• 004

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    — Puisque c’est comme ça, j’men vais !!!
     
     — Où ça ?
     
    — Loin !!! 
     
    — Dans un petit salon ??
     
      — Ah merde, trompée de chemin !
     
     — Des fois je me demande si on n’a pas oublié un truc à la conception.... 
     
    — Va-t’en toi !! Veux plus te voir !! Va retrouver ta vieille bande débile !!
     
     — Nan. Je suis responsable des niards quand on sort. Poursuit Maxime tranquillement en s’asseyant.
     
      — Et arrête de mater la piste de danse ! Sale gamine ! 
     
    — Hein ?? Quoi ? Je ne mate rien du tout !! Se défend l’adolescente. 
     
     — Alors comme ça c’est Aaron qui t’envoie.... Lance soudain Maxime pour changer de sujet…
     
    — Nan ! Pouffe caroline. Il m’a juste dit que ma remarque était déplacée au fast-food, c’est tout ! répond la jeune fille en s’asseyant à son tour.

     — Alors tu viens en boîte toute seule, de ton plein gré ! C’est du propre !!  
     
      Je te cherchais.. Je suis venue ici, car c’est toi que je voulais voir… Pense l’adolescente en rougissant.
     
     — Bah oui, qu’est-ce que tu crois ! J’suis une caïd moi ! dit-elle à la place,
     
     Maxime fait soudain mine de s’étouffer pour lui montrer à quel point ses dires n’ont rien de véridique. — À part ça.... Parlons d’Aaron… Hum… C’est délicat à dire… Mais tu as beaucoup de points communs avec lui… Tu ne trouves pas ?!
     
     — Où est-ce que tu veux en venir ?! Lance Caroline, soudain frustrée, car elle pense savoir ce à quoi il fait allusion.
     
    — Eh bien…
     

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    — C’est un ami Aaron !! Mon meilleur ami !! Rien de plus !! Enchaîne Caroline. — Mon petit frère… Voilà ! 
     
    — OK OK OK, je n’ai rien dis oula !!  
     
    Un lourd silence s’installe ensuite....   
     
     
      Jusqu’à ce que Caroline se décide soudain à le rompre, en bégayant
     
    — Dis, tu…
     
    — Quoi ? 
     
    — Tu.. Tu étais sincère tout à l’heure...? 
     
    — Quand ? À quel sujet ? Demande Maxime.
     
     — P...Pour la planche à… pain.... Bafouille-t-elle en rougissant. Tu… Tu me trouves vraiment plate...? 
     
    Évidemment, le regard de Maxime tombe immédiatement sur la poitrine de la jeune fille, qui est tout sauf… plate.
     
     
      Puis, instinctivement, il descend automatiquement son regard vers les cuisses de sa jeune amie....  
     
     
       — Maxime ? P.. Pourquoi tu ne me réponds pas ? Continue l’adolescente, perturbée par ce silence, et ce regard étrange qui la dévisage, de haut en bas. 
     
     
      Chacune de ses paroles fait remuer ses deux lèvres roses et pulpeuses… Elle est une femme. Et non une gamine. Tout en elle est provocant. Le réalisant, Maxime déglutit et détourne le regard, pour essayer de penser à autre chose qu’à l’envie de lui sauter dessus.
     
     
      — Comme d’hab', tu me snobes dès que je te pose une question !! Beugle Caroline. De toute façon, la planche a pain elle te dit merde ! 
     

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    — Laisse-moi vérifier… Murmure Maxime en se rapprochant doucement.
     
    Surprise, l’adolescente sursaute et fait un bond en arrière : s’il y’a bien une chose à laquelle elle ne s’attendait pas, c’était bien de le voir se rapprocher ainsi pour l’enlacer sensuellement.
     

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       — M.. Maxime.. Pousse-toi !! Q.. Qu’est-ce que tu fais !!... Bégaie-t-elle en rougissant, complètement paniquée. 
     
     — Mais tu m’as posé une question !! Alors je vais te répondre.. Continue-t-il de murmurer... En esquissant un sourire charmeur, où Caroline se noie complètement. 
     
