• 021

    — Si tu n’as pas d’autres questions, reprend calmement Keichi — on va aller vous choisir une nouvelle chambre plus conviviale pour un jeune couple...

     — Ne te donne pas cette peine Kei, tente timidement Jun, un peu gêné par la politesse dont de son ami octavien.

     — Je ne me donne aucune peine, ne t’en fais fais, le rassure Keichi en se relevant de son lit, avant d’ajouter, en chemin vers la sortie, — cet après-midi, je te présenterai quelques armées, dont la tienne.

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    Les pas se rapprochent doucement de la porte ; les deux hommes continuent de discuter amicalement, pendant qu’Evaï se sent de plus en plus mal à l’aise en ces lieux.

     Elle ne comprend plus son petit ami, qui a l’air de suivre aveuglément les ordres d’un souverain fou, comme si celui-ci était son meilleur ami depuis toujours.

     Un souverain fou ? Oui, c’est bien comme cela que l’on parle de Keichi Dakémo, le souverain cinglé et trop ambitieux.

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    La porte s’ouvre violemment, faisant sursauter, puis reculer d’un bond, la jeune fille perdue dans ses pensées.

    Froidement, Keichi la dévisage de haut en bas, en lui soufflant, avec un mépris non dissimulé ; — C’est très mal poli d’écouter aux portes..

    Jun, qui se trouve juste derrière lui, s’empresse de venir au secours de sa belle ; — C’est moi qui lui ai dit de m’attendre là... Excuse-moi, Keichi.

     Et voilà le chien de garde qui vient protéger sa pisseuse... songe Keichi, agacé de ne pas pouvoir envoyer paître cette petite eternienne dont les yeux rouges l’énervent profondément.

     Mais il ne doit pas craquer.

    Du moins pour le moment...

     — Ce n’est pas grave, fait-il alors, en forçant un sourire, en direction de Jun — suis-moi, on va au deuxième étage, c’est là que se trouve ta future chambre.

    Il ne s’adresse qu’au prince d’Eternia, en excluant volontairement la jeune fille à ses côtés.

    Et Evaï l’a bien senti, que ce type essaie de la mettre mal a l’aise ; cependant, elle ne va pas aborder le sujet tout de suite ; on ne sait jamais, avec un malade pareil...

     

    *

     

    Quelques pas plus tard, les trois jeunes gens sont arrivés à l’étage supérieur ; le hall est plus petit que le celui du dessous, mais presque décoré de la même façon.

    — C’est la pièce en face, fait Keichi en désignant du doigt la porte devant lui — je te laisse découvrir la pièce seule, car j’ai quelques affaires à régler ce matin. Je repasserai te voir plus tard pour qu’on aille voir les armées. Ça te va?

    — Pas de problèmes Kei, lui fait Jun en hochant la tête — merci encore pour tout...

     — Y’a pas de quoi, c’est tout naturel, se contente de répondre le jeune roi avant de retourner à l’étage inférieur.

    Maintenant seuls, les deux amoureux pénètrent, dans ce qui sera, désormais, leur chambre, au palais d’Octavia.

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    Jun a l’air de bonne humeur ; le sourire aux lèvres et l’air amusé, il se laisse tomber sur le lit, qui se révèle être terriblement moelleux.

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    — Tu viens ma puce ? propose-t-il sensuellement à sa petite amie, qui est plantée devant une fenêtre à admirer les gouttelettes de pluies qui ruissèlent encore sur les carreaux.

     — Jun....

     — Oui ? 

    — Soit tu es complètement aveugle, marmonne-t-elle, le regard perdu dans le ciel couvert de nuages noirs — où soit tu es complètement inconscient...

    — Pourquoi tu me balances ça ? Marmonne à son tour Jun en perdant brusquement sa bonne humeur.

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     — Donc tu es bel et bien aveugle.... soupire maintenant Evaï en fermant les yeux, — Purée... Il t’a drogué. Je vois pas d’autres alternatives.

