts vers l’intimité de la jeune fille, qui gémit en silence, complètement étourdie par toutes ces sensations nouvelles.

     — Mais qu’est-ce que tu fous ? s’impatiente alors Mickaël. — Tu peux me dépanner alors ?

     

    009

     

    — Nan, j’en ai pas ! Voilà ! Au revoir maintenant ! réplique immédiatement Maxime, en pénétrant sa partenaire à l’aide de son index. 

     

    Celle-ci gémit et s’agrippe a lui encore plus fort, son visage est rouge écarlate.

    Maxime s’amuse de la voir rougir de la sorte. Elle est si mignonne…   

    Mais Mickaël est tout sauf idiot, et il a bien l’impression d’avoir entendu gémir là-dedans..

     

    — Max ? Tu n’es pas seul mon salaud ! Ne me dis pas que....

     

    La seule personne qui n’est pas en bas à se trémousser énergiquement, ce n’est que Caroline, qui a prétexté devoir aller aux toilettes, il y a quelques minutes… 

     

    009

    — Je te fais confiance Micka ! Fais-les patienter, ou mieux,  fais-les rentrer chez eux ! Moi j’suis occupé ! À demain mon pote ! Répond simplement Maxime, l’air naturel.

     

    — Espèce de malade… Marmonne Mickaël. 

    Rofl, c’est une gamine quoi… T’es vraiment qu’un malade ! pense-t-il ensuite avant de redescendre l’escalier. Pauvre Aaron ! 

     

    009

     

    — Caro.. Murmure Maxime, en essayant de reprendre ses esprits. On ne va pas faire ça ici… Agrippe-toi et je t’emmène à côté ! ajoute-t-il, un sourire malicieux accroché aux lèvres.

    — Je suis accrochée ! Je te suivrai.. Où tu voudras.. Bafouille Caroline, encore écarlate, cramoisie, et autres adjectifs qui pourraient définir son visage, devenu d’une rougeur rare…

     — Hummmm… Intéressant… Murmure Maxime, en lui faisant un clin d’œil coquin.

     

    009

     

    Pendant ce temps, au rez-de-chaussée…

     

    — Bon je crois que la soirée est finie. Dit Mickaël en rejoignant ses amis. Bastien, tu rentres seul ou on te ramène avec Nat' ?

     — Et les… les… enfin tu vois quoi. Tu les as ?! Demande rapidement Natasha, sans perdre une seconde.

    — On passera à la pharmacie de garde. Répond Mickaël.

     — M...Mais où il est Maxime là ? s’enquit Mirabelle, presque inquiète.

    — Il… Il est parti se coucher ! Je… je l’ai vu en haut, et il a l’air malade. Il a dû bouffer un truc pas bon, bref, là il vient de gerber et il m’a dit de vous dire qu’il va se coucher !

    — Maxime est malade ? C’est quoi ce cirque ? Questionne Natasha, l’air interloqué. Elle n’y croit pas du tout. Qu’est-ce qu’il cache ?

    — Mais il faut peut-être aller le voir s’il est malade ! Se dépêche d’enchaîner Mirabelle, véritablement inquiète. 

     — Il dort !! S’agace Mickaël. Alors vous lui foutez la paix ! Nous on rentre avec Nat', et on ramène ceux qui le désirent. Je fais le taxi ce soir, alors n’hésitez pas !

     

    009

     

    A même moment, deux adolescents se glissent discrètement dans le couloir, qui relie les deux chambres différentes de la maison, pour atteindre la seule pièce qui ferme à clef et qui dispose d’un grand lit confortable… 

    C’est à ce moment-là que Caroline réalise enfin ce qu’ils sont sur le point de faire. L’amour. Le sexe. Sa première fois. 

    Mais elle ne reculera pas. Pour une fois qu’elle est dans ses bras et qu’il la considère comme une femme dont il a envie… Et non comme une enfant bonne qu’à jouer a SSX !

     

    009

     

    Quelques pas plus tard, ils arrivent dans la fameuse chambre…

     

    — Hmmmm… C’est le moment de dire « stop ».. Si tu as peur… Murmure Maxime, en terminant un baiser terriblement sensuel… Alors… « stop ».. ou « pas stop »… Poursuit-il, tout en lui caressant le dos, du bout des doigts...

    — Pas stop.... Répond Caroline, entre deux gémissements.