      — Ta main !!! Vire ta main !!! lance-t-elle en la repoussant vivement, alors que celle-ci tentait de se poser sur sa cuisse. Qu’est-ce qui lui arrive ? Elle ne le comprend pas. Elle devrait être ravie, heureuse, mais tout son corps tremble désormais, et elle sent une vive chaleur l’envahir, ainsi qu’une panique incontrôlable.... Sans parler de son cœur, qui manque de lui déchirer la poitrine à chaque nouveau battement. Oh, mon dieu, il ne faut surtout pas qu’il s’imagine qu’elle a toujours été amoureuse de lui ! Elle meurt de honte.
     

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    — Mais laisse-toi faire… Murmure-t-il encore… — Tu disais que tu n’es pas une gamine ?! Pourtant vu comme tu te comportes… Poursuit-il en faisant glisser ses doigts entre les siens.... Avant de revenir poser sa main sur sa cuisse....
     
     x — M.. Maxime… J.. Je ne me sens pas bien…

     Et c’est vrai ! La jeune fille se soudain prise de vertige et de maux de ventre…
     
    — Laisse-toi tomber sur moi… Réponds simplement Maxime en la rapprochant de lui… Tandis que sa main droite tombe délicatement sur un de ses seins… Qu’il se met à caresser délicatement…  
     
     — M...Maxime....Bégaie Caroline en tremblant de plus belle, complètement noyée dans son regard… — Je ne me sens pas bien… J’ai chaud… 
     
    — Oui, la température monte, c'est normal.. Murmure Maxime en rapprochant son visage du sien… Tout en glissant sa main droite dans son top pour se saisir de l’un de ces seins si désirables… 
     
     — Aaaaah… Gémit Caroline en conséquence de ces caresses sur ses mamelons qui se durcissent rapidement sous l’effet de l’excitation. — Arrête Max... Y’a plein de gens…
     
     — Personne ne nous regarde… On est encerclés par des fenêtres teintées… Réponds sensuellement Maxime, les lèvres désormais presque collées à celles de sa partenaire qui continue de rougir et de trembler de plus belle.
     

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    Et ce qui devait arriver se produit en moins de deux…
     
    Maxime s’empare subitement des lèvres de sa jeune amie qui, complètement paralysée par l’émotion, se laisse faire et même savoure l’instant. Aux anges, elle s’agrippe a lui, en prolongeant ses baisers délicieux, espérant que ce moment merveilleux ne se termine jamais. Inexpérimentée, car cela est son premier baiser, elle se laisser guide par les coups de langue de son partenaire.
     
     De son côté, Maxime a dû mal à réaliser comment, jusqu’à maintenant, il avait pu ignorer ces formes généreuses qu’il n’arrête désormais plus de caresser… Voir lécher par moment… ; réalisant que son excitation va crescendo avec les minutes, il retire soudain sa main de l’endroit où elle avait commencé à se glisser : la jupe de son amie d'enfance. Une érection ici serait plutôt mal dérangeante… 
     
      Mise en confiance, Caroline l’enlace désormais. Rougissante, elle s’avance pour tenter d’embrasser son partenaire, mais, maladroite, elle rate les lèvres de son roux en se précipitant trop vite dessus…
     
    Maxime ne la loupe pas et s’esclaffe aussitôt.
     

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    — Bwahahahah Caro elle ne sait pas embrasser !! Bwahahah !!
     
    — Mé… méchant !! Moi je ne saute pas sur tout ceci bouge, alors bien sûr, j’ai moins d’expérience que toi !
     
    — Je suis ton premier baiser ? Demande Maxime, plutôt surpris. 
     
     — J.. Je… ben oui… Réponds la jeune fille, honnête. — P.. Pourquoi ? Est-ce que c’est choquant ?!
     
     — Pas spécialement, disons que c’est… Très flatteur pour moi ! 
     
     — Tu m’apprends encore...? Je me sens encore trop débutante ! murmure-t-elle en fermant les yeux et en présentant sensuellement ses lèvres à son partenaire. 
     
      — Arrgh Caro.... Arrête. Parce que là, ce n’est pas tes lèvres que j’ai envie de prendre… Si tu vois ce que je veux dire… 
     
      — M.. Max !!!! Rétorque Caroline, complètement cramoisie de honte.

     — Maxime ? Qu’est-ce que tu fais ?! Lance soudain une troisième voix.
     

