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    Same Mistakes again - James Blunt ♪

     

     

    Je ne sais pas où est-ce que j'ai désormais atterri. Ni, où est-ce que mes pas sont en train de me mener en ce moment.

    Saw the world turning in my sheets

    Et sincèrement, je m'en contrefous. Je marche d'un pas lourd et désespéré, le coeur et l'esprit en miettes, et plus rien ne compte. N'a d'importance.

    And once again.. I cannot sleep

    Soudain, j'aperçois un trottoir sous mes pieds. Des dalles. Une route.

    Walk out the door.. and up the street

    Un ciel. Bleu... presque nuit. Des arbres.

    Look at the stars beneath my feet

    Un décor de ville... sans doute.

    Mais une fois encore, je m'en contrefous. Pourquoi me soucierai-je de cet endroit pourtant charmant, alors que je n'ai plus rien ?!

    Remember rights that I did wrong

    Alors que j'ai tous perdu...

    So here.. I go...Hello, hello...

    « Sacrifice » ? Oui, je pourrais m'acharner à re-invoquer ce sort en sens inverse. Pour parvenir enfin à re-ouvrir ce fichu portail, et, peut-être, le traverser de nouveau pour revenir dans mon époque.

    There is no place I cannot go

    Mais a quoi bon?

    My mind is.. muddy but

    Je me suis ensuite demandé, abandonnant rapidement ce projet.

    My heart is heavy. Does it show?

    Puisque je le redis, dans mon temps, mon époque, je n'ai plus rien. Ni personne.

    I lose the track that loses me

    Qu'elle serait alors ma vie future, si je retournais, « chez moi »... Je n'ose même pas y penser. Souverain d'Octavia, certes.. Et...

    So here.. I go

    Et rien d'autre.

    Sayuri... Et que pourrais-je bien avouer à Sayuri...

    Lorsqu'elle constaterait mon retour, en écarquillant en grand ses deux yeux?

    Que par ma faute, Hideki et Nanami ont trouvé la mort.

    Que par ma faute... Aïko, Nanami, et Hideki... ont cessé de vivre.

    Que je les ai tous tués... 

    And so I sent some men to fight

    Elle s'effondrerait aussitôt, pour pleurer toutes les larmes de son corps.

    And one came back at dead of night

    Et moi... je ferai le fier et ne broncherais pas.

    Said he'd seen my enemy

    Je tenterais de porter le masque de l'indifférence. Elle me cognera dessus en pleurant, elle m'en voudra, puis me pardonnera. 

    Said he looked.. just like me

    Mais moi... Je vivrais à tous jamais avec cette culpabilité.

    Ainsi qu'avec leur absence...

    So I set out to cut myself

    Puis... je continuerais ma vie. Seul.

    And here.. I go

    Sans personne. Sans eux.

    Et ça, j'en suis incapable... Je suis faible. Je n'suis pas.. Un héros.

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    I'm not calling for a second chance

    Alors... Je pense que je vais rester là.

    I'm screaming at the top of my voice

    Dans cette époque-ci. Dont j'ignore ironiquement tout.

    Give me a reason

    Dans ce parc où je trouve soudain réfuge pour y poser mes fesses sur le premier banc qui croise mon regard.

    But don't.. give me choice

    Las, épuisé, désespéré, mes mains attrapent finalement mon crane.

    'Cause I'll just make

    Je n'observe même pas l'environnement qui m'entoure, pourtant bien sympathique.

    The same mistake.. again

    Des arbres en pagaille. Sans oublier ces quelques petites boutiques touristiques à droite et à gauche.

    And maybe someday we will meet

    En pleine journée, cet endroit doit grouiller de monde et je soupire de soulagement de constater le ciel assombrit par un évident début de nuit.

    And maybe talk.. and not just speak

    J'ai tellement besoin d'être seul...

    Don't buy the promises.. 'cause

    Je ne sais plus quoi faire. De ma vie toute entière, je n'avais encore jamais été bloqué à une telle rue à sens unique. Je n'y aperçois pas d'issue.. Je ne me vois plus d'avenir.

    There are no promises I keep

    Quelques minutes plus tard, je m'allonge sur mon banc afin de tenter de faire passer le temps par ce que l'on pourrait qualifier de sommeil.