    — M...Mais le problème c’est que je n’ai pas de… enfin tu vois quoi ! Se rappelle Maxime, soudain très frustré.  

    — Je prends la pilule. Murmure la jeune fille en souriant.

    — D.. De quoi? A 14 ans ?  

    — 15 Max. 15 ans… Et je la prends surtout pour régulariser mes… bref tu vois quoi… et aussi pour ne pas avoir de boutons… Poursuit-elle timidement.

     — Hmmm.. Mais c’est génial alors !! s’exclame-t-il avant de revenir s’emparer de ses lèvres avec un désir non dissimulé. 

     

    009

     

    Dans le salon, la musique a été coupée et toutes les convives s’apprêtent désormais à rentrer chez elles.

     

    — On s’appelle demain !! Lance Bastien à son meilleur ami, avant de rejoindre le reste de la troupe.

    — Ouaip OK, à demain, répond Aaron, un peu préoccupé.

     

    Ça fait maintenant un sacré moment qu’il n’a pas vu Caroline.

     En fait, ça fait depuis qu’elle est montée au premier…

     

    — Allez a plu sous l’bus ! Termine Bastien avant de sortir de la maison.

     — À plus. Lui répond Aaron.

     

    009

     

    Il ne sait pas vraiment s’il a raison de se demander où son frère, et son amie d’enfance se trouvent, mais il se décide tout de même à les chercher. 

    Serait-il masochiste ? C’est ce qu’il se demande à ce moment même.

    Il soupire. Il ne veut pas découvrir ce dont il se doute.

    Non. Son frère, qui revendique toujours les valeurs de la fraternité, avec une telle hargne, n’aura pas osé lui faire ça. 

    Non. Il ne veut pas y croire. 

     

    009

     

    Machinalement, il monte donc l’escalier… 

    Il sait ce qu’il va trouver en haut, et pourtant… 

    Oui, il est masochiste.

    Mais il veut le voir, de ses propres yeux.

    … Et c’est arrivé dans la chambre qu’il occupe avec son frère qu’il se met à y croire réellement.

    Il n’est pas là, Caroline non plus.

    La salle de bain est vide…

    Il n’y a donc plus qu’un endroit où ils peuvent être…

    Et a cette pensée, une soudaine envie de pleurer, de hurler, s’empare alors de l’adolescent…

     

    009

     

    Pendant ce temps.... 

     

    — Caro.... Hmmm… Tu veux qu’on fasse un truc super chouette ? Murmure Maxime, en se décollant légèrement des lèvres de sa partenaire.

    — Hmm.. Quoi… de quoi...? Bafouille Caroline.

     

    Maxime sourit malicieusement. 

     

    — Un truc que tu vas aimer, je te promets… 

     

    Puis il se recule doucement, en lui caressant doucement le ventre du bout ds doigts…

    … Avant de descendre vers ses cuisses..

    Elle gémit à nouveau, attendant qu’il glisse encore son index dans son intimité…

    Mais non, cette fois Maxime se contentera de descendre délicatement jusqu’à ce que son visage soit entre les cuisses de la jeune fille… 

     

    009

     

    — M.. Maxime ?... Bafouille Caroline, rouge de honte. 

     

    Que fait son visage entre ses cuisses ?

    Mais il ne lui répond pas… Et une sensation totalement nouvelle envahit soudain la jeune fille… 

    Une sensation délicieuse, qui la fait gémir de plus belle…

     

    — Aaaaah… Aaaaaaaahh…

     

    Sa langue… Elle comprend rapidement que son partenaire la fait tourner habilement dans son intimité, et c’est… inexplicable… 

    Une sensation qui lui procure de nombreuses vagues de chaleur, à tel point qu’elle s’en met à transpirer..

     

    — Alors ? Demande Maxime en levant la tête. 

    — Aaaaaaahhhhh… Sera la seule réponse qu’il recevra…

    — OK !! On continue alors !! s’exclame Maxime en y retournant.

     

    Puis, plusieurs minutes plus tard, au moment où Maxime sent les muscles de sa partenaire vibrer sous lui, il s’interrompt et remonte au niveau de son visage, pour l’embrasser, et lui murmurer tendrement ; 

     

    — Tu es prête ?

    — Aaaaah....