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    — M...Maxime… Que fais-tu...? Poursuis Natasha, le cœur gros. 
     
      Elle qui s’imaginait qu'il aurait été jaloux qu’elle danse un slow avec Mickaël… 
     
     — A.. Attends Nat', ce n’est pas ce que tu crois !! Se défend Maxime en s’éloignant délicatement de Caroline, qui se sent soudain très frustrée. 
     
    — C’est bon Max ! Je retourne avec Micka. Amusez-vous bien ! Désolée de vous avoir dérangés....  
     
      — Mais nooon Nat' !! Dis pas n’importe quoi !!! lance Maxime en se levant brusquement pour tenter de rattraper son amie.
     
      — Maxime ?!? Grommelle Caroline en lui attrapant un bras pour le retenir. 
     

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    — Quoi encore ? Raahn bon, qu’est-ce que tu voulais savoir déjà...? Si tu es plate...? Alors je te réponds, poursuit Maxime. — Non tu n’es pas plate. T’es vachement bien foutue et tu vas en faire bander plus d’un, plus tard ! Vala ! Maintenant, discussion close. OK têtard ?? 
     
      — J.. Je… Que… que… 
     
    — Je suis dans une belle merde avec Natasha moi maintenant… Mais c’est pas grave ! J’ai fait le con et je vais assumer ! Bon Caro, maintenant je te ramène, et on parle plus de ces conneries sur le canapé, d’accord ?? 
     
    Le sol semble s’ouvrir sous les pieds de la jeune fille… Mais elle doit garder son honneur et sa dignité ; pour cela, il ne doit absolument pas savoir à quel point elle peut souffrir en ce moment même. Elle pleurera chez elle, lorsqu’elle sera toute seule, mais surtout pas là, devant lui. 
     
    — Mon pauvre petit Maxime !! Il a raté son coup avec Natasha !! Ohlalala que la vie est crueeeelleuuuuh !! lance-t-elle ironiquement pour taquiner amicalement son comparse.
     

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    — C’est bas ça, très bas Caro ! 
     
    — OOooh pardooooon ! Comme je suis méchaaante, c’est vrai !! lance-t-elle, une pointe d’amertume dans la voix.
     
      — Allez on s’en va. Je suis zen je ne m’énerverais pas, tu perds ton temps ! dit-il calmement en tournant les talons. — Viens, suis-moi !
     
      — Nan, mais tu sais Maxime, je peux rentrer toute seule, tu sais ? J’ai su venir, alors je saurai repartir ! pouffe-t-elle l'air moqueur. Elle a si mal qu’elle veut le provoquer. S’il pouvait souffrir aussi, elle n’en serait pas mécontente… 
     
    — Non, je te ramène. Et soit tu avances toute seule comme une grande, soit je te traîne par la peau du cul.
     
      — Alors ça, j’aimerai bien voir ça ! 
     
    — Écoute, je sais ce que tu me reproches. Mais dis-toi que c’est parce que je te respecte que je passe sous silence la connerie qu’on a faite y’a quelques minutes. Sache qu’un gars normal t’aurait déjà sauté dans les chiottes, ici même !
     
     — Ouah… Tu me respectes tellement.. Souffle-t-elle, blessée.  
     

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    — Heeeeey regardes, ta Natasha elle danse trèèèèès collée a Mickaël, non ??? S’exclame Caroline, sur un air des plus ironiques. Qu’il souffre !!!
     
      — Je suis zen Caro. Je ne te l’ai pas déjà dit tout à l’heure ?  
     
    — Beuh ! En tout cas eux ils ne sont pas zen, mais très caliente !!! 
     
     — Caro… Encore une réflexion de ce style, qui n’a pour but que de m’énerver, et je t’en colle une ! Tu es prévenue.
     
    Refroidie, la jeune fille ne rétorque plus. Elle se contente de l'envoyer brûler dans les flammes de l'enfer, en silence. 

  • 005

    005

    20 minutes plus tard, devant le domicile de la jeune fille… 
     
      — Hey ! Les jeunes filles bien élevées elles disent « bonsoir » et « merci » de les avoir raccompagnées, d’habitude ! Lance Maxime en voyant son amie s’éloigner rapidement sans lui jeter un regard. Elle ne lui a pas adressé la parole de tout le trajet. 
     