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    — Tu es vraiment pénible lorsque tu vois le mal partout. Si t’es pas contente et ben tu retournes chez toi. Mais moi je reste ! Je t’ai dit que cette fille est en danger et...

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    — ET QUOI ??? L’interrompt vivement Evaï en se retournant vers lui, les mains tremblantes de rage, — Bordel de merde, Jun, Wake up ! Qu’est-ce que ça peut te foutre que bidule trucmuche soit, soi-disant, en danger ?? Elle est de ta famille ?? C’est ta meilleure amie ?? Ta meuf ?! Je crois pas, non ?!?

     — Je ne laisse pas quelqu’un en danger derrière moi, c’est tout. Se contente de lui répondre Jun en serrant les dents, — Tu es peut-être égoïste et te fiches peut-être de tout ce qui t’entoure, mais moi ce n'est pas mon cas.

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    — Je suis égoïste... marmonne ironiquement Evaï, dans un soupir — de mieux en mieux... Je suis... Égoïste !! Monsieur se fait mener à la baguette par un psychopathe skyzophrène et...

    — C’est toi la psychopathe quand tu parles comme ça, la coupe froidement Jun pour la faire taire. 

     — MOI, je suis une psychopathe ??? Explose Evaï, agacée par un petit ami qui s'imagine vivre dans le monde des bisounours — tu peux répéter que MOI, JE SUIS UNE PSYCHOPATHE ??

     — Désolé, c’est pas vraiment ce que je voulais dire... bafouille honteusement Jun devant les cris de sa belle qui lui ont toujours fichu une frousse bleue. Il déteste se disputer avec elle !

    — Et tu voulais dire quoi alors ? Continue Evaï, prête à bondir à la moindre opportunité.

     — Que je sais que tu as raison de douter de moi, avoue Jun — mais je refuse de laisser quelqu’un en danger derrière moi, c’est tout. Et puis en ce qui concerne la sois distante manipulation... Là tu te fais des films, car je ne suis tout de même pas idiot.... Je sais très bien que Keichi cherche à m’enrôler.

     — Mais qu’est-ce qu’on fout là alors ??? Tente désespérément Evaï allez, rentrons chez nous mon cœur, je t’en prie... Ce type est malsain, complètement fou... Et tu en as conscience, alors..

    — Il n’est pas malsain Evaï.... Disons qu’il veut juste avoir à ses côtés les plus forts, c’est tout... Persiste Jun, tétu — mais moi je ne suis là que pour protéger sa sœur, enfin pendant un temps, disons...

     — Aaron serait fou de rage... 

     — Pourquoi ? Je ne lutte pas contre Eternia et cela n'arrivera jamais. Y’a pas de mal a s’engager dans une autre armée que la nôtre voyons ! Tant que je fais pas de tort à notre planète...

     Lasse, blasée et vaincue, la jeune Evaï finit pas restée bouche bée face à tous les arguments de son petit ami. Il est sûr de lui et il est certain de savoir ce qu’il fait.

     

     Elle l’aime, il l’aime aussi et ils sont ensemble ; ici, sur cette planète étrange gouvernée par un roi plein de vices.

     Que peut-elle faire désormais ? Jun est borné et jamais elle ne réussira a le convaincre ; quand il a une idée derrière la tête, il ne l’a pas ailleurs...

     

     — Tu viens mon cœur ? Lui fait-il tout bas avec un signe de main, pour l’attirer vers lui,

     — Un calin de la réconciliation... ?

     

     Que peut-elle bien faire contre cette bouille angélique et adorable qui l’appelle tendrement.. ? Rien.

     Non, elle ne va pas rentrer sur Eternia seule, en le laissant ici, livrer en pâture à ces requins. Non. Elle restera sur cette planète de dingues avec lui afin de veiller sur lui du mieux qu'elle le peut.