     — OK !!! Tu auras pas mal, je te promets....Murmure-t-il enfin, avant de la pénétrer doucement, lui arrachant ainsi un petit cri de plaisir et de surprise.

     

    009

     

    Il l’entend.

    La porte de cette chambre est tout sauf insonorisée.

     

    009

     

    Voilà.

    Il voulait le voir de ses propres yeux, et bien ce soir, il l’entend de ses propres oreilles.

    Quelle douleur.

    On ne peut pas forcer l’amour, certes.

    Elle l’a toujours aimé.

    Mais c’est totalement à sens unique.

    Il le sait.

    Et c’est ce qui lui fait le plus mal…

     

    Je ne vois pas de circonstances atténuantes

    Parce que la conscience n’est pas mère ignorante

    Tu as toujours eu la liberté de refus

    Mais tu as préféré aller sur ce corps nu 

     

    Las, malheureux, il se relève et va s’enfermer dans sa chambre.

     

    Moi qui croyais en toi

    Pourtant tu m’as trahi

    Tu as brisé nos lois

    Tu as tranché ma vie

    Car tu avais le choix

    Mais tu as choisi l’envie

    Mais tu n’avais pas le droit…

     

     

     

     

    ~ Video OOC par Claradetrant ~ 

     

     

     

     

    *

     

     

    Une demi-heure plus tard, un petit couple transpire désormais beaucoup..

    Surtout Maxime qui se recule délicatement de sa partenaire, l’air épuisé.

     

    009

     

    — Alors, heureuse ? dit-il en riant. J’aime bien la sortir celle-là ! Ça fait bien Bidochon…  

    — Qu… Que.. Fini ? Ajoute Caroline, avant de l’attirer à nouveau vers elle pour l’embrasser tendrement.  

    — Hmmmm, ma parole.. Murmure-t-il en se reculant. Tu seras une sacrée gourmande toi !.. Mais on doit quand même faire une pause !  

    — Pourquoi ? T’es si fatigué que ça ? Bouuuh !! Se moque Caroline en le ramenant vers elle, pour l’embrasser encore…

     — Hmmmm… Je te signale que c’est moi qui ai tout fait ! Se défend Maxime après ce nouveau baiser. Mais tu verras… Un de ces quatre, je te ferai tester d’autres positions où cette fois, c’est toi qui bosseras, et là on verra combien de temps tu vas tenir ma belle ! 

     

    009

     

    — Il faut qu’on quitte la chambre de mes parents, ils ne vont peut-être pas dormir sur Eternia.. Je pense que je meurs de honte sur place s’ils nous chopent. 

    — Tiens, la musique s’est arrêtée, fais soudain remarquer Caroline.  

    — Ah oui tiens… Constate ensuite Maxime, l’air soucieux. 

    — Pourquoi tu as l’air préoccupé ? Tu penses à elle ! Lance Caroline, avec une pointe d’amertume dans la voix. 

    — Gné ? Rétorque Maxime. N’importe nawak. Je pense à tout le groupe, à ce qu’ils font. 

     

    En vérité, il pense surtout a son frère. 

    Si tout le monde est parti, que fait Aaron ? 

     

    — Bon, allez, faut aller voir ce qui se passe en bas. Poursuit-il en se décollant de la jeune fille. 

    — Mes habits… Ils sont tous dans ta chambre… Bafouille soudain Caroline, en se levant du lit. 

    — Pas de problèmes, reste ici, je vais te les chercher !

     — Merci !! répond-elle avec un large sourire. 

     

    009

     

    Quelques pas plus tard, Maxime rejoint donc la chambre qu’il occupe avec son frère....

    Il est inquiet et le cherche du regard, en espérant qu’il ne se doute de rien… 

    … Mais il n’aura pas à chercher longtemps..

     

    009

     

    — Aaron… Je sais que tu ne dors pas...

    — Va te faire foutre !!! Ya écrit zZzZ sur ma gueule, alors dégage ! Lui lance soudain son jeune frère.

     — Tu vois, tu ne dors pas !

     — Je t’emmerde !!!!! lui répond Aaron d’une voix cinglante. 

    — Oh pauvre petit chou !! Il est tout triste parce qu’il n’a pas sa Caro !! se moque cruellement Maxime. — Tu me saoules !! J’en ai marre de tes caprices de merde !! T’es qu’un gamin ! Tu es ridicule !! Cette meuf ne t’aime pas !! Elle n’en a rien à foutre de toi !! Alors, ouvre les yeux et arrête de chialer et de me saouler !