     — Qui t’a dit que j’étais une jeune fille bien élevée ? Rétorque Caroline en entrant chez elle.
     

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    Mais il ne peut pas lui en vouloir. Il s’est mal comporté et il le sait. Cependant, il ne peut envisager quoi que ce soit avec celle qui est sa voisine, amie d’enfance. Elle est aussi très aimée de son petit frère… Aaron en serait trop blessé. 
     
     
      Et ça, il ne le supporterait pas. Ce n’est pas une fille qui viendrait semer la zizanie entre les frères Daemon ! 
     
     
    — Bonne nuit sale peste ! lance-t-il en direction de la fenêtre, où est plantée Caroline, pour le regarder et lui tirer la langue.
     
    Pffft, mais quelle gamine, j’vous jure… 
     
     
     
    *
     
     
     

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    Le lendemain, et comme tout les matins, la petite famille d'Hikague se retrouve autour d’un copieux petit déjeuner, avant de commencer une nouvelle journée… 
     
    — Salut tout le monde ! s’exclame Maxime en descendant l’escalier, toujours en pyjama.
     
      — Bonjour le plus beau ! Réponds Evy, qui s’émerveille toujours devant ses fils qui sont, pour elle, les plus beaux de la terre.
     
     — Salut toi ! Se contente de dire Hikague avec le sourire. — Toujours cette flemme aiguë de s’habiller en sortant du lit décidément ! poursuit-il en riant. 
     
      — Papa ? Questionne Aaron. — Ça va ? 
     
    — Hein ? Pourquoi ça ?
     
     — J’sais pas… Tu es pâle. Tu ne trouves pas maman ? 
     

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    — Heeein ? s’inquiète soudain Evy en se retournant vers son époux.  
     
      — Mais non, qu’est-ce qui t’arrive Aaron, je ne suis pas du tout pâle ! Rétorque Hikague.  
     
     — Si, chéri !! Choupi a raison !! Tu es pâle ! Ça ne va pas ?? Tu es malade ?? Tu veux un efferalgan ?? Quelque chose ?? Lance Evy, inquiète.

     — Mais arrêtez !! Se défend Hikague. Vous n’êtes pas bien ce matin décidément ! Je… Je vais très bien… Poursuit-il dans une intonation de voix qui semble faiblir. — Hum.... En effet, j’ai dû manger quelque chose de pas frais ! Je me sens barbouillé ! 
     

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    — Moi j’trouve qu’il est normal. Dis tranquillement Maxime en allant à table avec son assiette de pancakes 
     
     — Chéri, si tu ne te sens pas bien tu ne vas pas travailler aujourd’hui hein !! s'inquiète Evy
     
      — Je vais très bien, ne vous inquiétez pas. Réponds simplement Hikague pour rassurer ses proches. — Et sinon, c’était bien Spiderman 3 alors ? 
     
    — Pas mal ouaip ! Mais j’ai préféré le deux. S’exclame Aaron, comprenant que son père souhaite changer de sujet de conversation.  
     

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    En effet, Hikague souhaite changer de sujet de conversation pour ne pas inquiéter sa famille. Mais il est mal à l'aise, car il s’est en effet senti tout d’un coup très faible dès que Maxime a pénétré dans la pièce. Évidemment, cela n’est sans doute qu’une vulgaire coïncidence...

  • 006

    006

    Perturbé, Hikague se met à dévisager ses fils, l’un après l’autre. Ils sont mi-humains, mi-Eterniens. Ce n’est un secret pour personne. Partant de là, il se doute bien qu’ils doivent renfermer une certaine puissance, plus ou moins grande ; mais ce n’est pas vraiment un problème. Là où se situe réellement son angoisse, c’est cette perturbation qu’il semble ressentir à l’approche de son fils ainé, alors qu’il n’a jamais éprouvé le moindre malaise en présence du benjamin de la famille. 
     
      Soit il s’inquiète pour pas grand-chose, ce qui est fort possible, soit… Non, il ne vaut mieux pas imaginer de bêtises. Et de toute manière, si Maxime révèle une certaine puissance, cela serait normal et il n’y aurait pas de raisons qu’il ne sache pas la maîtriser. Rassuré, Hikague se lève donc de table. Il n’a subitement plus très faim. 
     