    And my reflection troubles me

    Parce que moi, j'appellerai plutôt cela un cauchemar. Un soi-disant moment de répit qui va faire succéder dans mon esprit les visages de mes amis décédés.

    So here.. I go

    Par ma faute...Ma très grande faute.

    I'm not calling for a second chance

    Maman... Hideki... Nanami... Aïko...

    I'm screaming at the top of my voice

    P..Pardonnez moi...

    Give me a reason

    Aidez moi... 

    But don't give me choice

    Guidez moi...

    'Cause I'll just make

    Je vous en prie.. Ne m'abandonnez pas...

    The same mistake

    Ne.. Ne m'abandonnez pas.. 

    I'm not calling for a second chance...I'm screaming at the top of my voice...Give me a reason, but don't give me choice...Cause I'll just make, the same mistake again

     

     

    *

     

     

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    Je ne sais pas vraiment, pendant combien de temps est-ce que j'ai bien pu pleurer, hier soir. Mais une chose est sûre, à un moment donné, j'ai fini par m'endormir comme une masse, sur mon banc.

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    Si bien que, quelques heures plus tard, ce sont des bruits divers et variés qui commencent à me tirer doucement de mes songes.

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    Des bruits de discussions, de pas. Voir encore, des rires plus ou moins discrets.

    J'émerge donc péniblement de ma douloureuse nuit, pour me rasseoir correctement sur mon lit d'infortune. Tout en me souvenant d'un bon vieux dicton, qui prend plaisir à nous informer que « la nuit porte conseil » !

    Tssss.. Mais quelles foutaises!

    Car je suis, ce matin, toujours aussi perdu que la veille.

    J'en soupire de lassitude, en m'étirant les bras. Tout en continuant de promener mon regard dans les alentours, observant sans discrétion les divers passants du parc TC Plaza.

    Oui, ce matin -et sûrement grâce aux lumières du jour et à ces quelques heures de sommeil- j'ai fini par reconnaître ce parc. Qui est l'un des plus connus de notre capitale.

    Notre.. Capitale. En effet, cela veut donc dire que je suis ici, sur Octavia. Dans un passé pas si vieux que ça, finalement. Puisqu'à mon époque, ce parc n'est pas beaucoup plus moderne.

    HEY! Mais?! Je m'interloque soudain en fixant attentivement un jeune couple qui se balade en amoureux avec un bambin dans les bras. J'entends leurs rires et ses babillements d'ici.

    La jeune femme est une jolie blonde qui me procure une curieuse sensation de déjà-vu.

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    Sans hésiter, je me relève de mon banc. Motivé par je ne sais quoi. Sans doute la ressemblance flagrante de la jeune femme, avec ma défunte mère.

    Oui, je sais, elle n'est que de dos. Et j'ai l'air cinglé d'avoir de telles pensées.

    Mais tout de même. Mes mains en tremblent et ma gorge se noue.

    Un pressentiment.

    Un espoir.

    Et si mon intuition était finalement vérifiée?

    Et si cette grande blonde, était bel et bien ma mère?

    Cela est bien possible! Puisque je me trouve ici, dans ma capitale. Dans ce parc que je reconnais si bien!

    Je tente d'y croire fermement.

    En jubilant ensuite, que l'homme qui accompagne sa belle et son enfant, ne soit finalement que mon père.

    Celui que moi, je n'ai jamais connu.

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    Oui. Je suis sans doute un peu allumé du cerveau, pour réussir à imaginer un pauvre couple et son enfant, comme mes défunts parents, me promenant éventuellement, moi, dans ma toute petite jeunesse.

    Et bien, tant pis. J'assume mon début de sénilité et décide de m'avancer discrètement vers les tourtereaux, pour reconnaître et sans aucune difficulté, quelques dizaines de pas plus tard, le doux visage de ma mère.

    Je ne suis pas fou. Je la reconnaîtrais entre mille. Et cette scène est surement celle qui s'est bel et bien passé, il y a de nombreuses années de cela. 

    Lorsque je n'étais encore que.. Que ce bambin. Là. Devant.

    En train d'apprendre à marcher avec son père.

    Mes pas se figent aussitôt à cette déduction.

    Mon père. Mon.. Père!

    Ce ne peut être que lui! Qui se trouve, là, devant moi! À quelques mètres à peine!