     

    Un silence glacial s’installe dans la pièce..

     

    009

     

    Agacé, Maxime se met à la recherche des habits de la jeune fille, qui attend toujours dans l’autre chambre, nue comme un ver.

    Il entend bien des bruits de pleurs étouffés, mais cette fois, il n’a pas envie de le consoler ; et Aaron doit bien le sentir, vu qu’il se lève quelques secondes plus tard, en s’essuyant les yeux.

     

    — M... Max... Est-ce que l’aimes ? … Tu tiens à elle ? bafouille-t-il, un peu perdu.

     — Non. Rétorque sèchement Maxime. 

     

    009

     

    — Et de toute façon, je n’ai aucun compte à te rendre sur ma vie sexuelle ! lâche-t-il froidement en quittant la pièce. 

     

    Aaron  fixe cette porte que son frère referme avec violence. 

    Il ne le reconnait plus.

    Il ne pensait pas qu’un jour cela se produirait. 

    Et petit à petit, il découvre un nouveau sentiment…

    La haine…

     

     

     

    Pendant ce temps… 

     009

    — Tiens mademoiselle ! Dit Maxime en rapportant ses vêtements à sa jeune amie.

    — Merci !! Remercie vivement Caroline. Mais tu peux te retourner s’il te plaît ? poursuit-elle, un peu honteuse de sa tenue actuelle.

    — Oui oui ! Ajoute Maxime en se retournant.

     

    Il en profite pour réfléchir…

    Il se sent un peu honteux de la manière dont il a traité son frère, et il se demande maintenant comment  est-ce qu’il va pouvoir rattraper tout ça..

     

     — J’ai fini !!! Tu peux te retourner !! 

     

    009

     

    — Bwahah, tu t’es toute décoiffée !!! se moque Maxime, en réalisant la dégaine de l’adolescente.

     

     009

    — Hein ?! Kewaaaaaaaaaa ??? Répond immédiatement celle-ci, avant de se précipiter vers le seul miroir de la pièce. 

     — Heeeey mais attends !! Fait Maxime en la suivant. Tu peux rester comme ça !! Je te jure que ça fait un style !

    — Arrête de te moquer, saleté !!

    — Je ne me moque pas, ça te va bien. Enfin moi je te trouve belle comme ça. Après, c’est toi qui vois, c’est ta gueule après tout.

    Le cœur de la jeune fille se met à battre comme il n’a encore jamais battu. 

    Il lui a dit qu’il la trouve « belle » !! 

    C’est la première fois qu’il lui fait un compliment pareil… 

     — Gné ? Ça vient d’en bas ce bruit non ? Fais soudain Maxime. C’est la porte ! Bwaaaaaaah mes vieux sont de retour, putain !! Ajoute-t-il avant de se précipiter chercher ses vêtements, jetés en boule aux pieds du lit.

     

    009

     

    En effet, au rez-de-chaussée, Hikague et Evy sont de retour après une soirée endiablée…

     

    — Tiens, ils n’ont pas foutu le boxon !! Je suis épatée ! ironise Evy en constatant que son salon est tout de même assez présentable.

    — Heeeey, ce n’est pas l’heure de l’après-soirée là ?? Demande Hikague en attrapant vivement sa femme. 

     — Oh oui, l’après-soirée… Le meilleur !!! Réplique celle-ci, avant de l’embrasser avec fougue.

     

    009

     

    Mais au bout de quelques baisers, Evy se recule, l’air inquiet ;

     

    — Chéri ? Est-ce que ça va ? Tu es pâle…

    — Hmmm… Répond faiblement celui-ci. Nan en effet, ça ne va pas. Je me sens patraque… Je crois que c’est râpé pour la nuit d’amour enflammée…

    — Tu vas t’allonger sur le canapé, et je vais te faire une bonne tisane !! Poursuit tendrement Evy.

     

    — Ah, vous êtes rentrés !! s’exclame Maxime en descendant l’escalier pour aller à la rencontre de ses parents. Je pensais que vous alliez pioncer sur Eternia moi 

    — Tu n’es pas encore couché canaillou ?! Demande Evy, avant de regarder sa montre.

    — E...Evy.... Murmure Hikague, la voix tremblante.