     
     — Je mets mon assiette au frigo, s’il y en a un qui veut la finir au goûter, n’hésitez pas ! 
     
    — Je note !! Lance Maxime, qui a toujours adoré les pancakes. 
     
     — Oh, mon dieu, quel ogre, s’enquit sa mère en riant. 
     
     — Maxime ?! Questionne soudain Hikague, alors qu’il se levait de sa chaise, son assiette en main. Il vient de ressentir de puissantes vibrations qui semblaient lui être directement destinées. Il n’y a plus de doutes désormais ! Son propre fils l’attaque.... 
     
    — Quoi ? Réponds le concerné, la bouche encore pleine. — KeskeJéFéééé encore ???
     
    Une attaque inconsciente ? Mais cela est incompréhensible ! Hikague est sceptique.
     
    — Vous devriez aller vous habiller, vous allez être en retard, reprend Hikague.
     

    006

    — Non je te dis que c’est Spiderman le plus fort, tu es vraiment un petit têtard qui ne connait rien !!

     —  Nan c’est toi qui dis n’imp !! S’ils devaient s’affronter, je sais que c’est Superman qui battrait l’araignée !! Défends Aaron.
     
      — Debout, les garçons, allez vous habiller pour le lycée ! Lance à nouveau Hikague en sortant de la salle à manger, encore perturbé par sa récente découverte.  
     
    — Oui, oui ! grommellent en chœur les adolescents, en se levant péniblement de table.  
     
     
     
     
    *
     
     
     
     
     Quelques minutes plus tard, Evy rejoint son époux au salon, où il s’est isolé.
     
     — Quelque chose te préoccupe, toi. Tu m’en parles ? 
     
      — Oui. Les garçons sont montés ? 
     
    — Oui. 
     
    — Bien. Alors je pense que Maxime va nous causer des problèmes, dans les jours qui vont suivre.
     

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    — Q...Quoi ? Bafouille Evy. M.. Mais qu’est-ce qui te fait dire une chose pareille ?
     
    — Je le sens. Il révèle sa puissance, en l’ignorant lui-même. Ça ne me surprend pas, car il est à moitié eternien, c’est donc normal qu’il ait un peu de pouvoirs...
     
    — Pourquoi est-ce que cela nous poserait problème ? Questionne Evy, un peu perdue. — Maxime n’est pas méchant, si c’est ce que tu veux insinuer… 
     
      — Il n’est pas méchant non, mais il ne contrôle pas ses pouvoirs. Il essaie de rivaliser avec moi, inconsciemment.
     
      — C.. Comment ça... Bégaie la jeune mère. 
     
    — Maîtriser son pouvoir c’est la première chose qu’on apprend aux enfants. Enfin sur Eternia… Et nos fils eux, ils ont toujours vécus sur terre. Poursuis calmement Hikague. Tu comprends où je veux en venir ? 
     
    — Un peu… Il faut juste que tu apprennes à Maxime comment contrôler ses pouvoirs, ce n’est pas compliqué… Non ?  
     
     — Ma foi oui. Tout peut très bien se passer. Mais si notre fils devient un danger potentiel pour la terre, je le renverrai immédiatement sur Eternia. Maxime n’est pas méchant, mais il n’a peut-être pas sa place parmi les humains.  
     
    — Tu… Tu exagères un peu chéri… Maxime n’a rien d’un méchant Eternien..Apprends-lui à se maîtriser, et tout ira bien. Continue simplement la jeune femme, en souriant affectueusement.
     
     — Au moindre signe de violence de sa part, envers n’importe qui, il retournera immédiatement sur Eternia. Je ne le laisserai pas ici s’il peut être un danger pour la terre. Répond Hikague, sur un ton des plus sérieux.
     
     
     
     
    *
     
     
     
     

    006

    Quelques heures plus tard, dans un petit lycée de la ville, au moment de la pause de la matinée…
     
     — Tu es sûr que ça ne te dérange pas ? Moi j’en suis pas certain… Questionne Mickael.
     