    Mon.. Mon père!

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    - T'es un boss, mon fils! Y'a pas à chier! Un vrai boss! Qu'il fait affectueusement en tapotant la tête de son bambin. Mon « moi », du passé.

    Je le dévisage alors. Pour me remémorer chacun de ses traits, que j'avais déjà observés attentivement sur les quelques photos que ma mère m'avait fait découvrir il y'a longtemps.

    Sa couleur de cheveux. Ses yeux. C'est vrai que j'en ai hérité.

    Et j'en suis encore très fier.

    Parce qu'il est bel homme et vraiment baraqué, mon père. Il impose le respect.

    J'aimerais lui ressembler encore plus.

    - Il ne faut pas que l'on tarde trop, sinon Keï va s'inquiéter! J'entends faire ma mère, dans sa direction.

    Je sais qu'elle parle là de mon oncle. Son frère.

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    - Keï n'a rien à nous dire. L'on fait ce que l'on veut, quand on le veut, et où on le veut! Que lui répond aussitôt, mon père, d'une voix calme et posée.

    Une voix que j'adore déjà. Car en plus de savoir s'imposer naturellement, il sait ce qu'il veut et n'hésite pas à le dire. De la bonne manière, en plus.
    Chose que moi.. Je n'ai malheureusement jamais su faire. À cause de mon impulsivité.

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    - Oui, tu désires? Me fait-il tout à coup, en remarquant enfin ma présence.

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    - Je.. Je.. Je ne fais que passer! Et en fait... j'attends quelqu'un! Que je tente de lui justifier avec un calme même pas crédible, pour réussir a expliquer le fait que je sois là, planté comme un con, devant lui et sa petite famille.

    - Et bien.. Viens donc patienter avec nous! Qu'il m'invite ensuite, en me dirigeant un sourire amical. Que je vais lui rendre sans attendre, bien sûr, en n'hésitant plus à me rapprocher de lui et des siens.

    Qui sont accessoirement, les miens, à moi aussi.

    - Mon fils marche presque, qu'il m'informe à présent avec fierté, avant de me questionner, pour rester dans le sujet, - et toi? À quel âge as-tu marché?

    - Je.. Euh... Je ne m'en souviens plus.

    - Comment t'appelles-tu? Intervient ma mère à son tour en me dévisageant d'un étrange regard pour une éventualité que je me mets soudain à redouter : mes marques au visage.

    Qui sont évidemment les mêmes que les siennes.

    Et qui sont.. Uniques.

    Car uniquement de notre famille.

    - Je.. Je.. Je m'appelle.. Hideki. Je l'informe alors dans un odieux mensonge.

    Il y'a tant de races dans l'univers.. Que je peux espérer qu'elle accepte d'en rester là. Même si je l'ai toujours su têtue..

    - C'est joli, comme prénom.. Hideki. Qu'elle se contente de me sourire affectueusement. Une réponse qui me met étrangement mal à l'aise... À tel point que j'en ai soudain les larmes aux yeux.

    Affreusement gêné par mon émotivité, je salue alors mes deux parents d'un rapide signe de main. Avant de tourner vivement les talons, pour repartir d'où je viens.

    Car je sais bien que si je reste en leur compagnie, rien qu'une minute plus, je vais finir par craquer et me ridiculiser en public.

    - Hey! Attends! M'oblige soudain à ralentir mes pas, mon père. En arrivant tranquillement derrière moi.

    Je me tourne alors dans sa direction. Feignant de posséder un calme olympien et inébranlable.

    - Oui?

    - Hum, répète-moi ton nom, s'il te plaît?

    - Je.. Je.. Hideki! Je m'appelle, Hideki.

    - Je ne connais pas les raisons de ce regard si malheureux, mais une chose est sûre, je n'ai pas dû t'éduquer bien longtemps. Sinon... je t'aurai sûrement appris qu'un homme doit se raser la barbe tout les jours! Il rit en me disant cela. Je m'interloque de surprise.

    - Je.. Je.. Je balbutie d'étonnement encore sous le choc de sa dernière réplique des plus surprenantes et originales, tout en me touchant ensuite nerveusement mon début de barbe.

    - Je ne sais pas si tu es une hallucination, Daï.. Mais une chose est certaine, je suis fier de l'homme que tu es devenu. 