     

     

    *

     

     

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    Pendant ce temps, à l’étage inférieur, Isis tombe sur son ami Denzel, alors qu’elle sortait de l’ancienne chambre de Jun

    — Hep ! L’appelle-t-elle  tu ne sais pas où est le gogole d'Eternia ? Il s’est barré ?

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    — Il est en haut, dans la chambre de droite. Lui apprend Denzel — c’est Keichi qui l’a mis là-haut vu que sa copine vient d'arriver.

     — Hein ? Se fige Isiis, l'air dépité.

    — Le prince d’Eternia, Daemon, reprend calmement Denzel — il nous a ramené sa nana d’Eternia et il est en haut avec elle. 

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    C’est un coup dur pour la jeune princesse qui se sent soudain très idiote de s’être, un peu, voire beaucoup, laissée séduire par l’air angélique et doux du jeune eternien.

    Blessée, elle préfère garder le silence pour réfléchir, mais son ami, qu’elle connaît depuis son plus jeune âge, revient à la charge ;

    — Tu l’aimais bien, hein ? 

    — Quoi ?!? Tente Isis pour sauver son honneur de fière et impitoyable guerrière — arrête de dire des conneries Denzel ! La prochaine fois que tu me prends pour une niaise fleur bleue, je te coupes les couilles ! 

     Mais elle ne peut rien lui cacher ; pas à lui, qui la connait si bien.

     Discrètement, il fait deux pas pour s’avancer vers elle, en lui chuchotant

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    — Si jamais t’es malheureuse à cause de cette espèce de bouffon, je te jure que je pars lui casser le nez ! Même si Keichi me fout au cachot ensuite...

     Parce que c’est elle.

    Parce que depuis toujours, il l'aime à en crever.

    Et que personne n'a le droit de la blesser. PERSONNE. 

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    — Merci, Denzel, se contente-t-elle de lui souffler avec un sourire gêné ; parce qu’elle n'ignore pas les sentiments qu'il éprouve pour elle.

    — Tu descends ce soir ? lui propose-t-il en plongeant tendrement son regard dans le sien — ça fait plusieurs jours qu’on se fait plus de soirées... On s’amusait bien pourtant... Ça me manque.

     — Ça fait même pas une semaine, lui rappele t-elle en soupirant, avant de commencer a s’éloigner vers sa chambre. 

    — À ce soir alors ? insiste rapidement Denzel avant qu’elle soit hors de vue.

     — OK, OK.... se contente-t-elle de lui répondre avant de disparaitre dans ses quartiers, laissant le pauvre soldat d’Octavia seul dans son hall.

     
     
    *
     

    Un étage plus haut, Keichi revient voir son petit « protégé » éternien ; il toque à la porte de celui-ci en lui proposant — Jun ? Je voudrai te montrer quelque chose ! Tu viens deux minutes, s’il te plaît ? Seul...

    Oui, seul. Sans elle.

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    — Hummm.... marmonne Jun en arrêtant de dévorer de baisers sa petite amie, — c’est urgent dis ? Ou on a dix minutes ?

    — C’est urgent, oui ! Allez, dépêche-toi ! Tu te la feras plus tard, c’est important je te dis !

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    — OK OK, j’arrive ! Capitule Jun avant de chuchoter tout bas à sa dulcinée ; — Je t’aime.. Tu restes sagement ici ? Je reviens vite...

     

    Evaï se crispe en fixant le sale roi pourri et manipulateur.

     Qu’est-ce que ce sale type souhaite montrer à son Jun, seul à seul ?

    Elle le déteste. Dieu qu’elle le méprise !

     Mais elle ne laissera pas paraître son amertume devant son compagnon ; tendrement, elle lui sourit à son tour en lui confirmant que oui, elle va l’attendre dans leur chambre.

     Ce sale roi finira par faire un faux pas, et a ce moment-là, Jun acceptera qu’ils repartent, tous les deux, sur Eternia.

     Oui, tous les deux. Elle ne rentrera pas seule en laissant son homme dans ce château malfaisant où règnent un roi psychopathe et une princesse nymphomane ! 