      — Mais oué je te dis ! Vas-y, elle est a toi Nat' ! Je te l’avais déjà dit en plus, elle est pas mal, mais c’est pas mon genre ! Répond Maxime, apparemment très sûr de lui.  
     
      — Je te connais Max ! Tu détestes te faire devancer, et hier tu étais frustré, je le sais ! Mais il ne s’est rien passé avec Nat' quand tu es parti, hier soir, je te le promets !
     
     — Mais je te crois, t’en fais pas ! soupire Maxime.
     
     — C’est la petite qui te fait de l’effet ? Tu veux te la faire ? Elle est pas un peu jeune non ?
     
    — Tu es malade ? Caro c’est une amie, c’est comme une petite sœur. J’ai fait une connerie avec elle hier, mais ça se reproduira plus. Et arrête de parler de ça !! Si mon frangin nous entend… Il me tue sur place !! Tu sais à quel point il est gaga de sa Caro… Souffle Maxime en étouffant un rire ironique.
     
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    — Tu n’as personne en vue alors actuellement ? Je n’y crois pas trop… Te connaissant...
     
     — Humm… Tu as raison de pas y croire, parce que je trouve la copine de Nat' pas trop mal, la blonde là… raaah comment qu’elle s’appelle déjà ?! 
     
    — Mirabelle. 
     
    — Voilà !! Elle est vraiment bonne. Sans doute plus que Nat', même.
     
      — Elle est mignonne oui, et c’est un bon coup. Poursuis Mickaël en jetant un œil sur la droite, où discute ladite jeune fille, avec sa meilleure amie.
     
     — Un bon coup, tu dis ?? s’étonne soudain Maxime. Tu te l’es faite ?? 
     
     — Euh ouais, l’été dernier. Mais je l’ai larguée à la fin des vacances.
     
     — Mange tes morts ! Je ne passe pas après toi, y’a pas moyen.
     
     En réponse, Mickaël se contente d’éclater de rire. 
     
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    — Alors comme ça tu as failli te taper Micka… Ma foi, c’est un bon coup. Tu ne le regretteras pas ! Mais il te plaît ? Je veux dire… Micka ? Je pensais que tu t’intéressais a… Maxime ! s’étonne la jeune fille blonde.
     
     — Maxime… C’est un sale type ! Se contente de répondre Natasha, encore vexée par son comportement de la veille. 
     
      — Un sale type… Mais moi il me plait bien ! Alors si maintenant tu vises Micka… Tu m’en voudras pas de tenter ma chance avec Max ? Questionne la blondinette en se triturant les doigts. 
     
    — Mira ?! Depuis quand tu t’intéresses à Max toi ?! s’étonne Natasha, un peu frustrée.
     
     — Ben tu en veux plus alors… Y’a pas de mal à ce que je tente ma chance moi.. Non ? Demande timidement Mirabelle.
     
      — Mais non ! Attends tu n’as pas tout saisi Mira ! Max m’a avoué qu’il s’en fout de cette gamine ! Et je le comprends, elle a quoi, 14 ans si mes souvenirs sont bons… Alors j’ai bien l’intention de revenir à la charge ! C’est un sale type, mais je l’ai dans la peau, alors je te laisserai pas le champ libre ! J’en veux pas de ton Micka moi ! Alors si tu veux marcher sur mes plates-bandes ma chérie, on va devoir faire s’affronter nos charmes ! Que la meilleure gagne !
     
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    Au même moment, sur le toit de l’école, qui est aussi un lieu de détente entre les cours.. 
     
    — Tu as révisé pour les maths ces aprèm ? Moi quedalle ! Marmonne l’adolescent blond.
     
      — J’ai pas trop révisé, mais ce cours-là ça va je gère ! Répond Aaron. Mais bon, le devoir de sciences par contre, là je vais me tauler… 
     
    — Raaah, misère ! Soupire le jeune garçon. Tiens au fait, où sont les filles ? C’est bizarre qu’on soit que tout les deux sur le toit !! 
     
      — Même ta CaroOoo ne vient pas jouer avec nous, que la vie est injuste ! poursuit-il en riant.
     