    - Je.. Je ne t'ai jamais connu! Je craque et lui crie brusquement, pour sans doute lui justifier avec désespoir, mon évident besoin d'éducation, de savoir-vivre, et d'autorité paternelle,- JE... JE N'AI GRANDI QU'AVEC MAMAN!.. J'au.. j'aurais aimé... Je.. Et elle, elle.. Elle m'a quitté il y a peu aussi... Je m'effondre de plus en plus à chaque nouveau mot prononcés. Je me fais honte.

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    - L'essentiel est que malgré tout ce que tu as bravé, tu sois devenu quelqu'un de bien, qu'il me sourit simplement en réponse, tout en me prenant dans ses bras.

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    - Je.. Je..  Je lui bégaie alors de nouveau, tout en l'enlaçant à mon tour. Comme si ma vie en dépendait. Comme si j'allais, ainsi, pouvoir empêcher que cette scène ne s'écourte trop vite.

    - Eh eh! Je suis un père comblé. Mon petit bout va vraiment devenir un homme qui en jette!

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    Rien que pour avoir eu la chance d'entendre ces mots de sa parts...Je ne regrette déjà plus tous les sacrifices que j'ai endurés jusqu'ici.

    - Je.. Je t'aime... Papa. Je laisse tomber alors que je suis encore dans ces bras. Pour la première fois depuis très longtemps, je suis heureux.

    - Moi aussi. Je t'aime! Mon fils.

    - Et biennn, mon bébé! Toi, plus tard, tu vas vraiment devenir un très bel homme! clame ma mère derrière nous en souriant à mon ma version bambine. Elle est radieuse.

    - Hihihi! BéyOmme!! BéyOmme!! babille mon moi du passé en m'observant de haut en bas. Il rit. Et je me reconnais bien dans son air curieux et avide de découvertes. Il me flatte, en un sens.

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    - Au revoir... Je laisse finalement tomber lorsque je réalise l'aura blanche des sauts dans le temps m'envelopper à nouveau. C'est fini. Le moment heureux allait bientôt s'achever, - prenez soin de vous... que je bégaie alors que ma mère m'arrache soudain des bras de mon père pour me serrer elle aussi dans ses bras, avant que je ne finisse de disparaitre totalement.

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    - Nous t'aimons fort, mon bébé... qu'elle me sourit en m'embrassant affectueusement sur la tempe. Je n'ai pas le temps de lui dire à quel point est-ce qu'elle pouvait me manquer, que je disparait déjà. Sur le coup, je suis profondément aigri, mais aussi tellement heureux, d'avoir été, l'espace d'un instant, au creux de leurs bras..


  • 087

     

     

    *     *
    *

     

     

    Autant lors de mes premiers sauts dans le temps, je ne reconnaissais jamais du premier coup d'oeil l'époque dans laquelle j'atterrissais. Autant, cette fois-ci, je n'ai pas le moindre doute à ce sujet. Je reconnais trop bien cet endroit.

    Le dernier lieu octavien qu'on a foulé, avec Hide. Avant de nous précipiter au centre spatial pour chercher à nous envoler vers la terre.

    Sans attendre une seconde de plus, je me téléporte à l'intérieur du bâtiment.

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    Pile a l'endroit où va peut-être se dérouler, cette scène-là.

    La pire, sans doute.

    Celle où j'ai finalement convaincu Hide de venir avec moi, à la recherche de la terre.

    La pire.. Oui, la pire.

    Puisqu'elle est l'élément déclencheur de toute notre aventure.

    Oh, mais oui. Je me souviens bien. Que je n'ai pas le droit de changer le passé.

    D'intervenir dans ces époques précédentes, pour bouleverser le cours des choses.

    Bien sûr, que je m'en souviens.

    Mais je considère que inciter le con que j'étais à ne pas refaire les mêmes erreurs n'est pas un crime.

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    - Qui que tu sois, je te conseille de faire demi-tour, me menace soudain mon moi attardé du passé.

    - J'ai peu de temps, alors il faut que tu m'écoutes bien attentivement. Je fais avec assurance.

    Peu de temps, oui.

    Car je suppose que ce fichu espace-temps ne tardera pas a me faire disparaître de nouveau.