     

     

    *

     

     

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    Quelques minutes plus tard, Jun a donc abandonné sa dulcinée au second étage, pour descendre dans les jardins royaux, guidés par Keichi, qui souhaite lui dévoiler quelque chose d’important.

    — Tu vas enfin découvrir Octavia, lui fait-il avec fierté. — Parce que tu es des nôtres maintenant.

    — C’est gentil de me faire confiance, moi qui ne suis qu’un pauvre eternien ! Plaisante Jun pour amuser son ami, qui renchérit aussitôt,

     — Tu n’étais un petit éternien, mais désormais, tu es un grand octavien.

    Gêné, Jun se contente de sourire ; il ne va tout de même pas le contredire et lui paraître désagréable alors qu’il place toute sa confiance en lui...

     — Par contre, reprend rapidement Keichi — tu n’emmènes jamais ta copine ici, d’accord ? J’ai pas confiance en elle et je ne veux pas qu’elle la voie.

    — Part de problème, lui assure Jun, toujours sur ses pas.

     Elle... Jun ne comprend pas de qui peut parler son ami. N'est-il pas cinglé de parler ainsi de sa planète à la troisième personne, comme s'il s'agissait d'une personne ? On ne fait pas plus chauvin ! 

     

    *

     

     Arrivé devant l’énorme porte blindée, Keichi la fait s'ouvrir seule en récitant une incantation dans une langue étrangère que Jun ne comprend pas.

    Le jeune eternien reconnait cependant le mot "Octavia" dans le baratin prononcé par son ami... 

    À croire que pour les octaviens, leur planète n’est pas seulement une terre qui abrite différents peuples, mais aussi un être surnaturel qu’ils invoquent régulièrement.

    Jun est sceptique.

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    — Bienvenue chez nous, reprend Keichi en pénétrant en premier à l’intérieur, dès que la porte est grande ouverte. — Vient Jun... Viens te présenter.... Elle t’attend avec impatience !

    Jun obéit alors et entre a son tour, quand tout à coup, la porte se referme seule derrière lui. Il en sursaute de surprise et prend soudainement peur, alors qu'il se sent emprisonné par une force extérieure.

    Mais Keichi le rassure rapidement, avec un sourire amical ;

     — Ne t’inquiète pas, c’est juste qu’elle déteste les courants d’air...



  • 022

    Das Rad Des Schicksals ~ E.Nomine ♪

    022

    — Mais... balbutie Jun, complètement noyé dans les méandres de l’incompréhension : une immense salle plutôt vide, décorée de bougies, de statues diverses et d’une fontaine, voilà l’intégralité de ce que ses yeux lui dévoilent.

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    — Viens, avance, lui ordonne amicalement Keichi en se mettant en chemin le long de la pièce. — Suis-moi...

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    Jun obéit et franchit, sur ses pas, un petit portail grillagé qui relie une clôture en fer forgé noir.

    L'ambiance de la salle est terrifiante et Jun sent un frisson lui parcourir l'échine lorsque son regard se pose sur la statue droit devant lui.

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    Elle dégage une aura oppressante, mystique, vraiment terrifiante... 

    Si Jun n’écoutait que les battements de son cœur et son esprit tourmenté, Jun prendrait immédiatement ses jambes à son cou pour décamper d’ici le plus vite possible.

     D’ailleurs c’est ce qu’il se prépare à faire, quand Keichi le fait soudain sursauter,

     — Je te présente Octavia, Jun. Ce sont les huit branches de l’infini. Elles sont tout. Elles sont la vie, notre pouvoir, notre puissance.

     Évidemment, Jun ne comprend rien à ce que lui raconte son ami, mais il essaie tout de même, en se remémorant les dires des uns et des autres :

     

    Octavia est faible.

    Les octaviens ne tirent leur puissance que d’étranges sortilèges et manipulations diverses.