     — Arrête Bastien ! S’offusque soudain Aaron. Si elle passe dans le coin et tu entends…
     
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    — Bwahahahaha mais nan, Caro elle est aveu… 
     
    — CHUT !! L’interrompt soudain Aaron, car il vient d’entendre des bruits de pas dans l’escalier… 
     
      — Saaaaaaalut Caro !! se reprend rapidement Bastien. Tu viens jouer avec nous ? Choisis ton camp ! Poil de carotte, ou moi ! 
     
    — Sachant qu'Aaron n’est pas très doué au billard.... Répond la concernée en se rapprochant.
     
      — De toute façon, c’était une question con, parce que tu ne peux pas choisir quelqu’un d’autre que ton roux ! Lance Bastien, afin de faire des sous-entendus.
     
     — Arrêtes de dire n’imp ! Proteste Aaron, gêné et vexé. 
     
      — La jalousie, c’est un très vilain défaut, monsieur Bastien ! taquine Caroline. 
     
      Depuis ce matin, elle ne fait que ressasser la scène de la veille, avec Maxime.... Ses mains, si douces… Ses lèvres....Sa… Sa langue.. Son sourire quand il a éclaté de rire parce qu’elle ne savait pas s’y prendre pour l’embrasser… Sa manière de la prendre dans ses bras… 
     
     
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    De là où elle est plantée, attendant de jouer son tour, elle arrive à entendre des voix féminines qui éclatent de rire. Des voix aiguës. Des voix de filles. Et dans ces voix, il y’a, elle le sait, Natasha et son amie, la blonde, dont elle ne connait pas le nom. Des filles qui s’intéressent beaucoup à MaximeDes filles qui lui plaisent… Elles. 
     
      Soudain, sans qu’elle puisse le contrôler, une larme vient dégringoler le long de sa joue. Une, puis deux… Puis trois… Réalisant que son visage s’humidifie, elle comprend vite la situation et s’essuie rapidement les yeux d’un revers de main… Mais il est trop tard : ses deux amis ont déjà remarqué qu’elle est en train de pleurer toutes les larmes de son corps, en silence, là, devant le billard de l’école. 
     
      — Ça… Caro ? Souffle Aaron, interloqué.
     
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    — Je vous laisse. Dit Bastien avant d’emprunter l’escalier, gêné. 
     
      — C’est rien Bastien, reviens !! Lance Caroline, encore en larmes. J… J’ai une poussière dans l’œil… Mais elle n’a pas le temps de finir sa phrase qu’il a déjà disparu à l’étage inférieur, ayant compris que si sa camarade de classe a besoin de réconfort, autant qu’elle reste seule avec son meilleur ami. 
     
      — Pffft, la honte !! Qu’est-ce qu’il va s’imaginer maintenant lui !!! Lâche Caroline en éclatant en sanglots. 
     
    — Rien… Il t’adore Bastien.. Il ne va rien penser de mal.... Souffle Aaron. M...Mais pourquoi tu pleures ? Quelqu’un a été méchant avec toi ? ose-t-il enfin demander. Puis, perturbé par les pleurs qui s’amplifient, il se rapproche et tente de la consoler plus chaleureusement..
     
      – Ça..Caro… Raconte-moi… Qu’est-ce qui ne va pas...? bredouille-t-il.
     
     — C’est ta faute tout ça !! lance-t-elle, la voix tremblante et les yeux inondés de grosses larmes. 
     
     — Hein ?!? 
     
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    — Tu m’as dit que j’ai eu tort en lui parlant mal au fast-food !! Alors moi je suis allée le voir pour m’excuser, au Crypt-O !! poursuit-elle rapidement.
     
     – Tu.. Tu es allée au Crypt-O avec lui, hier soir..? s’étonne Aaron, une pointe d’amertume dans la voix. Il ne s’attendait vraiment pas à ce qu’elle coure en boîte de nuit, derrière son frère… 
     
    — Oui, j’y suis allée !!! continue-t-elle. Et… et… enfin… Elle éclate à nouveau en sanglots, encore plus fort que précédemment.  
     
    — Tu… Tu lui as avoué tes sentiments ? Demande Aaron, la gorge nouée. 
     
     — Non !! M.. Mais on s’est embrassés !! J.. Je ne sais pas pourquoi !!! Mais après, Natasha est arrivée et il m’a fait comprendre que tout ça, c’était du flan !! 
     