    - Woé, Daï? Je rêve, ou.. ou ce type est..? Commence à déglutir l'Hideki du passé derrière son meilleur ami.

    - Qui es-tu?? me hurle maintenant -et avec fureur- un gringalet que j'ai honte d'avoir déjà incarné. Il me hurle ainsi dessus, tout en faisant grossir une boule d'énergie dans la paume de sa main.

    Tssss.

    Cette époque était décidément mon âge ingrat, je me dépite en le voyant se jeter sur moi avec hargne.

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    D'un coup brutal, je l'arrête ; avant de l'empoigner par le cou avec fermeté. Le soulevant ainsi du sol pour le maintenir en l'air et l'impressionner.

    Il se débat et rugit de colère. Tandis qu'Hide, derrière nous, s'apprête à courir chercher du renfort.

    - Abandonne l'idée d'aller sur terre! Je lance, presque avec désespoir, à destination de mon alter égo du passé. De celui qui peut encore tout changer.

    - Parce que si tu y vas... SI TU Y VAS! Je poursuis encore, et avec une rage grandissante, - tu détruiras non seulement ta vie, mais aussi celles de tes proches! Pour finir par.. par.. Pour finir par te retrouver tout seul!

    - Je.. Je.. Qu'il semble soudain perturbé par mes dires, - Mais.. Mais.. Mais qui êtes vous...?

    - Alors, tu vas rester ici! Et veiller sur ta mère, surtout! Je continue de lui crier au visage, comme si je devais aujourd'hui être mon propre père, - parce qu'elle.. Si tu la laisses pour aller vivre tes folies, et bien tu la perdras! Et crois-moi sur parole : tu ne te remettras jamais de son décès! Tu te crois fort aujourd'hui, mais crois moi, ce n'est qu'une façade!

    - Qu'est-ce qu'il vous arrive? Qu'il me questionne soudain en observant mes bras, - là, regardez, votre peau!

    - Hein? Je m'étonne.

    En effet...

    Et je n'y comprends rien.

    Mon corps est désormais translucide.

    Serai-je en train de disparaître à nouveau?

    Différemment des fois précédentes?

    Possible...

    ...

    ...

    ...

    Aurai-je alors finalement réussi?

    ...

    ...

    À changer mon présent?

    ...

    ...

    Puis mon futur?

    ...

    À cette éventualité, j'en soupire de soulagement. Et libère enfin mon prisonnier.

    - Je te fais confiance. Parce que je sais que tu peux te comporter autrement qu'en sale gosse avide de gloire et pouvoir.

    - Je.. Je.. Qu'il semble perturbé.

    L'expression de son visage à l'air profondément sincère, lorsqu'il bégaie bêtement, de cette façon que je reconnais si bien. 

    Ensuite, je me me téléporte. Pour m'en aller. Pour le laisser, seul, avec son meilleur ami. Que j'espère qu'il ne perdra jamais, lui... Puisse t-il éviter mes erreurs.. 

     

     

    *

     

     

    - Putain.. Daï, tu y crois, toi, à ce qu'on vient de voir?!

    - Je pense.

    - La tête qu'il avait, quand même..

    - Détruit.

    - Ouais.. C’est ça. Il à l'air complètement détruit. Ce type. Il te ressemblait vachement quand même, c'était flippant...

    - Hide, tu vas rentrer chez toi maintenant.

    - Gné?

    - On arrête tout.

    - De.. De quoi?! Mais qu'est-ce que tu racontes?!

    - On arrête tout, c'est fini.

    - HEINNNN?? Mais qu'est-ce qu'on arrête?? Rahhh, Putain!! Que t'es chiant à te téléporter sous mon nez comme ça, tous le temps!! Un jour je te tuerais pour ça !!!

     

     

    *

     

     

    - Maman! Maman! Mamannnnnn!!!

    - Oui, mon chéri, je suis là!! Waouh, dit donc, tu rentres bien tôt, ce soir!

    - Ma.. Maman!! Ma.. Maman..

    - Oui? Quelque chose ne va pas, mon poussin?

    - Je t'aime, MAMAN!! Et je te protégerai toujours!!

    - Oh, mon chéri! Tu es adorable! Mais moi aussi, je t'aime!

    - Maman, j'abandonne le poste de général des armées! Dès demain, je retourne au lycée.