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    Pendant ce temps, deux amis se détendent dans ce que l'on peut appeler, un salon de thé.

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    — Une tasse et on s'en va, prévient Evaï pour rappeler à Arkan qu’ils ne sont pas là pour faire du tourisme, mais pour rechercher Jun !  

    — Oui oui, acquiesce l’adolescent avant d'ajouter, — mais il faut bien qu’on découvre les coutumes des planètes qu’on visite ! Sinon notre voyage aura servi à rien !

    — Certes, ne peut s’empêcher de rire Evaï devant l’habituel optimisme de son jeune ami. 

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     — Tiens, tiens, qui voilà... résonne soudain une voix féminine pour faire lever la tête aux deux jeunes Eterniens.

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    Surpris, les deux zigotos se demandent aussitôt ce que peut bien leur vouloir cette femme qui s'avance désormais vers eux.

    — Prince Arkan... reprend-elle en fixant le concerné — vous savez que vous n’êtes pas le bienvenue ici ?

    Provocateur et presque arrogant, le jeune garçon commence à amplifier son aura combative en faisant mine de se relever du coussin sur lequel il était sagement assis.

     — Vous donnez une vilaine image de votre planète prince, glousse la jeune femme à destination de l'adolescent Eternien, — et vous ne ferez pas le poids lorsque j’aurai appelé le reste des troupes...

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    — Nous allons nous en aller, intervient Evaï — veuillez nous excuser, mais nous ignorions être en conflit politique avec Octavia... 

    — Nous ne sommes pas en conflit... Enfin, pas encore, informe la jeune femme dont la peau noire dessinée de flamme rappelle celle des Sylphaniens. 

    — Parce que vous avez l’intention d’entrer en conflit avec nous ? ironise ouvertement Arkan en laissant échapper un petit rire ironique.

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    — Si vous restez là, vous serez attaqués et sans doute tués, reprend la jeune femme, - et cela déclenchera forcément une guerre. CQFD.

    — Laisse-moi rire ! Pouffe vivement Arkan — parce que vous pensez pouvoir me vaincre ??? Moi ?? MOI ??? Nan, mais vous avez fumés quoi !!

    — Nous nous en allons mademoiselle, intervient a nouveau Evaï, — notre but n’est pas de créer un conflit diplomatique...

    — Tu es un soldat d’Octavia ? Revient à la charge Arkan en croisant les bras — pourtant lorsque je regarde ta peau, je peux dire que tu es Sylphanienne !

    — Je suis en effet soldat et je vis sur Octavia depuis deux ans... répond la jeune guerrière — et c’est tout ce que tu as besoin de savoir sur moi jeune prince ! Apprends à te mêler de ce qui te regarde un peu... Ton statut ne te dispense pas de courtoisie et de respect ! 

    Honteuse, Evaï attrape vivement son jeune ami par le bras pour le tirer vers la sortie de l’endroit, en bredouillant un bref

     — excusez-nous, au revoir.

    Arkan aimerait bien répliquer, mais pour une fois il va garder le silence. Cependant il se dit qu’elle ne perd rien pour attendre s’il la recroise ! Si Evaï n’était pas là, il lui aurait bien cloué son bec à cette petite pimbêche...

     

     

    *

     

     

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    Au même moment, dans le palais de la famille royale, sur cette planète même, Jun admire les jardins de l’endroit, de la chambre qui lui a été affectée.

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    Apparemment on le traite comme un invité de marque et on lui a proposé de rester pour la nuit, pour-soi disant lui faire découvrir l’hospitalité des gens d’Octavia...

    Évidemment, la vraie raison de tout ce cinéma est surtout politique et ça, Jun l’a vite compris.

    Cependant, lui, la seule chose qui le préoccupe réellement, c’est de savoir pourquoi est-ce que la jeune fille qui a hanté ses rêves pendant de nombreuses semaines, semble l’ignorer et ne pas le reconnaître, maintenant qu’il la retrouvé.

    Parce que c’est elle.

    Il en est sûr, physiquement, c’est elle.

    Sa chevelure, c’est la sienne.

    Ses yeux sublimes, ce sont les siens.

    Ces marques rosées au visage, ce sont les siennes...

    La fille de ces rêves et cette princesse, sont liées, forcément.

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    — Hey, Keichi ! Piaille Isis en pénétrant dans l’antre de son frère jumeau et roi du royaume.

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    Ce peuple est gouverné par ce garçon aux cheveux d’or, qui est épaulé par de nombreux ministres et sa sœur jumelle.

    Ils ont perdu leurs parents il y’a quelques années et il a été décidé, presque a l’unanimité, que le trône reviendrait au jeune prince Octavien.

    Isis n’a rien trouvé à redire, car la situation lui convenait ; un royaume c’est difficile à gérer et elle préférait largement épauler son frère qui gouverne que le faire elle-même.

    — Isis, combien de fois t’ai-je dit de frapper avant d’entrer dans ma chambre, bordel ? Marmonne Keichi en tisonnant les braises encore brûlantes dans sa cheminée.

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