      Si 1000 poignards lui avaient transpercé le cœur, Aaron aurait moins souffert qu'à cet instant. Lui qui pensait que son frère se fichait totalement de leur amie… Qu’elle l’aimerait toute sa vie à sens unique... Cette pensée était certes égoïste et Aaron en est conscient, mais il pensait qu’avec le temps, elle ferait le deuil de cet amour impossible et qu’elle se retournerait vers lui qui l’aime réellement, depuis toujours…  
     
    – P.. Pardon… Je ne devrai pas te dire que c’est de ta faute.. Excuse-moi. Bredouille Caroline en s’essuyant les yeux. Après tout, tu ne m’as jamais dit de courir derrière lui jusqu’au Crypt-O… 
     
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    — Ne soit pas pressé de tomber amoureux surtout Aaron, parce que ça fait vachement mal. Poursuit-elle en finissant de s’essuyer les yeux. 
     
      — T’inquiète… Je crois savoir ce que c’est… Se contente de répondre le roux, le cœur serré. 
     
      Alors comme ça, son frère s’est emparé de ses lèvres, avant lui… Un étrange sentiment de haine, de jalousie s’empare soudain du jeune Aaron.. Jamais auparavant il n’avait éprouvé quoi que ce soit de malsain envers son frère, qu’il aime tant… Mais désormais, l’idée qu’il ait pu embrasser leur amie d'enfance le rend furieux… Il a osé… Lui qui a toutes les filles a ses pieds, il fallait qu’il la touche, ELLE ! Jamais il ne lui pardonnera. JAMAIS ! 
     
    — On descend ? Demande soudain Caroline.  
     
    – OK. Se contente-t-il de répondre en la suivant, l’esprit toujours perturbé par la colère qu’il éprouve contre son frère ainé. Il a envie de l'éclater.
     
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    — Bastien ? s’étonne Aaron en descendant à l’étage inférieur. Qu’est-ce tu fous planté là ? 
     
    – Bah j’attends. Ça y’est, vous avez finis ??
     
      Aaron ne peut s’empêcher de rire.
     
     — Tu es resté planté là depuis tout à l’heure ?? 
     
    — Bah ouais !
     
      — Ce n’était pas la peine tss !! s’exclame Caroline en descendant à son tour. Je t’ai dit qu’il n’y avait pas de problème !!
     
     — Ouais ouais ! Pas grave, j'ai préféré vous laisser tous les deux en amoureux !
     
     — Bastien !! Lance Aaron, furieux. 
     
    — Oh ça va, si on peut plus rigoler… Dit-il penaud, en se tournant vers Caroline pour la chatouiller. 
     
      — J’vais chercher à boire, vous voulez quoi ? Demande Aaron en se préparant à descendre au rez-de-chaussée ; endroit où il y’a le distributeur de boissons du lycée. 
     
     — Coca !! Répond immédiatement Bastien. 
     
    – Ice Tea, comme d’hab' Aaron ! Merci ! s’exclame Caroline en éclatant à moitié de rire à cause du blondinet qui la saoule à la chatouiller. Toi, tu vas morfler !! lance-t-elle, toujours en riant, à son attaquant. 
     
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    Après quelques marches descendues, Aaron est sur le point d’arriver au distributeur de boissons, quand il aperçoit son frère, qui entre justement dans le hall du lycée, au même moment… 
     
    — Tiens… 
     

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    — Hey têtard ! Ou est-ce que tu vas comme ça ?! s’exclame Maxime, sur un ton taquin, comme d’habitude.
     
      Malheureusement, son petit frère n’est pas du tout d’humeur à apprécier ses taquineries aujourd’hui…
     
     – Connard....Se contente-t-il de dire, dans un souffle… 
     
      — Hein ? Questionne Maxime, choqué par cette insulte. Excuse-toi tout de suite ! Sinon je t’en colle une !! Tu te prends pour qui ?? poursuit Maxime, plus vexé que jamais.
     
     — Plutôt crever que de m’excuser face à un sale con dans ton genre !! Je te hais !! Tu as compris maintenant ?? Je te HAIS !! lance-t-il d’une voix amère, presque les larmes aux yeux.
     
     
     
     
     
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