     

     — Approche-toi Jun, lui fait maintenant Keichi en désignant du doigt la petite statue de pierre, devant eux — touche-la... pose tes mains dessus pour ressentir sa puissance, pour la ressentir en toi... Pour ne faire qu’un avec.

     Bien sûr, Jun sent le coup fourré et immédiatement, il se méfie.

     Pourtant, malgré ses doutes et craintes, il hésite.

    Beaucoup.

    Trop...

    Il meurt d’envie de s’approcher, mais aussi de décamper aussi vite que le vent.

     Pourquoi ?

     Pourquoi ressent-il une telle sensation, divinement agréable, dans cette pièce ?

     Pourquoi meurt-il d’envie de toucher cette étrange statue ?

     — Mais approche toi voyons ! Reprends Keichi dans un soupir — elle ne va pas te manger... Approche-toi et pose tes mains dessus... Vas-y ! 

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    Vexé d’être presque traité de peureux, il s’approche timidement de la sculpture.

     Au diable ce qu’il ressent, au diable sa gorge nouée et ses sueurs froides, il n’est pas n’importe qui tout de même : il est Jun Daemon ! Alors ce n’est pas une vulgaire statue de pierre qui va lui faire peur... 

     De toute façon il veut en découvrir plus. Sur cette planète. Sur ce peuple. Sur cette statue mystique qui semble être leur

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    Quelle est cette étrange sensation de bien-être lorsqu’il pose, enfin, ses mains tremblantes sur l’objet de pierre, qui semble s’illuminer, peu à peu, d’une aura dorée et brillante.. ?

    Il a l’impression de ne faire qu’un avec cette statue. Non, mieux. Il a l’impression qu’elle est vivante auprès de lui...

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    Oui.. C’est ça.

    Vivante. 

     Il la sent vivante.

    Il la ressent.

    Cette présence douce et chaleureuse...

    Une amie ?

    Une alliée ?

     Non, elle n’est pas qu’une vulgaire sculpture de pierre... 

    Maintenant, il en est sûr et certain. 

    C’est un être surnaturel qui ne veut que du bien...

    Peu à peu et sans s’en rendre compte, il se laisse transporter par cette douce vague de chaleur qui se diffuse en lui, en oubliant tout ce qui l’entoure...

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    — Alors ? Reprends Keichi — tu la ressens ?

       — Oui, lui répond immédiatement Jun, les yeux fermés pour mieux profiter de ce moment magique.

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    — Octavia est tout pour toi, commence Keichi d’une voix calme et posée — aime là et elle te t'abandonneras jamais.

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    Vénère là et elle te donnera.

    Offre toi et elle t’épaulera.

    Oublie tout ce que tu as connu auparavant, car désormais tout est brisé.

    Tout... Et ce pour toujours.

    Il ne reste qu’Octavia. Nous sommes tous ses enfants.

    Offrons-lui tout...

    Pour ne pas que les huit branches de l’infini se meurent.

     — Se meurent... ? Réussis à marmonner Jun dans un murmure, à peine audible, comme s’il était déconnecté de la réalité.

     — Oui, reprend Keichi — elles ont besoin de toi comme tu as besoin d’elles.

     Un coup de barre. C’est ce que Jun ressent soudain, comme s’il venait de courir pendant un long moment. Comme s’il avait troqué ce bref moment de bien-être contre son énergie.

     Keichi se rend compte que le jeune homme cligne des yeux en bâillant ; sans perdre une minute, il propose ;

    — On remonte ?

     — D’accord, lui répond Jun, presque à contrecœur : il serait bien resté un peu plus ici finalement, car désormais, l'endroit n'a plus rien de terrifiant pour lui, il s'y sent limite bien et mieux qu'ailleurs !

    Les deux hommes se remettent en chemin, le long de l’allée aux bougies, pour retourner d’où ils viennent ; l’extérieur, le monde.

    Keichi discute pour entretenir la conversation et faire en sorte que son camarade, et nouvel allié se sente bien ici : c’est important, et même essentiel au bon déroulement du plan.